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Cialis, une nouvelle molécule « révolutionnaire »

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Encore tabou, le dysfonctionnement érectile est une pathologie pourtant fréquente. 152 millions d’hommes en souffrent à travers le monde. En Europe, la prévalence de la maladie  frôle les 31 millions et au Maroc, on estime le chiffre des personnes atteintes à 1,5 million. Ce qui représente  près 53% des hommes âgés de plus 40 ans, sur lesquels seulement 10% ont pu solutionner le problème. Pour les hommes, le centre du monde se situe au niveau de leur virilité et en principe, ils devraient aller consulter d’urgence pour résoudre le problème. Or c’est le contraire qui est constaté. Rares sont les gens qui vont automatiquement consulter, tellement ils ne supportent pas l’idée d’avoir un tel problème et de ce fait refusent d’en parler de crainte d’être la risée des autres. Donc pour un homme, il n’y pas pire situation  que d’être confronté à un tel problème. Selon Boubker Harakat , sexologue-psychologue, cela peut aller jusqu’au suicide. (Voir enquête réalisée par La nouvelle Tribune en mai 2001.) “ Les personnes souffrant de troubles de l’érection vivent un mal être profond et comme ils ont du mal à en parler, ils sont souvent livrés à eux-mêmes, et finissent par être rongés par des idées noires. ”. Les praticiens restent pour autant optimistes. “ Aujourd’hui, la thérapeutique a connu une avancée spectaculaire et les gens consultent de plus en plus pour ce problème.” Certes, les chiffres sont insignifiants mais ça augure d’une prise de conscience. C’est vrai qu’on va avoir recours au médecin après avoir épuisé toutes les autres pistes (fqih, marabout, médium…).

Effet prolongé

En effet, aujourd’hui, la médication permet d’avoir de très bons résultats quand le problème émane  de facteurs endogènes. Actuellement trois molécules administrées par voie orale existent sur le marché. La dernière en date introduite sur le marché marocain est le Tadalafil, un produit des  Laboratoires Lilly commercialisé sous Cialis. Il s’agit d’ “ un nouvel inhibiteur sélectif et réversible de la phosphodiestérase de type 5, qui agit de façon périphérique sur la vascularisation du pénis. ”, explique le Pr. Roumani Hassan, endocrinologue. Il convient de rappeler que le dysfonctionnement érectile est une incapacité permanente à maintenir une érection suffisante nécessaire  pour un rapport sexuel satisfaisant. D’où l’intérêt de la molécule en question qui permet d’éviter la dégradation de l’enzyme responsable de l’érection. “ Grâce à ses propriétés, Cialis offre aux sujets souffrant de troubles de l’érection, la possibilité de retrouver spontanéité, liberté et confiance dans leur vie sexuelle. ”, déclare M. Adil Rhaiti, directeur produit chez les Laboratoires Lilly. Et c’est justement ce qu’apporte la nouvelle molécule (Tadalafil) par rapport aux précédentes. L’effet du Cialis est prolongé dans le temps. Au moment où l’effet des autres molécules existantes est limité à 4 ou 5 heures, celui de Cialis est déclenché une demi heure après la prise du médicament et il dure jusqu’à 36 heures. Ce qui permet au patient d’avoir des rapports sans contrainte de temps et sans planification astreignante. Résultat, il est moins stressé et peut de ce fait apprécier ses rapports et retrouver une sexualité naturelle et non autoprogrammée. Ce qui se traduit par un regain de confiance chez les patients. Autre avantage, Cailis peut être pris pendant ou en dehors des repas.
Pour ce qui est des effets indésirables, les spécialistes avancent que les études cliniques attestent que Cialis a un profil de tolérance satisfaisant, sauf chez les patients souffrant de cardiopathie pour qui l’effort physique est souvent déconseillé. Toutefois, le traitement peut provoquer des maux de tête,  des indigestions, des douleurs dorsales et des congestions nasales.
Côté prix, il faut compter 224 dhs, pour une boîte de deux comprimés. “ Cialis est mois cher de 12 à 14 % par rapport aux autres produits. Avec un comprimé, on est opérationnel pendant plus de deux jours.”, explique M. Rhaiti.
Seul bémol, le traitement n’est pas remboursé par les mutuelles et les assurances maladie où l’on a pas encore compris que la santé sexuelle est partie intégrante de la santé tout court et que c’est bien loin d’être un luxe.

L. Ouazry



 

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