On a souvent l’habitude d’entendre qu’un Marocain est parti, ici ou là, outre-mer, pour acquérir ou développer de nouvelles connaissances dans tel ou tel domaine, notamment dans celui de la science et de la médecine. Cette tendance serait-elle en train de changer ? Les Marocains seraient-ils en train de gagner du terrain, en terme de renommée internationale, en attirant des spécialistes étrangers qui viendraient s’inspirer de leurs idées et de leur travaux ? C’est peut-être encore loin tout cela, mais en tout cas une chose est sure, les médecins marocains n’ont pas à rougir de leur travail, ils n’ont pratiquement rien à envier à leurs homologues étrangers. Les échos de leur compétence et de leur dextérité dépassent aujourd’hui les frontières. Ceci est particulièrement remarquable dans le secteur de la chirurgie esthétique, les nouvelles technologies de l’information aidant, on assiste à l’émergence de certains noms outre mer.
La visite effectuée par le professeur Dennis J. Hurwitz, chirurgien plasticien de gros calibre aux USA et enseignant à l’université de Pittsburgh, au Centre Al Hakim de chirurgie esthétique et plastique, en est une parfaite illustration. Cette visite vient à la suite d’une rencontre entre le Pr. Hurwitz et le Dr Tazi, à l’occasion d’un congrès médical tenu récemment au Canada où le médecin marocain avait présenté ses travaux sur la cure HCG (gonadostimuline chorionique humaine), inspirée de la méthode du Docteur suisse Trudy Vogt, découlant elle-même des travaux du Dr. Simeons. «J’étais impressionné par le travail et les recherches réalisées par Dr Tazi sur la bétaHCG, et j’avais vraiment envie de savoir un peu plus sur cette cure qui représente une véritable révolution dans le domaine médical.» a déclaré le Pr. Hurwitz, avant de poursuivre «Mon objectif étant de l’introduire aux US afin d’en faire profiter toutes les personnes qui souffrent d’une surcharge pondérale.»
C’est pour dire que la médecine n’échappe pas aux effets de la mondialisation.
L.O.