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Encore plus de touristes français au Maroc

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L’ONMT a organisé le vendredi 23 juillet une journée d’études consacrée au comportement du marché français face à la destination Maroc. Cette rencontre s’inscrit, dans un esprit de partenariat avec les professionnels. Ce type de manifestation  a pour objectif de diffuser et généraliser l’information sur les marchés cibles, à la lumière de données chiffrées émanant des études réalisées pour le compte de l’ONMT. L’idée étant de mettre au point une stratégie objective, visant à rattraper le tir en consolidant les points forts de la destination Maroc et en luttant contre ses faiblesses.
 Cette journée, contrairement aux précédentes, notamment celles consacrées aux marchés espagnol et britannique,  s’est distinguée par son aspect positif. Avec une croissance de 25 % constatée durant le premier semestre 2004, soit quelque 112 233 visiteurs en plus, le Maroc enregistre une bonne performance, alors que l’activité touristique en France enregistre une contre-performance d’environ 15 %. Ce qui pousse les opérateurs du tourismes à s’interroger sur le moyen de consolider, voire d’améliorer cette performance. Pour M. Redouane Rerhaye, délégué ONMT en France, «le marché français est un véritable reservoir de touristes pour le Maroc, il peut en générer quelque 2,5 millions par an à l’horizon 2010.» Selon les résultats de l’étude réalisée pour le compte de l’ONMT, six français sur dix partent en vacances, ce qui n’est pas négligeable. En effet, Les séjours sont de plus en plus nombreux (+20%) et de plus en plus fractionnés, leur durée moyenne diminue principalement pour ceux de l’été
Il est par ailleurs à rappeler que la France demeure le premier marché émetteur de touristes au Maroc, avec un flux de près 40 %, et un taux de retour important. En effet, il va sans dire que si on parvient à réaliser une bonne performance sur le marché français, c’est parce que l’enveloppe allouée à ce marché est importante, 60 millions de dhs, un montant jugé insuffisant par les responsables de l’ONMT qui estiment que pour consolider ces bons résultats et réaliser des taux de croissance conséquents sur le marché français, l’enveloppe consacrée à la communication doit doubler pour atteindre 120 millions de dirhams pour 2005. L’office table sur une croissance de l’ordre de 10 à 15% , ce qui représente 120 touristes supplémentaires. Il est par ailleurs à noter que cette performance est également due aux efforts consentis par la RAM qui a augmenté la capacité des sièges de 20 à 30 % ; tout comme les conventions scellées avec une vingtaine de TO, de diverses tailles, commencent à porter leur fruit.
Et M. Rerhaye de conclure «la  destination Maroc est une des destinations phares du bassin méditerranéen, elle bénéficie actuellement d’une position appréciable sur ce marché.
Elle est programmée par la quasi-majorité des grands TO (50 TO environ et revendue par la plupart des distributeurs), et de ce fait, nous sommes confiants en l’avenir, il suffit d’être outillé.» C’est dire que lorsqu’on a un bon produit, et qu’on sait le vendre on parvient à nos objectifs.
En effet, le Maroc est à moins 3h00 de vol de la France. Il dispose d’un paysage extraordinaire et d’un climat ensoleillé pendant une bonne partie de l’année. Il a en plus une civilisation ancestrale et une architecture des plus belles au monde malgré les récents événements parmi les pays politiquement stables. Le Maroc compte un patrimoine culturel des plus riches qu’on pourra exploiter. Nos Us et coutumes relèvent de l’exotisme pour bon nombre de pays occidentaux. D’où la nécessité de travailler sur une offre diversifiée, et le Maroc ne manque pas d’atout dans ce sens. Le tourisme de niche ou l’écotourisme représentent un véritable manque à gagner pour le Maroc, qu’il ne doit plus les négliger (Golf, Trekking,  aventure 4 x 4, thalassothérapie....) .
Le plan azur représente, par ailleurs,  une solution pour le problème de la limite du produit balnéaire. Tout comme l’implication du secteur privé dans le projet plan Azur est un signe majeur qui augure d’une volonté de faire du secteur touristique une priorité de développement socio-économique.
Bref, le Maroc regorge d’atouts pour améliorer ses performances sur ce marché.

L.O.



 

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