C’est un groupe de ragga très apprécié de la jeunesse qui chante " Merci France Telecom " en énumérant tous les avantages que l’opérateur historique de ce pays a apportés en termes d’évolutions et de progrès avec le développement des télécommunications et de la téléphonie mobile notamment.
S’il fallait faire la même chose au Maroc, nul doute que l’opérateur national, Maroc Telecom, mériterait toute une symphonie, tant il est vrai que le portable, Internet, l’ADSL et le SMS sont désormais des données particulièrement présentes dans le " moroccan way of life ". À la précision près que Maroc Telecom, avec la volonté des pouvoirs publics d’ouvrir ce secteur à la concurrence, s’est transformé en un vecteur POPULAIRE de progrès et de dynamisme, sociétal, certes, mais aussi économique, entreprenarial, éducationnel. L’opérateur, en un mot comme en mille, a véritablement introduit de nouveaux comportements sociétaux particulièrement positifs.
Car, là est l’un des grands paradoxes de cette nouvelle donne qui caractérise les télécommunications depuis plusieurs années : nul besoin d’être riche, instruit ou privilégié pour accéder à la téléphonie mobile, s’abonner à Internet, envoyer ou recevoir une photo ou un message sur son portable.
Cette révolution, tranquille, certes mais fondamentale, s’est véritablement exprimée dans les premiers mois qui ont suivi l’intronisation de SM MohammedVI, même si, comme chacun sait, c’est à feu SM Hassan II que l’on doit la décision visionnaire de libéralisation et de dé-monopolisation des télécommunications.
Comme le rappellent des observateurs bien placés, la libéralisation des télécommunications était une décision stratégique, mais il a fallu attendre l’année 1999 pour en percevoir les premiers effets tangibles. Certes, les premiers portables, aussi lourds que disgracieux, avaient fait leur apparition à l’occasion de la tenue de la conférence du GATT à Marrakech, au printemps 1994. Mais à cette époque et dans les années qui suivirent, lorsqu’on voyait " un bourge " parader ostensiblement au téléphone dans sa voiture en profitant des feux rouges,un sentiment d’envie et d’exaspération étreignait de nombreux d’entre nous.
Il fallait avoir de l’argent, et surtout, un compte en banque, une carte nationale et remplir un formulaire de prélèvement automatique pour obtenir le fameux code PIN !
Sans que cela ne soit avoué officiellement, de sérieuses "réticences" s’exprimaient dans des milieux "sécuritaires" pour déconseiller la popularisation et la généralisation de la téléphonie mobile. Qu’on le veuille ou non, il est établi désormais que la vraie libéralisation des télécoms a coïncidé avec l’avènement du règne de SM MohammedVI et cette coïncidence n’est absolument pas fortuite !
Allo, Jennifer...
Les cartes prépayées, facteur essentiel de la démocratisation du portable, sont apparues après juillet 1999 et le processus de généralisation a pris un essor qui, comme le rappelle volontiers M. Abdeslem Ahizoune, Président du Directoire de Maroc Telecom, a représenté le plus fort taux de croissance du parc téléphonique au monde durant plusieurs années.
Le GSM, en 2000 et 2001, connaissait une progression annuelle de 1000 % !, loin devant les pays développés et la téléphonie mobile transformait jour après jour le quotidien des Marocains et des Marocaines.
Cette avancée, qui s’exprime encore aujourd’hui avec une croissance à deux chiffres du parc GSM, pour la plus grande satisfaction des deux actionnaires (l’État marocain et Vivendi Universal), a incontestablement induit des modifications profondes au niveau du comportement social et sociétal. De petits artisans au noir sont devenus des entrepreneurs de PME-PMI parce qu’ils étaient joignables grâce à leur portable. Des familles entières, privées d’un être cher parti chercher fortune en Europe, disposent désormais de la possibilité de converser avec le fils ou le père chéris grâce à Jawal, magnifiquement lancé sur le marché après une campagne de com de Djamel Debbouze.
Et ce n’est pas M. Ahizoune qui contestera que les sketches de Maroc Telecom (Allo Jennifer…) ont un succès populaire autrement plus grand que les émissions de télé qui les suivent, sur 2M ou à la TVM !
La libéralisation des télécommunications, pour le mobile aujourd’hui (et bientôt pour le fixe), outre un phénomène de concurrence et de compétition qui a directement profité aux consommateurs marocains (en termes de prix, de produits et de services) grâce à la course Maroc Telecom/Méditelecom, est appréhendée aujourd’hui comme un phénomène majeur des cinq premières années de règne de SMMohammedVI.
Elle a permis l’ouverture encore plus grande de la société marocaine, son arrimage à l’extérieur (grâce au roaming et aux prepaid cards). Elle a offert le sésame de la parole et de la communication à des millions de citoyens qui n’avaient pas les moyens (voire l’endroit) d’installer un poste téléphonique fixe, elle a permis de tisser des liens d’affaires, de conclure des transactions commerciales à la ville comme à la campagne, elle a sauvé des vies lors d’accidents graves…
Maroc Telecom, indéniablement, a pris la plus grosse part dans cet effort qui allie modernité et développement. D’ailleurs, l’image même de l’opérateur historique est fortement porteuse de ces valeurs positives, outre une dimension citoyenne très affirmée (sponsoring de l’équipe nationale de football, MT Tours sur les plages, concert de la Starac’…). Elle le sera encore plus, sans nul doute, grâce à l’offre qui vient d’être lancée en partenariat avec des constructeurs informatiques, celle d’un PC à prix modique et d’un abonnement à Internet, qui connaît, d’ores et déjà un succès prometteur.
Maroc Telecom a largement joué son rôle dans l’émergence d’un Maroc nouveau, jeune, dynamique, up to date, mais aussi solidaire, national, attaché à ses valeurs fondamentales.
L’opérateur historique, tout au long des cinq dernières années, a mis le téléphone à la portée des Marocains.
Pour les cinq prochaines années du règne de SM Mohammed VI, c’est le savoir qu’il permettra d’étendre, grâce à Internet et l’ADSL.
Fahd YATA