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La saleté et le désordre vont-ils revenir ? L’après Benhima

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Marchands ambulants, amas d’ordures, terrasses de café, occupations illégales de l’espace public, espaces verts délabrés..., et la liste est encore longue. Certes, même si les réalisations de M. Driss Benhima étaient modestes au regard des attentes des Casablancais, les actions entreprises et les chantiers lancés présageaient néanmoins un lendemain meilleur pour une ville hideuse, anarchique et sale. Pour une fois, on avait une visibilité pour la ville. Mais les belles choses sont souvent éphémères, dit-on. Force est de constater que le départ de M. Benhima a aussitôt ouvert la voie aux vieilles habitudes, plongeant la ville de nouveau dans ce chaos où prime l’informel . Le dynamisme et le pragmatisme de M. Benhima manquent déjà à Casablanca, une ville frôlant la dérive, qu’il tentait quand même de redresser.
Toute personne lucide a dû remarquer les changements intervenus à la suite de son départ. Les marchands ambulants ont réinvesti les rues et boulevards, aggravant d’une part le problème de fluidité de la circulation et d’autre part celui de la saleté qui gangrène la ville. Les jardins publics, relevant des communes et de la CUC (certains) sont laissés dans un état de décrépitude consternant, l’occupation de l’espace public, combattue par l’ex Wali, est en train de refaire surface. Le citoyen a le droit de vivre dans un espace sain et bien aménagé.  Des odeurs nauséabondes font partie du lot quotidien des Casablancais. La ville ressemble à un dépotoir, où virus et bactéries s’activent. Les élus locaux semblent avoir démissionné de leurs fonctions. En effet, la gestion de la collecte des ordures ménagères, laisse à désirer, elle va en se dégradant, en l’absence d’une entreprise spécialisée qui la prenne en charge dans le cadre d’une gestion déléguée. La ville  renoue avec l’ambiance de désordre et de saleté. Comme l’a souvent annoncé M. Driss Benhima, la mégalopole peut se transformer, à l’instar de Barcelone, en une ville bien structurée, ou au contraire en un espace mal organisé, mal conçu et finalement invivable et irrécupérable comme Calcutta. Tout en étant convaincu qu’on ne peut redresser les secteurs désorganisés de la ville sans toucher aux intérêts des porteurs. «Nous avons le choix entre une ville qui gagne et une ville qui perd», disait-il. Mais il était certain que Casablanca pouvait gagner le pari d’une ville organisée adaptée à l’ère de la mondialisation.  Il suffit de fabriquer une stratégie positive. La Wilaya est en mesure de le faire»
On s’interroge, alors pour laquelle des deux villes optera  M. Drief,  nouveau Wali de Casablanca, Calcutta où Barcelone ? Quelle politique de gestion réserve-t-il à cette agglomération de 40 villes de 80 000 habitants chacune? Va-t-il poursuivre ce que son prédécesseur avait entamé , où va-t-il adopter une autre méthode ?
La requête de La Nouvelle Tribune, désirant en savoir plus sur la stratégie que réserve M. Drief à Casablanca, est malheureusement restée sans réponse à ce jour. Il semble que le nouveau Wali, à la différence de M. Benhima ne fait pas encore de la communication une question importante. Nous serions pourtant ravis de connaître les projets de M. Drief. En effet, transport, environnement, habitat insalubre, sécurité, circulation, espace public,état des routes, notamment, sont autant de chantiers qui attendent une amélioration devenue pressante
Il serait, il est vrai,  insensé de laisser la ville reprendre ses «vilaines» habitudes, alors qu’elle commençait à peine de respirer un air de jouvence dans le cadre d’un plan  d’agencement ambitieux.

L.O.



 

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