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U essaye again : Bush en remet une couche ! America, America

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George Bush essaie d’obtenir son second mandat en fustigeant l’homosexualité. Après un mandat lourd à porter, il veut rempiler pour quatre ans en basant sa campagne sur la démocratie retrouvée en Irak et sur son combat pour la sauvegarde des valeurs bigotes. S’il est effectivement parti en guerre, depuis peu, quelques mois avant les élections présidentielles U.S., contre la communauté gay, c’est, tout d’abord, pour des motifs électoralistes. C’est également parce que l’homme se sent investi, par Jésus probablement, d’une mission. C’est le maire de San Francisco (S.F.), Gavin Newson, l’homologue U.S. de Noël Mamère - puisque lui aussi a défrayé la chronique en célébrant des mariages gay -, qui fait les frais de la croisade messianique de Bush, de sa guerre préventive contre le « Malin ».    
Pendant ce temps-là, en clôture d’un séminaire international sur la sécurité des États, qui se tient en Indonésie une fois l’an, Colin Powell, secrétaire d’Etat américain, entonnait un bien senti YMCA (chanson-culte du groupe Village People, une des premières formations de disco à devenir une icône gay de S.F., cette ville qui est à l’homosexualité ce que le Vatican est au catholicisme). Déguisé en maçon, accompagné par d’autres membres de la diplomatie U.S., eux-aussi déguisés en flic, en indien, en cow-boy, en pompier…, singeant la gestuelle exubérante de ce « band », Powell faisait honneur, de manière éclatante, à la tradition qui veut que les diplomates ponctuent en chanson la conférence. Madeleine Albright y avait interprété des chansons d’Evita Peron, lorsqu’elle occupait le poste assuré aujourd’hui par le Général. En 1997, pour être plus précis.
Comme lors des semaines précédant le déclenchement de la guerre en Irak ou encore du temps de la campagne afghane, Colin Powell a toujours affiché un autre visage que la gueule comminatoire que tirent les faucons : un visage tolérant, bien plus amène, plus conforme, aussi, à l’idée que l’on se fait des Etats-Unis d’Amérique et de ses dirigeants ! C’est peut-être un gars comme ça, ou alors John Kerry, ou bien alors un gay (il paraît qu’ils sont moins belliqueux, plus féminins ; ce que réalise Delanoë à Paris est prodigieux, à titre d’exemple) qui pourrait décanter la situation, arriver à ôter, enfin, la foutue épée de Damoclès que l’humanité entière a sur la tête depuis le début du présent millénaire : la guerre mondiale des civilisations !
Car, dites-vous bien que si un drag-queen était élu Président des States et qu’un transsexuel chikha renversait Ben Laden et faisait entendre raison à Al Qaïda, le monde vivrait en paix pour un bon bout de temps ! M’est avis qu’un travelo « cochonne » comme tout ferait rallier davantage de Grands Electeurs que lui ! A moins qu’il y ait plus de 50 %, parmi les Grands Electeurs, de gars de l’extrême-droite chrétienne ! 

M.L.



 

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