S’il ne s’agit pas d’un ouf de soulagement, il sera question au moins d’un satisfecit après la publication du dernier rapport sur les accidents de la circulation pour l’année 2005, par le Comité national de prévention des accidents de la circulation et ce depuis la mise en place du Plan stratégique intégré d’urgence de sécurité routière (PSIU) mis en place l’an dernier. Et les premiers résultats donnent à penser que le Maroc est résolument engagé, désormais, à éradiquer l’hécatombe des routes. Un fléau qui grève le bugdet de l’État durant chaque exercice. .Dans cette optique, souligne le CNPAC, les statistiques provisoires de l’année 2005, telles qu’elles ont été validées par la commission technique, composée de la direction des routes et de la circulation routière, du CNPAC, de la Gendarmerie Royale et de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, et malgré une légère augmentation du nombre d’accidents de 0,35%, font apparaître des baisses notables en comparaison avec l’année 2004. Selon ces statistiques, on constate une diminution de 5,75 % du nombre de tués. La même tendance est constatée au niveau des blessés où le taux se situe à 10, 55 % du nombre de blessés graves. Idem pour les blessés légers où le taux a chuté de 1,22 %. Ce qui fait dire aux responsables du Comité que ces résultats positifs permettent d’inverser la tendance historique à l’augmentation. Cependant, met en garde le CNPAC, ces résultats demeurent fragiles et gagnent à être pérennisés par le renforcement des actions et des dispositifs mis en place. Un avertissement que le ministre de tutelle n’a pas cessé de marteler lors de l’atelier-debat, organisé par le CNPAC, vendredi dernier, un jour avant la célébration de la Journée nationale de sécurité routière. En effet, il est important de rappeler, comme le souligne le rapport, «qu’en 1996 et grâce à un renforcement draconien des campagnes de contrôle, les statistiques relatives aux accidents de circulation avaient marqué une nette amélioration, donnant une inflexion de la courbe des tués et blessés, d’autant plus brutale et importante (-16% des tués) que vite rattrapée et même dépassée dans les deux années suivantes. Le moindre relâchement dans la politique et la mobilisation se paie en vie et dégâts humains.» Il n’est donc pas étonnant que des mesures aient été prises pour conforter cette tendance à la baisse. Au niveau des urgences, et pour contrôler le flot d’accidentés, deux Samu, à Casablanca et Rabat, seront opérationnels à partir d’avril 2006 pour un budget de 10 millions de DH. Trois autres sont également programmés à Fès, Marrakech et Tanger, pour être opérationnels en 2007. Dans la même optique, une autre mesure a été prise après celle de l’installation des radars. Pour ces derniers, signalons que les dispositifs en matière de contrôle automatisé de la vitesse ont coûté plus de 134 millions de DH. Mais d’ici 2009, ces investissements seront renforcés par l’achat de 850 radars fixes pour un montant de 400 millions de DH. Le système de ces radars limitera l’intervention humaine tout en garantissant le paiement des amendes. Concernant la nouvelle mesure qu’est l’alcotest, il sera systématiquement utilisé désormais pour mesurer le taux d’alcoolisme des conducteurs. Dans ce sens, a expliqué le ministre de l’Équipement et des Transport, Karim Ghellab, la conduite en état d’ébriété ne sera plus tolérée. D’ailleurs, pour lui, le nouveau code de la route, qui sortira officiellement vers la fin de l’année 2006, constituera une assise légale à la mobilisation de moyens modernes de lutte contre l’insécurité routière. En effet, le projet de code de la route introduit un durcissement des sanctions, notamment à travers des peines privatives de liberté. Dans la plupart des pays ayant réussi le pari de la sécurité routière, c’est la répression systématique des infractions qui a été à l’origine du succès. Toutefois, cette option n’exclut pas l’éducation à la sécurité routière. Aujourd’hui, cette tendance pédagogique est adoptée par le premier réseau d’écoles de conduite marocaines qui en fait son fer de lance pour se démarquer des auto-écoles traditionnelles. Dans cette même perspective, le Comité national de prévention des accidents de la circulation a signé trois conventions avec l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, l’Académie régionale du Grand Casablanca et l’OCP. Les deux premières visent l’intégration des concepts d’éducation à la prévention routière dans les programmes parascolaires, tandis que la troisième porte sur l’engagement de l’OCP à former ses conducteurs d’engins et poids lourds à la sécurité routière. Toujours est-il que le pari contre l’hécatombe des routes gagne du terrain. Il suffit que les différentes actions s’inscrivent dans la durée et qu’elles deviennent pérennes. Il ne doit pas y avoir de répit dans la lutte contre la mauvaise conduite sur les routes.
M.S.
Le service e-Barki@ Pro de Barid Al-Maghrib
Le nouveau service e-Barki@ Pro entre dans le cadre d’un partenariat entre Barid Al Maghrib et Le Ministère de l’Equipement et du Transport - Direction de la Sécurité des Transports Routiers (DSTR) visant l’interconnexion du système e-Barki@ Pro de Barid Al-Maghrib avec le système des radars automatiques fixes de la DSTR et permettant l’envoi automatique des avis d’infraction au code de la route par e-Barki@ Pro. Lancé à l’occasion de la journée nationale de la sécurité routière, le service e-Barki@ Pro est à sa phase de notification, à titre expérimental, des avis d’infraction au code de la route. Pour les responsables, le lancement de ce service e-Barki@ Pro confirme l’engagement de Barid Al Maghrib au développement de sa gamme de services à haute valeur ajoutée basée sur les nouvelles technologies de l’information. Dans le cadre de ce partenariat entre Barid Al Maghrib et la DSTR, les avis d’infraction au code de la route seront déposés automatiquement par le système des radars fixes de la DSTR au niveau du système e-Barki@ Pro le jour même de la constatation des infractions. Les avis d’infraction au code de la route sont distribués par les moyens de la poste et avec le cachet postal faisant foi dans un délai de deux à trois jours au maximum après la date de transmission des données par le système des radars automatiques fixes de la DSTR. Ce lancement a été suivi par une cérémonie de signature des albums de l’émission spéciale des timbres-poste intitulée “ Journée Nationale de la Sécurité Routière ”.