Brahim Oumzil, propriétaire et gérant des lieux, peut se targuer d’un solide savoir-faire acquis pendant 25 ans dans la restauration au Canada. Il a concocté une carte gourmande et variée axée sur les produits frais et naturels. Tous les plats sont donc préparés maison à partir d’ingrédients de qualité rigoureusement sélectionnés par un chef expérimenté. Les antipasti (de 35 à 55 dhs) recèlent de petits bijoux tels le Melanzane (aubergines) au coulis de tomate et basilic ou l’Eventail d’avocat et crevettes. Quant à la traditionnelle salade de tomate et mozzarella, elle se pare d’une présentation très réussie. Seule petite lacune …à mon goût, un assaisonnement trop parcimonieux. Les pizzas à pâtes fines sorties tout droit du four à bois tiennent le haut du pavé (de 48 à 62 dhs). Elles sont classiques telles les Quattro Stagioni ou “ du monde ” comme l’indienne, la Tex-Mex, la norvégienne ou l’orientale. Viennent ensuite une quinzaine de recettes de délicieuses pâtes fraîches (de 42 à 67 dhs). Spaghetti, tagliatelles, penne et fettucine sont cuisinés à la bolognaise bien entendu mais aussi à la napolitaine, aux aubergines ou à la vongole (champignons et palourdes). Les surprenants Spaghetti Neri ou noirs sont servis avec de la crème fraîche et des fruits de mer. Les viandes (de 66 à 95 dhs) vont de l’osso bucco à la milanaise aux fines escalopes de veau accordées à toutes les sauces - Vitello, à la génoise, au citron, au roquefort et à la florentine - en passant par le T-bone steak ou le veau farci. Les volailles, toujours plus démocratiques, sont préparées comme le veau. Sans oublier les poissons (de 85 à 98 dhs). Pour clôturer ce festin, un Tiramisu maison ou de la glace pour rester dans la tradition italienne, du cheese cake ou des brownies à la mode Yankee ou encore une magnifique crème brûlée au sucre brun et compote de pommes. La carte des vins nous fait voyager, à des prix abordables (de 115 dhs à 335 dhs pour un Saint-Émilion), du Maroc à l’Australie en passant par le Chili ou la France. Un léger regret très personnel, l’Afrique du Sud a été oubliée.
Les convives sont accueillis dans une salle, vaste – 82 couverts - mais néanmoins chaleureuse et accueillante, surplombée de magnifiques voûtes, entourée de murs en pierres apparentes sur un dallage de couleur rouille. Le mobilier combine harmonieusement le fer forgé, le bois et l’osier dans des teintes qui se déclinent du blanc au marron en passant par le beige. Ce décor rustique, souligné par un éclairage tamisé, favorise la convivialité et la détente dans une atmosphère raffinée. Si le service est de qualité et efficace, ce dont nous pourrons juger dès l’ouverture, le succès devrait être à la clé.
FDD