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Accidents de la route : personne n’est à l’abri ! Billet

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Véritable sujet d’inquiétude, les accidents de la route font depuis quelque temps la une des tabloïds. Ils coûteraient à l’État la bagatelle de quelque 11 milliards de dirhams par an . Un chiffre qui risque d’augmenter, puisque le taux des accidents a connu durant les dernières années une recrudescence alarmante. Au Maroc, on est en situation de surabondance des accidents de la route qu’on commence à ... exporter ! L’accident survenu à Poitiers est un exemple alarmant de non respect des lois, d’indiscipline, d’irresponsabilité et d’incivisme consternants. Au ministère de l’Equipement et du Transport, on est déterminé à combattre ce mal qui gangrène notre société, dit-on.
M. Karim Ghallab entend élaborer une loi pour réduire les méfaits du phénomène. Mais est-ce suffisant ? Certainement pas.
Dans cette optique, la campagne de lutte contre les accidents de la route, diffusée actuellement dans les deux chaînes nationales, est percutante. Cette action qui entre dans le cadre d’une campagne nationale, enclenchée depuis plusieurs semaines déjà, touche pour la première fois un aspect des accidents de la circulation, propre au Maroc, mais qui n’a pratiquement jamais été soulevé auparavant. Souvent, les campagnes focalisaient sur la responsabilité du conducteur et l’excès de vitesse, mais rarement, voire jamais, sur les éléments exogènes aux accidents.  La présente campagne met l’accent sur les dépassements, cette fois-ci, non des conducteurs, mais des autres usagers de l’autoroute qui ne devraient pas, en principe, l’empreinter. En effet, il y a des choses qu’on ne voit qu’au Maroc et nulle part ailleurs. D’où une campagne de communication adaptée au contexte maocain. Comment peut-on expliquer l’attitude de ces piétons qui traversent en plein axe autoroutier, alors que les automobilistes sont autorisés à rouler à une vitesse de 120 Km/heure; comment expliquer ces charrettes et autres engins mobiles qui utilisent l’axe autoroutier, alors qu’en cas de problèmes c’est l’automobiliste qui est sévèrement sanctionné! L’actuelle campagne met en relief les risques encourus par ce genre d’attitudes, mais aussi et surtout les sanctions prévues par la loi. L’objectif étant de sensibiliser ces usagers quant à leur responsabilité, alors que pendant longtemps, ils s’estimaient non concernés par cette loi.
Par ailleurs, cette même campagne invite les automobilistes à être indulgents envers les piétons. Certes, il faut être tolérant, mais ce n’est pas pour autant que ces derniers ne doivent pas être concernés par la loi. Ils ont des droits mais aussi des devoirs.
Les piétons sont des usagers de la route et de ce fait, ils doivent également être sanctionnés pour leurs erreurs. Le projet de loi, en cours, prévoit, dit-on, une amende de 50 Dhs pour tout piéton qui n’emprunterait pas le passage réservé pour traverser. Amen, mais encore faut-il que ces passages existent réellement. Des fois, il faut parcourir plus d’un kilomètre avant de tomber sur un passage zébré. Aussi, est-il parfois difficile de respecter la loi, même si on a bien appris nos leçons de civisme. Il faudra envisager plus de passage cloutés et ce n’est point difficile,  ensuite il faudra veiller à l’application de la loi. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a.
Le risque est permanent et, de ce fait, personne n’est épargné par les accidents de la circulation. Piétons, vélomoteurs, cyclistes ou automobilistes, tout le monde est concerné. Partant, il y va de l’intérêt de tout le monde de veiller au respect du code de la route. Ce qui appelle l’engagement de toute une population pour arriver un jour à réduire les effets de l’hécatombe. L’inadvertance et l’incivisme sont les facteurs majeurs à l’origine des accidents de la circulation. Alors faisons preuve d’engagement civique, chacun à notre niveau pour donner l’exemple aux futures générations pour évoluer dans une communauté où les droits et les devoirs sont respectés.

L.O.



 

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