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Les taxis de Mohamédia de nouveau en grève Transport

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Ce lundi 17 février, les habitants de Mohamédia ont encore une fois entamé leur semaine avec un problème de transport. Et pour cause, les quelque 400 taxis verts qui desservent les différents quartiers de la ville étaient à l’arrêt, longeant une bonne partie du boulevard Hassan II. Cette situation qui dure depuis trois jours risque de se prolonger tant que  les revendications des centrales syndicales ne sont pas satisfaites, rappelle-t-on au sein de la CDT. “Si on ne parvient pas à nos objectifs, on fera une marche en direction du parlement.”, lance un conducteur de taxi. 
Ces chauffeurs semblent déterminés à aller jusqu’au bout. Le présent mouvement de contestation fait suite à la grève observée à deux reprises pendant le mois de janvier. Elle a été suivie à 100%, selon les deux centrales syndicales (CDT et l’UGTM) mais n’a pas donné l’effet escompté. Il est à rappeler que ce mouvement de grève vise la réorganisation du secteur du transport dans la ville.
Selon M. Raki, secrétaire général de l’Union locale de la CDT, ce mouvement entre dans le cadre d’un dossier revendicatif global visant la réorganisation du transport en commun au Maroc d’une manière générale et de la ville de Mohamédia en particulier. En effet, le mouvement syndicaliste s’indigne contre l’anarchie qui prévaut dans le secteur.
Concurrence déloyale ?
La ligne 900 (SOTRUM) a, il est vrai, prolongé son parcours officiel, en desservant, gracieusement, une partie du quartier El alia. Ces bus, en provenance de Casablanca, en desservant le quartier Al Alia, pas  à embarquent, sur place et directement les passagers à destination de la capitale économique. Ce qui représente un manque à gagner considérable pour les taxis, mais réduit les débours des usagers. C’est une concurrence déloyale, selon M. Raki. “Les taxis ont des charges fixes, qui sont trop importantes par rapport à leurs ressources de plus en plus faibles, eu égard entre autre à la prolifération des permis de confiance octroyés à tort et à travers, moyennant, dans certains cas la somme de 50 000 Dhs, et aussi en raison du manque de rigueur à l’encontre des entreprises de transport privées” Raisons que  les responsables concernés de la ville réfutent” Les permis de confiance sont délivrés dans une objectivité totale par une commission composée de 14 personnes. Quant à la concurrence déloyale, il n’est pas établie. Le consommateur est libre de choisir ce qui répond le mieux à ses besoins.  Notre rôle n’est pas d’imposer un moyen de transport au lieu d’un autre.” Une thèse que les usagers du transport urbain ou interurbain de la ville appuient. “je travaille à Casablanca, je suis donc amené à prendre la ligne 900 matin et soir, ce qui me coûte 12 Dhs. Et comme j’habite à El alia, je devais avant que le bus ne commence à desservir ce quartier, prendre un taxi à 6 Dhs aller et 6 Dhs retour, ce qui me fait près de 25 Dhs/jour au total. Une somme trop importante au regard de mon salaire. Avant, je marchais pour réduire les dépenses, mais ce n’est pas évident quand il pleut ou quand il fait chaud, on arrive au bureau dans des conditions un peu critiques.”
En somme, entre les revendications des uns, les besoins des autres et enfin le silence des élus locaux, un constat est pourtant sûr, il s’agit de la surabondance de ces taxis dans une ville aussi petite. En effet, pour contrecarrer le problème du chômage, on ne voyait pas d’inconvénients à accorder des permis de confiance sans penser qu’un jour l’offre dépassera la demande, et par conséquent réduira les bénéfices réalisés par les taxis, au moment que les charges, elles, demeurent constantes. D’où l’urgence d’ouvrir un débat entre les responsables concernés de la ville et les représentants des syndicats pour trouver un terrain d’entente et permettre aux habitants de circuler normalement.         



 

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