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Des enseignants virtuels ? Emploi

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Pour résoudre la problématique des diplômés- chômeurs, le gouvernement avait procédé à leur insertion directe dans divers départements de la fonction publique. C’est ainsi qu’une bonne partie d’entre eux avait été affectée au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche scientifique, notamment dans les Provinces du sud, alors que d’autres l’ont été dans d’autres départements comme la Santé, l’Urbanisme... Pour autant, un mouvement de grève est constaté  depuis plusieurs mois dans les rangs de ces nouvelles recrues. Il s’agit particulièrement des enseignants exerçant leurs fonctions depuis près de deux ans, sans recevoir le moindre salaire. Ayant intégré la fonction publique depuis plus de 24 mois de chômage, suite à un mouvement soutenu de contestation , ces jeunes diplômés sont passés de la situation de diplômés-chômeurs à celle de fonctionnaires sans...le sou. Cela peut sembler invraisemblable, mais près de 600 personnes, dont 200 titulaires du Diplôme d’Études Supérieures Approfondies (DESA) et 400 licenciés, ont intégré le département de l’Éducation nationale depuis près de deux années mais à ce jour leurs situations financière et administrative ne sont pas encore régularisées. Ayant entamé un mouvement de grève illimité depuis le 17 novembre dernier, leur situation semble commencer à sortir de l’impasse. Si cela est vrai pour le volet financier, les jeunes enseignants devront prendre leur mal en patience avant de voir leur situation administrative régularisée. “A la suite des réunions que nous avons tenues avec la Direction des Ressources Humaines le 31 janvier, ainsi que le Secrétaire général du ministère de l’Éducation le 31 janvier et le 03 février, ces départements nous ont promis que notre problème financier sera résolu au courant des mois de février et mars 2005, tandis qu’il faudra nous soumettre au test de “compétence éducative”, pour régulariser notre situation administrative”, déclare M. Abdelâziz Niazi, membre de la Ligue libre des fonctionnaires de l’enseignement-enseignants du cycle  secondaire.  Une suggestion qui déplaît beaucoup aux enseignants concernés“ Nous refusons catégoriquement cette situation et revendiquons notre droit d’être titularisés à l’instar de nos collègues qui ont intégré les autres ministères et qui ont été tous titularisés à la suite de leur embauche sans avoir eu à passer d’examen particulier.” Et de poursuivre “nous considérons cet examen de compétence comme une barrière à notre intégration et nous entamons dès aujourd’hui un sit in illimité devant le siège du ministère de l’Éducation Nationale”
Ces enseignants s’appuient sur le décret n° 2.85.742 du 04 octobre 1985, art 31, pour revendiquer leur droit d’être exonérés de cet examen. “De surcroît, nous avons fait l’objet d’un recrutement direct par la Primature.”
L’Enseignement, à tous les niveaux, est à la base du développement de toutes les sociétés. Il est clair que s’il va sans dire que le moral de l’enseignant n’est pas au beau fixe, cela se répercute incontestablement sur l’élève ou l’étudiant. Notre système d’éducation souffre de nombreux maux, il serait grave d’en rajouter. On se demande justement comment se déroule le programme de l’année scolaire pour les élèves dont les professeurs sont absents depuis plusieurs semaines. Remplaçants ou pas, cela a indéniablement des répercussions néfastes sur le niveau des élèves et leurs aptitudes.

L. Ouazry



 

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