Je rêve d’un truc ; "I have a dream", quoi ! Et n’allez pas croire que "M.L." se la joue "M. L. King" ! Non. Mon rêve à moi, il n’est pas près de se réaliser, tandis que des gars comme Michael Jordan ou Colin Powell peuvent aujourd’hui, au vu de leur belle carrière,
claironner KKKarrément (il m’arrive de bégayer) "Martin Luther’s Free at last, free at last, we are now free at last!"
Ce foutu rêve n’a pas fini de m’enquiquiner, de me tourmenter, de me tarauder, de me chiffonner, de m’obnubiler !
Il était pas beau, El Guerrouj à Athènes? Un vrai Apollon. Ce zig était "too much", au terme de son escalade triomphante de cet Everest qu’est le 5.000, lorsqu’il a gratifié la planète de son petit numéro (de Pape de l’athlétisme) à la gestuelle très… Jamel (Debbouze, évidemment !) : les yeux ronds kif si 2M te prévient, un mercredi ou un samedi, en soirée, pendant que tu chômes dans ta chaumière, que t’as miraculeusement coché les six numéros du bonheur (faut jouer, les gars, la cagnotte, c’est pas de la merde, par les temps qui courent ! Le milliard ! Le milliard !), "l’interloquage", la Stupé(les-flics-en)faction*… Le "dites-moi pas qu’c’est pas vrai" de Jamel, tout bêtement!
El Guerrouj a toujours été le patron de sa discipline ! Mais un truc l’obsédait ! Les Jeux ! L’Olympe ! Goûter au nectar des Dieux, après l’"attentat" d’Atlanta et la rasade de Sydney ! Devenir Midas, "transformer en or tout ce qu’il court".
J’imagine sans peine les puits de sagesse que La Nouvelle Tribune compte parmi ses lecteurs ergoter (fort à propos) qu’il est plutôt heureux que tous les rêves que l’on fait ne s’accomplissent pas, que la vie serait bien morne si l’humanité entière pouvait se prévaloir de mener une vie de rêve ! L’exploit d’El Guerrouj serait passé inaperçu si l’humanité entière voyait, comme par enchantement, se concrétiser ses rêves les plus fous !
Perso, je pense que je serais blasé comme pas possible si les rêves que j’ai plein la tête venaient à se réaliser. Certes, je jouerais au Milan AC, et j’y ferais oublier Van Basten à tous les tifosis du San Siro. J’arpenterais la Lombardie en Ferrari 250 GTO le week-end, et en 456 GT (je suis la Pénélope du cheval cabré) pour aller aux entraînements. Enfin, seuls des canons du calibre de Monica Belluci ou Sophie Marceau auraient l’insigne honneur de poser leurs délicats popotins sur le siège passager (et sur mon plumard, si affinités ; mais, affinités, il y aura !)
Hélas ! Mille fois hélas ! Je suis sûr que le rêve dont je vous cause depuis tout à l’heure ne sera jamais réalisé! Un hat-trick lors du derby lombard ? Du gâteau par rapport au songe qui m’accapare l’encéphale, et dont il faudra bien que je finisse par vous en dévoiler la "teneur", le pourquoi du comment !
Voilà ! Y a un mois de cela, j’ai lu un truc qui m’a franchement déplu, alors que j’ai, en règle générale, la lecture très sélective ! La nuit, alors que je dormais à poings fermés, j’ai, comme qui dirait, enfilé, dans mes rêves, des gants de boxe, et filé une raclée, dans un Madison Square Garden bondé, à mon challenger, l’auteur des trois, quatre lignes qui m’ont mis la fièvre !
J’ai feuilleté Freud pour… interpréter ! Mais y a rien à interpréter ! C’est limpide, clair comme de l'eau de roche! J’ai une grave envie de le molester, ce petit coquin, jusqu’à ce que Knock-Out s’ensuive.
J’admets, petit (par la taille) con (diminutif de confrère ; on dit bien bac, ciné…)! "Derretini", par la force de ta plume vipérine ; même si tu ne m’as pas bafoué nommément. Les préjugés que tu as déballés s’adressaient à des dizaines de milliers de mecs et meufs, toutes générations confondues (Cf. infographie)!
Je ne souhaite pas éclaircir mes propos parce que j’ai trop de haine, que je pourrai dépasser les bornes, ne pas faire dans la dentelle, évoquer le Très-Haut ou la "religion de ta mère", pour te pourfendre (mais, moi, je ne blasphème pas !)…
Tu as déjà lu Fouad Laroui? On dirait pas, triple andouille ! T’es bête ou tu le fais exprès ? J’vais t’en mettre une " pleine dans les dents " ! Tu vas morfler ! J’en rêve toutes les nuits, de ce combat, et à tous les coups, tu prends plein de coups, t’es dans les cordes, et ton menton finit par lier connaissance avec mon punch et ma science de l’uppercut !
Le drame, c’est que je kiffe Ghandi, la non-violence, le "faisons l’amour, pas la guerre"! Que voulez-vous ! On n’est pas maître de ses songes! Lorsque je suis éveillé, mon Moi est assez formaté pour réfréner mes envies de corriger physiquement et lourdement le plaisantin qui plaisantait pas quand il a résumé en deux mots (très sévères, fielleux) les aptitudes de plusieurs générations de lycéens !
J’ai trouvé la parade : je vais lui faire passer un sale quart d’heure, sans que le Mahatma ne trouve à y redire ! Parole ! C’est de l’homéopathie, que ça s’appelle ! Guérir le mal par le mal ! Pour que lui passent ses idées malsaines, je vais lui faire mal : au "nose", à l’arcade… C’est pour son bien que je vais le rosser !
C’est pour mon bien également, pour être comme El Guerrouj à la fin des deux courses les plus belles de sa carrière. Le châtiment de l’auteur des lignes qui m’ont tourmenté sera mon 1.500 mètres, et pour le 5.000, j’infligerais bien une rouste mémorable, ou une fessée (c’est plus humiliant) à un autre "cabron", à un autre méchant journaliste (pléonasme?), le John Wayne de la profession (because son Stetson ridicule), qui se reconnaîtra!
M.L.
(pas le Maréchal Lyautey)
* La "Stup-et-les-flics-en-faction", c’est quand y a une descente chez un dealer qui planque plus de "teuch" qu’il ne peut en faire évacuer, fissa, par la chasse!