Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Grand public
Vigilance mamans : L’Ibuprofène administrée en cas de rubéole peut provoquer la mort

Auteur :

L’Ibuprofène, anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), indiquée chez l’enfant atteint de varicelles peut être à l’origine de graves complications infectieuses des lésions cutanées, capables de provoquer la mort. Il est à rappeler que la molécule a été pointée du doigt l’été dernier, quand l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), interpellée par trois cas de choc septique chez des enfants traités par AINS -il s’agit d’une évolution fatale, une insuffisance séquellaire et une guérison- a mené une étude pharmacologique chez les enfants atteints de varicelle et traités par AINS. Cette étude a révélé la survenue de graves complications infectieuses des lésions cutanées, chez certains sujets. Au Maroc, le département de la santé a également réagi. Une circulaire du ministère de la Santé est tombée le 16 septembre 2004 et stipule de “renforcer les précautions d’emploi et les mises en garde de tous les AINS indiqués chez l’enfant, en considérant qu’il est prudent d’éviter leur utilisation en cas de varicelle. Malheureusement,  La majorité des mamans, qui sont les premières concernées, ignorent tout de cette circulaire. Au Maroc, l’automédication est de mise. Les mamans ont souvent l’habitude de donner de l’Ibuprofène à leurs enfants dès le moindre signe de fièvre, en cas de rage de dent ou de douleur quelconque. Or, comme l’a relevé l’afssaps, l’administration de l’Ibuprofène en cas de varicelle peut nuire gravement à la santé de l’enfant, alors que les premiers signes de varicelle débutent souvent par la fièvre et ce n’est que 3 à 4 jours plus tard, voire plus, que la varicelle est diagnostiquée. Donc, la maman ne peut pas faire la différence au début entre une simple fièvre liée à un quelconque bobo et une varicelle. Aussi, est-il indispensable en cette période (printemps) où la pathologie connaît une recrudescence importante, d’avertir les mamans et les praticiens des dangers qu’elles font encourir à leur enfant en traitant avec l’Ibuprofène, alors qu’il peut couver une rubéole latente. Actuellement, plus de 18 cas ont été enregistrés dans les hôpitaux, 12 cas dans une seule école et 30 cas rien que dans la commune de Sidi Othmane. C’est dire, qu’il est indispensable de sensibiliser la population concernée (pharmaciens, médecins généralistes, pédiatres…,) quant au risque encouru. Certes, ces praticiens ne sont pas sans connaître une telle chose, mais la question mérite quand même un petit rappel, pour qu’à leur tour, ils sensibilisent les mamans qui sont les premières concernées. Le ministère de la Santé pourrait aussi diffuser un communiqué à travers les réseaux concernés.
En tout cas, les pédiatres conseillent aux mamans “l’utilisation du paracétamol en première intention. L’aspirine ne doit pas être administrée chez l’enfant sans avis médical, en raison du risque de développement d’une maladie rare mais grave (le syndrome de Reye), une forte fièvre doit aussi, et obligatoirement, motiver une visite médicale.

L.O.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com