Ils sont sensés veiller à l’ordre public, assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que la fluidité de la circulation. Eux, ce sont les groupes urbains de sécurité (GUS) qui sillonnent nos grandes cités depuis octobre dernier. Ce nouveau corps de sécurité s’inscrit dans le cadre de la réforme, engagée par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui vise une plus grande proximité du citoyen pour une meilleure sécurité, nous dit-on. Une démarche saluée par tous ceux qui aspirent à vivre dans un espace sécurisé. L’environnement urbain a connu de profondes mutations, matérialisées par la recrudescence de la délinquance et l’apparition de nouvelles formes inquiétantes de criminalité et de débauche. D’où l’intérêt d’une police de proximité à même d’assurer une présence remarquée et constante sur le terrain et pour maintenir l’ordre public. Alors jusqu’à quel point ce nouveau corps de la sûreté, réussit-il sa mission? Au vu des comportements de certains agents, on est incontestablement très loin de l’exploit escompté. Sur le terrain, les choses n’ont pas véritablement changé. Comment peut-il en être autrement, si ces mêmes agents, sensés faire régner l’ordre, passent outre la loi. Que peut-on attendre d’un agent en service et en tenue de travail, qui se permet d’agresser verbalement une jeune femme dans la rue, alors qu’il est sensé la protéger de toute agression dont elle ferait éventuellement l’objet. Serait-ce donc ça la notion de proximité pour ces nouvelles recrues de la sûreté nationale? Est-ce ainsi qu’on compte assurer la sécurité des citoyens ?
L.O.