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Diabète et obésité, deux maux indissociables Médecine

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La journée mondiale du diabète célébrée tous les 14 novembre est, en fait, une opportunité pour débattre de la question, en vue d'une meilleure maîtrise de l'incidence du diabète. Cependant, force est de constater qu’au Maroc, les années se suivent et se ressemblent, le sort de la majorité des diabétiques est quasi fatal. L’accès difficile à la médication explique l’évolution inquiétante de la maladie. Les complications sont en constante augmentation.
Le diabète est une maladie chronique, qui, en l'absence d'une prise en charge, peut entraîner de graves répercussions, allant jusqu'à la morbidité.  Les deux tiers des diabétiques meurent d'accidents cardio-vasculaires. "La maladie coronarienne est la première cause de décès des diabétiques de type 2, elle n'épargne pas les diabétiques de type 1 âgés de plus de 30 ans. Selon une étude de l’OMS, elle toucherait environ 1/4 des diabétiques de type 1 et de type 2 vers 45 ans.  Tout comme les diabétiques sont menacés de cécité, d'amputation des membres inférieurs (gangrène), d'insuffisance rénale....
Par ailleurs, le surpoids est le facteur de risque le plus fréquent et le plus facilement modifiable de survenue d’un diabète de type 2, comme l’attestent les résultats de l'enquête nationale sur les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires, menée par la DELM au ministère de la santé en 2000. De ce fait, la perte de poids a des effets bénéfiques puisqu'elle elle réduit l’insulino - résistance. Partant, une réduction pondérale modérée peut également améliorer le contrôle glycémique et la sensibilité à l’insuline chez les sujets atteints de diabète de type 2. Selon les professionnels de la santé "Même une faible diminution du poids peut réduire le risque de décès dû au diabète de type 2 et aux pathologies associées, tant micro - que macro - vasculaires, telles que cécité, ulcères de jambes et hypercholestérolémie". Aussi est-il recommandé de suivre une hygiène de vie saine. Une activité physique, un régime alimentaire équilibré, étant à la base, tout comme l'alcool et le tabac sont à bannir.  A partir de là, la FID et l’OMS ont  décidé, cette année, de mettre l’accent sur l’obésité, facteur de risque principal du diabète de type 2.  90% des personnes atteintes de diabète de type 2 sont également en excès de poids.
Eu égard à la gravité de la maladie et à cette évolution inquiétante, les politiques de santé sont appelés à mettre en place des mesures de prévention ciblant en priorité les sujets présentant un risque de développer le diabète d’une part. Et d’autre part mener une politique de lutte contre l’évolution des complications du diabète chez les personnes atteintes et limiter les dégâts de ce mal latent. Cela va de la sensibilisation à l’accès à la thérapeutique qui demeure hors de portée d’une grande partie de la population concernée. L’insuline, en l’absence d’une subvention, demeure inaccessible à tous les malades, sans compter les autres outils (bandelettes, seringues...)
Le coût de la prévention ou de la prise en charge d'un diabète et incontestablement moins-disant que la prise en charge des complications. Le cas échéant, les malades deviennent des personnes inactives, donc non productives  et représentent, en outre, une charge pour leur famille et pour la société.            

L.O.



 

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