Trop, c’est trop. C’est un enfer au quotidien! C’est un tracas qui n’a pas de nom! Un manque de civisme consternant, tout simplement incompatible avec toute notion de respect humain ! Bref, c’est un voisinage qui, du jour au lendemain, a mal tourné.
Les travaux de reconstruction de l’École Supérieure de Gestion (ESG) sise Rue Hssaïn Ramadan (ex-rue de l’Eglise) rendent le quotidien du voisinage désagréable, insupportable et pénible. Un spectacle désolant pour ceux qui savent que le beau a été enlaidi. Une rue au triste destin.
Une rue de moins à Casablanca
En effet, cela fait plus de 4 mois que les habitants avoisinant ce chantier souffrent de tous les désagréments que l’on peut penser. Imaginez tout ce tintamarre qui vous crève les tympans, en guise de bonjour, tous les matins et qui continue, tambour battant, toute la journée. Imaginez aussi ce que cela pourrait provoquer au quotidien chez des gens malades, des enfants, des bèbès, des vieillards... Allez faire un tour du côté de ce chantier et contemplez la nuisance sonore qui s’en dégage ! Un tour suffit pour percevoir dans quel état se trouvent non seulement ce chantier, mais toute la ruelle : pagaille, désordre… Bref, c’est l’anarchie dans toute sa «splendeur».
Alors là, on peut imaginer ce qu’on veut, mais il s’agit, bel et bien, d’une expropriation «temporaire» pour utilité publique (pardon, pour utilité privée!). Depuis quand le privé au Maroc bénéficie-t-il de telles mesures en matière de domaines publics et de propriétés de l’Etat et ce, à des fins privées? La construction de cette école en est l’illustration. Bonne nouvelle, sans doute, pour les promoteurs immobiliers à Casablanca qui, dorénavant, peuvent, s’ils le veulent, exiger des autorités concernées une telle mesure pour mener à bien leurs chantiers privés. Si cette mesure est suivie à la lettre, combien de ruelles et de quartiers seraient obstrués, vu le nombre de plus en plus croissant de chantiers en cours dans la capitale économique ? En tout cas, le problème ne se situe pas à ce niveau. Tous les habitants avoisinant l’ESG ne contestent pas le droit de reconstruire l’école. Ils reconnaissent parfaitement que les responsables de cette école ont le droit de reconstruire ou de démolir leur propriété tant qu’ils ont l’autorisation des services compétents. On ne polémique pas là dessus. Tous les habitants et sans exception étaient, et ils le sont toujours (malgré eux) compréhensifs. Mais, il faut reconnaître aussi que cette situation a trop duré. Le voisinage s’est résigné malgré lui à accepter n’importe quelle solution et à “méconnaître”toute législation qui ne veille pas à la tranquillité et au bien-être des citoyens. « ça dépasse les bornes, je n’ai rien à faire d’un droit qui fait fi de mon bien-être», nous dit un habitant, l’air très en colère. « 4 mois de galère, de bruits et de poussière. Qui pourrait supporter une telle situation?», ajoute un autre. « Impossible de dormir. C’est une véritable guerre de nerfs. Encore pire pour ceux qui sont malades et donc condamnés à rester chez eux, pendant de longues heures, à se farcir des nuisances sonores qui leur tapent sur le système. Ces pauvres gens deviendront encore plus malades. « Ma tête tourne et elle garde l’écho des tintamarres le soir quand je pose ma tête sur l’oreiller». «C’est scandaleux. Il y a l’école qui va être reconstruite et ce sont ses propriétaires qui en profiteront. Alors que nous, on paye au jour le jour les pots cassés. Ce qui est plus scandaleux, c’est surtout ce genre de comportement irrespectueux qui ignore le mot: “excuse». « Je connais une famille qui a déménagé à cause de cela».
Ce sont là des témoignages parmi tant d’autres que LNT a pu recueillir auprès de ces habitants qui en ont vraiment assez.
«Il n’est pas certain que nos protestations arrivent jusqu’aux oreilles concernées. Il est néanmoins sûr que ces mêmes “acteurs” réagiraient de même si la nuisance les concernait...Et ils s’en plaindraient à en perdre haleine. C’est du pur égoïsme! Nous l’espérons pour eux, rien que pour voir !...Amine.
H.Z.