Polyglottes, à la pointe des nouvelles technologies de l’information, au look branché, les Marocains vivent en harmonie avec leur siècle. Soucieux de leur paraître et de leur bien-être, les nouvelles générations de Marocains cultivent un nouveau mode de vie en phase avec leur temps. Les longues journées aux fourneaux cèdent la place à un nouvel univers gastronomique où la cuisine méditerranéenne à base de plats légers et diététiques prédomine. Rythme de vie effréné oblige, mais également souci des kilos superflus. D’où un engouement impressionnant pour le body building. Miamy, Moving, Florida..., les clubs de sport ne désemplissent pas. Hommes et femmes font, côte à côte, leur footing matinal, les citadins cultivent leur corps comme ils cultivent leur esprit. Espaces de remise en forme, yoga, Spa, font désormais partie des habitudes des Marocains. Ayant envie de se ressourcer, de se détendre, de découvrir de nouvelles sensations sensorielles, les Marocains sont de plus en plus en quête de bien-être et n’hésitent pas à s’offrir des périples de sérénité pour un véritable ressourcement.
Cette quête de bien-être passe également par un souci de paraître, à même de procurer une harmonie entre la personne et son corps. D’où un recours de plus en plus accru à la chirurgie esthétique. Entre peeling, lifting, laser..., et plus récemment le botox, les amateurs de luxe et de bien-être, qu’ils soient hommes ou femmes, n’hésitent guère à tirer profit des vertus salvatrices de la médecine esthétique pour avoir un air de jouvence ou se forger une silhouette impeccable.
Ils ne lésinent pas sur les moyens pour se faire dorloter. C’est un luxe qui se paie évidemment. Ce qui suppose une bourse bien fournie, mais surtout une vision nouvelle du mode de vie. Les nouvelles générations de Marocains ont troqué les résidences disproportionnées contre des habitations «néo-utiles». Les duplexes se substituent aux villas, qui, de leurs côtés, voient leur superficie diminuée. Les femmes, pour leur part, troquent la ceinture en or contre des bijoux plus sobre et plus utiles. Elles préfèrent un voyage exotique aux voyages de shopping, puisque les enseignes étrangères ne manquent plus à Casablanca. Ce qui veut dire que les nouvelles générations, ou du moins les personnes qui aspirent à vivre en phase avec leur siècle, faisant fi des «complications à la marocaine», y vont à fond la caisse. Ils sortent, vont au cinéma, au resto, voyagent, font du sport..., bref vivent, même s’ils doivent pour cela contracter des crédits. C’est une véritable révolution qui émerge des habitudes des Marocains.
L.O.