L’adoption en 1989 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant a engendré de nombreux progrès, entre autres, la baisse de la mortalité infantile et l’accroissement du taux net de scolarisation. Cependant, enfance, étape cruciale dans le développement de tout être humain, ne rime pas encore avec insouciance. Un milliard d’enfants n’a toujours pas accès à l’enfance protégée et saine promise par les normes quasi universelles relatives à leurs droits. “ Trop de gouvernements prennent délibérément et en toute connaissance de cause des décisions qui en pratique portent préjudice à l’enfance ” déclare Mme Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF.
La pauvreté
Cause fondamentale des taux élevés de mortalité infantile, la pauvreté accroît la vulnérabilité des enfants en les exposant à l’exploitation, la maltraitance et la violence. Plus d’un enfant sur 3 n’a pas de logement salubre et 13% de la population enfantine n’a jamais été à l’école. S’ajoutent aussi d’importantes privations alimentaires, sanitaires et médicales ainsi que l’absence d’accès à l’eau potable ou à l’information. Le rapport souligne que la pauvreté ne se limite pas au pays en développement puisque, dans plus des 2/3 des pays industrialisés, la proportion d’enfants vivant dans des ménages à faible revenu a augmenté au cours de la dernière décennie.
Conflits armés
D’après le rapport, près de la moitié des 3,6 millions de personnes tuées depuis 1990 lors de guerres, souvent civiles, étaient des enfants. A cause de ces conflits, des millions d’enfants grandissent avec pour seul horizon, les atrocités de la guerre. Ils sont enrôlés comme soldats, réfugiés ou déplacés dans leur propre pays, mutilé par les débris d’explosifs et vulnérables aux violences sexuelles. Sans parler des effets catastrophiques des guerres sur la situation sanitaire et de l’aggravation dramatique de la pauvreté
VIH/SIDA
Le Sida est la cause principale de décès dans le monde parmi les individus âgés de 15 à 49 ans. Ce fléau provoque un accroissement de la mortalité infantile, un recul spectaculaire de l’espérance de vie et des millions d’orphelins. La mort de proches se répercute sur tous les aspects de la vie de l’enfant tels le bien-être psychologique et matériel, la sécurité physique et le développement mental.
Ce rapport de l’Unicef nous rappelle qu’il est un devoir pour chacun de nous d’attirer l’attention de nos gouvernants afin que les décisions les plus judicieuses possibles soient prises dans l’intérêt des enfants. Aucun gouvernement ou société dignes de ce nom, aucun être dit humain ne peuvent ignorer l’enfance en péril.
Intérim