A la veille de chaque fête , le même scénario se reproduit: le problème du transport interurbain se pose, derechef, avec acuité! C’est devenu une question saisonnière et à chaque fois, la presse en fait écho, les usagers dénoncent les pratiques de certains professionnels mal honnêtes mais sans jamais aller plus loin. Dès la fin des fêtes et la reprise du travail, personne n’en parle plus...
Les autorités urbaines sont justement appelées à faire leur travail de contrôle avec plus de rigueur, pour éradiquer ce genre de pratiques.
Une fois de plus donc, les usagers devant rejoindre leurs familles pour la fête ont souffert des conditions de voyage. La gare routière de Oulad Ziane n’a pas échappé aux pratiques de certains acteurs malfrats qui profitent de l’occasion pour revoir leurs tarifs à la hausse. “ Nous avons été obligés de payer trois fois le prix habituel pour avoir un ticket. ” déclare un usager. Du côté des responsables, on assure que les guichets pratiquent les “tarifs en vigueur. Nous veillons à ce que la vente des tickets se fasse dans les meilleures conditions, aucune augmentation n’est permise, mais nous n’avons aucun contrôle sur les tickets vendus en dehors des guichets. ” Outre le problème des tarifs, les usagers ont dû attendre des heures avant de pouvoir prendre un billet. Du côté des gares ferroviaires, la situation n’était pas non plus commode. Un flux humain important s’était amassé aux guichets. “ Impressionné par les longues files de la gare routière, j’ai décidé de prendre le train, mais une fois à Casa-Voyageurs, j’étais déçu en raison du nombre de personnes qui se tenaient devant les guichets. J’ai perdu presque une journée à poireauter devant des guichets bonotes de monde. Et quand enfin j’ai pu accéder au train, j’ai fait un voyage de quatre heures, debout et avec mes bagages, dans le couloir. ” Idem pour cette jeune femme, qui a dû attendre de 10h50mn à la gare de Tanger jusqu’à 14h pour prendre le train, dont le départ était prévu pour 11h.
En effet, on se demande sincèrement s’il n’y a pas de solutions. On peut comprendre l’existence d’un surbooking comme cela arrive partout dans le monde à la veille des vacances ou des fêtes, mais ce qui est insensé c’est qu’il n’y ait aucune mesure d’accompagnement. On se demande comment une entreprise structurée comme l’ONCF ne prévoit pas des mesures pour atténuer les effets du surbooking. A l’ONCF, on nous atteste que des trains supplémentaires ont été prévus. En tout cas, c’était insuffisant. On pourrait prévoir plus de trains pour ces jours de grandes affluence, ou du moins plus de wagons, ou encore ouvrir tous les guichets aux usagers pour leur éviter de longues heures d’attentes, prévoir des mini-campagnes de communication, notamment à la télé et à la radio. Ce qui pousserait les gens à acheter leurs tickets à l’avance et, de ce fait, leur éviterait les longues files d’attente, tout comme cela permettrait aux agents de l’ONCF d’assurer leur prestations de service dans les meilleures conditions d’accueil et de conseil. Il est, par ailleurs, impératif que l’ONCF fasse un effort pour ce qui est des retards car, au-delà de 20 minutes, c’est franchement intolérable !
L.O.