«L’année 2003 annonce bien une période d’expansion accélérée du réseau autoroutier marocain qui, dans les années à venir sera en mesure de relier les principaux pôles du pays, avec tout ce que cela entraîne en matière d’activités socio-économiques pour l’ensemble des secteurs productifs du Maroc.» Ce constat d’un responsable des autoroutes du Maroc (ADM) témoigne de l’ambition de cet établissement qui, chaque année, s’investit davantage dans le développement des infrastructures autoroutières. D’ailleurs, l’évolution du trafic autoroutier entre 2001 et 2002 est révélateur à plus d’un titre à ce sujet. En permanente extension, l’autoroute au Maroc est devenue une voie de communication préférée pour se déplacer. En effet, pour la seule section Rabat-Casablanca, le trafic moyen journalier a été de 28 664 véhicules en 2002 contre 27 392 en 2001, soit une augmentation de près de 5 %. A la station de péage de Kénitra, on a également constaté la même évolution où il a été enregistré pour l’année 2002, 8 656 véhicules par jour alors qu’en 2001 ce chiffre n’était que de 7 948 véhicules, soit 9 % de plus. Pour ce qui est de l’axe Kénitra-Asilah, on a relevé 5 074 véhicules par jour contre 4 978 véhicules seulement en 2001, soit une augmentation de 2 %. Pour les responsables de l’ADM, cette situation ne révèle pas encore les potentialités de cet axe, qui prendra son essor véritable avec l’achèvement du dernier tronçon Asilah-Tanger. Quant à l’axe Rabat-Fès, le trafic moyen journalier s’est établi autour de 4 886 véhicules. Comparés au chiffre de l’année 2001 (avec 4 600 véhicules), il a été constaté une évolution de 5 %.
Facteur de développement
Enfin, sur l’axe Casablanca-Settat, nouvellement mis en marche, on a enregistré un trafic de 25 323 véhicules par jour en 2002 contre 21 441 véhicules par jour en 2001, connaissant ainsi une évolution de l’ordre de 18 %. Un bon signe pour les responsables de l’ADM qui voient dans cette progression un futur prometteur pour la construction de l’autoroute Sattat-Marrakech. Pour ce qui est du programme d’avancement des travaux sur les chantiers en cours, il faut souligner que le programme d’extension du réseau avance à grands pas. C’est le cas de la première phase de l’autoroute Casablanca-El Jadida s’étalant sur 16 km à Had Soualem. Concernant le lancement de l’autoroute Settat-Marrakech, les responsables de l’ADM soulignent qu’il est venu concrétiser la volonté d’extension du réseau autoroutier prévu selon un programme qui, d’ici à 2010, réalisera un schéma autoroutier de 1500 km. D’une longueur de 163 km, ce projet constitue la deuxième phase de la section Casablanca-Settat. L’investissement consacré à l’axe Settat-Marrakech s’élève à 3 785 millions de Dhs. Sur un autre registre, l’ADM investit énormément sur la qualité. En effet, depuis 1994, la démarche qualité adoptée par l’ADM consistait en l’application de l’assurance qualité dans les marchés principaux des travaux. Puis le souci d’étendre cette démarche aux petits et moyens chantiers s’imposait alors, afin de maîtriser progressivement l’assurance qualité. C’est en 2000 que le système management et assurance qualité s’est concrétisé dans le domaine de la maîtrise du contrôle des travaux, donnant ainsi lieu à la gestion du coût et des délais, et instaurant par là même une planification et un système de reporting. Ce qui fait dire à la Direction Générale qu’avec la mise en place du management de la qualité, l’ADM peut se permettre aujourd’hui de prétendre à satisfaire, de manière performante, les exigences qui sont les siennes depuis plusieurs années, d’améliorer ses services et d’être l’une des sociétés-pilotes du développement économique et social. En d’autres termes, l’ADM met la qualité au service de l’autoroute pour mieux satisfaire les usagers.
M.S.