Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Grand public
Le mariage, pour le plaisir …

Auteur :

“Avec le temps, avec le temps va, tout s’en va ”…Les paroles poétiques de l’admirable Léo Ferré ne sont pas toujours vraies. Certaines choses demeurent, indéracinables malgré le poids des ans. Les esprits assimilent, s’endorment avec une aisance déconcertante. Les Marocains ont changé, ok ! Les femmes se baladent nombril à l’air – pas d’ironie ici – sur les artères casablancaises. Elles travaillent dans tous les secteurs d’activités, même ceux jusqu’ici réservés à la gent masculine. Des comportements inconcevables il y a encore quelques années. Le changement est indéniable. Mais certains réflexes socioculturels et religieux, osons le dire,  persistent. Ceux-ci sont bien ancrés dans l’imaginaire collectif. La consommation sexuelle pré mariage ou hors mariage c’est “ hram ” et donc le CONCUBINAGE aussi… voilà le sujet ! Pourtant aujourd’hui, les amoureux errent main dans la main, n’hésitant pas à s’enlacer en public. Des attitudes qui ne sont pas anodines et qui ne sont que des préliminaires… Qui croit honnêtement que “ Roumio et Jouliet» se contentent de se regarder les yeux dans les yeux, qu’ils attendent les bras croisés de se passer la bague au doigt avant de passer à l’acte! La société a changé…Au Maroc, on s’aime et se câline maintenant ouvertement, pourquoi alors ne pas habiter ensemble ! Et si seulement ce n’était que ça… Impossible d’aller passer des vacances ensemble à l’hôtel ou en camping sans la signature du fameux acte ! Il y a quelques semaines, un copain dont la petite amie est française mettait de l’eau à mon moulin : “ J’avais envie de venir au Maroc avec elle, de lui faire découvrir mon pays. Notre situation - en gros le concubinage, la redondance n’est pas fortuite - a suscité tellement d’interrogations qu’elle s’est mise une alliance à l’annulaire ”.
Mentir pour être tranquille…Ou céder ! C’est le cas d’une copine qui a toujours envié ceux qui pouvaient vivre ensemble sans forcément se marier ! Alors voilà, après quatre ans, - elle en a vingt-sept – elle s’est laissée bercer par la marche nuptiale à contrecœur “ J’ai peut-être choisi mon mari mais j’ai été contrainte de l’épouser. C’était la seule solution de s’aimer sous le même toit ” A qui la faute ? “ Les non-dits, les “tbirguig ”, toutes ces traditions pesantes, le regard des autres, surtout celui de la famille, à qui l’on veut faire plaisir. Il ne faut froisser personne… ! ”
Alors oui, le Maroc a changé, les Marocains aussi. Pas assez au goût de certains…, de beaucoup d’ailleurs qui ne tolèrent plus l’hypocrysie. “  Le concubinage s’ajoute à la longue liste des paradoxes marocains ” conclut la jeune mariée ! Une chose est certaine : la route est balisée, tracée, reste à la goudronner.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com