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Les cadres chômeurs réclament leur droit au travail Emploi

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Le groupe Al Wafaâ, composé de 35 cadres titulaires de diplômes DESA et DESS (diplôme des études supérieures approfondies et spécialisées), revendiquent leur intégration dans la fonction publique, sinon ils feront procéder à l’immolation par le feu de deux membres de leur groupe !

 

Depuis 19 mois, les 35 cadres du groupe Al wafaa, titulaires de DESA et DESS, dans diverses branches scientifiques, ne cessent de demander un emploi dans la fonction publique. En effet, ces dernières années nous assistons à un phénomène déconcertant, les jeunes diplômés « soutiennent les murs «, entament des grèves de la faim, plantent leurs tentes de fortune devant le Parlement ou les ministères, dans l’attente d’une solution qui ne vient pas. Et pour cause, les jeunes cadres, sont intraitables, ils veulent intégrer la fonction publique et rien d’autre. Côté gouvernement, les propositions ne sont pas légion. «on nous propose une insertion, via l’ANAPEC, pour un contrat de 12 mois. Ce qui est tout de même aberrant, après le scandale d’Al Najat. Les responsables avancent lors de nos rencontres que les caisses de l’État sont vides et qu’il faut des investissements . Mais personne ne dit ni comment, ni pourquoi, ni à cause de qui on en est arrivé là» déclarent les membres du groupe Al Wafaâ. «Sans couvertures sociales et médicales, sans  dispensaires, sans argent , ils vivent dans un état à demi animal, complètement abandonnés à leur sort», s’indignent-ils

Selon ces derniers, malgré la circulaire de l’ancien premier ministre, Me Youssoufi du 03/05/2002,  invitant  les différents secteurs ministériels à intégrer les diplômés en troisième cycle dans leur département, en application de la circulaire 695-99  du 3 mai  2002, alors qu’à ce jour aucun cadre n’a été affecté. «A chaque fois que nous avons organisé un sit-in, ou pu discuter de notre situation avec un responsable, nous recevons des promesses pour notre prompte insertion. Cependant, nous réalisons, aujourd’hui, qu’il s’agit de fausses promesses et d’une manière de dévier le problème, de le reporter sans jamais essayer à lui apporter la solution», déclarent les membres du bureau du groupe Al wafaâ. Après avoir adressé une missive à tous les ministères, organisé des sit-in, des marches, des actions  qui non pas abouti à grand chose, sinon à la violence et la brutalité des forces de l’ordre à l’égard des cadres pour réprimer toute ténacité de leur part. «A chaque fois que nous organisions une manifestation, nous faisions l’objet de maltraitance et de coup de bâton. La dernière manifestation en date est celle organisée le mercredi 12 février, jour de l’Aïd Al Adha, comme d’habitude, c’était le coup de bâton. D’ailleurs, plusieurs de nos camarades présentent des blessures graves suite à l’intervention violente des forces de l’ordre», déclare M. Said Marzak. Et de poursuivre « Notre constat est que, à la différence des débats télévisés, des discours de politiciens, relatés par les médias, la réalité est autre, l’injustice et l’indécence continuent, la situation de “ non-droit” perdure, et l’illégalité est restée un état de fait. Et de ce fait, les cas de détresse et de désespoir se sont multipliés.»

Pour autant, les cadres supérieurs du groupe Al Wafaâ, n’ont pas abandonné, ils sont repartis à la charge mais cette fois -ci, ils ne comptaient pas se limiter à un sit-in, mais étaient plutôt déterminés à faire procéder à l’immolation par le feu de deux membres du groupe. Prévue, pour le dimanche 23 février, cette action, coïncidant avec la marche de solidarité avec le peuple irakien, fut reportée suite à l’intervention d’instances politique et humanitaire qui ont promis au jeunes cadres une prompte solution à leur problèmes. Les membres du groupe ont obtempéré et reporté cette action dans l’espoir de voir leurs revendications aboutir. Cependant, ce fut une nouvelle déception pour eux, puisqu’à ce jour rien n’est fait. «Nous ne demandons rien d’extraordinaire, nous aspirons seulement à vivre dignement avec un emploi.

On a dit et répété à M. Aujar, dans nos rencontres, que ces cadres ne veulent que vivre .» Et de poursuivre « Les droits de l’homme comportent également la sécurité pour tous,  le travail pour tous, les mêmes droits pour tous, les mêmes chances pour tous, les mêmes devoirs pour tous.»

Par ailleurs, les membres du groupe Al Wafaâ avancent  qu’aussi bien le ministère de l’Emploi et le Secrétariat d’Etat chargé de la formation professionnelle, leur ont signifié que ce dossier ne relève pas de leur département et que seule la Primature pourrait y apporter une solution.

Enfin, convaincus que leur cause ne risque pas d’aboutir, les membres du groupe, après avoir adressé une lettre ouverte à M. le Premier Ministre, lui faisant part de leur situation de précarité, entendent passer à l’acte en faisant procéder aux immolations susvisées et répétées des membres du groupe (deux par deux).  Ce qui serait dramatique.

Espérons que M. Jettou, trouvera une issue à leur probléme avant d’en arriver là.

L.O.



 

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