| | Articles » Grand public | | Libre tribune : La rentrée gouvernementale, quelle perspective ? |
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Auteur : Publier le : September 22, 2005
Au commencement de toutes choses, on peut dire que la rentrée gouvernementale effective au titre de l’année 2005/2006 est devenue d’une part une nécessité pour le citoyen marocain, et d’autre part un sujet de préoccupation pour le journaliste qui est en quête continue de l’information. Le plus pessimiste des politologues ne peut juger négatif le bilan de l’action sociale du Premier ministre pour l’année dernière. C’est ainsi que M. Driss Jettou a réussi, en tant que ministre de l’intérieur, à organiser les élections 2002 avec l’unanimité de tous les partis politiques marocains; chose qui n’a jamais existé auparavant. De l’autre coté, en tant que Premier ministre, et grâce aux dialogues continus avec les partenaires sociaux, le code du travail a pu voir le jour en 2003, après avoir traîné au parlement pendant plus de 10 ans. Dans le même sens, aucun chef de gouvernement n’a eu le courage de mettre en jeu l’horaire continu et de veiller à sa bonne application avant le gouvernement de M. Jettou, pourtant le dossier était toujours présent dans les discussions du parlement ou du gouvernement. Plus encore, il a réalisé la couverture médicale obligatoire qui est un défi pour le Maroc, on bénéficie des populations les plus démunies. De même, M. Driss Jettou a organisé le champ politique à travers la présentation au Parlement du projet de loi sur les partis politiques, ce qui n’a jamais été fait au Maroc auparavant, et ce qui a crée une certaine dynamique politique. Partant de ces constatations positives, il est question de se demander : Est-ce que M. Jettou sera capable de longer le même chemin qu’il a tracé, de tenir ses promesses, et de conserver ce trait croissant de son projet avec les nouvelles données que connaît le monde, notamment la flambée du prix du pétrole qui a lourdement pesé sur la production, sur le pouvoir d’achat et, bien sûr, sur le niveau de vie des couches sociales les plus défavorisées ? Notons que jusqu’à présent, le Maroc n’a jamais connu trois augmentations successives du prix de carburant (mars, juin, août) dans une même année. Et que les conséquences qu’une année de sécheresse a laissées avec ses impacts négatifs sur le développement, surtout dans le monde rural, malgré que l’intervention gouvernementale après le discours royal, a allégé les souffrances des ruraux en choisissant entre la radiation ou le rééchelonnement de la dette des agriculteurs. Cependant, n’oublions pas que M. Jettou doit entamer cette rentrée avec une administration qui a perdu 39.000 de ses agents dans le cadre de l’opération de départ volontaire, ce qui pourra avoir un impact négatif sur la gestion de l’administration. Mais, nous ne devons pas voir uniquement la partie vide du verre, car si on suppose que dans ces 39.000 partants, il y aura au moins 10.000 qui investiront dans des projets, et que chaque projet emploie deux personnes au minimum, cela bien sûr absorbera 20.000 personnes du déficit que connaît le marché de l’emploi au Maroc d’une part, et d’autre part, il aura aussi des effets positifs sur le paiement des impôts et sur la cotisation sociale. En plus, le gouvernement de SM le Roi Mohamed VI, va certainement bénéficier de l’orientation Royale selon “ l’initiative nationale pour le développement humain ” introduite dans le discours Royal du 18 mai 2005, avec tous ses apports financiers et de la dynamique qu’il va créer dans le domaine social ou économique, à travers ses effets multiplicateurs. En définitive, ces impératifs vont figurer au cœur des chantiers du gouvernement de Driss Jettou. Il reste à savoir si le bon vent va toujours souffler en faveur de l’embarcation gouvernementale, ou s’il faut savoir manœuvrer pour éviter toute surprise puisque c’est l’époque des cyclones ! Hicham Barhon
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