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Grande messe du ballon rond en présence de journalistes internationaux « Maroc 2010 »

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A l’heure où nous mettions sous presse, nos Lions de l’Atlas n’avaient pas encore « gagné » la troisième rencontre de leur poule. L’anachronisme que contient la phrase précédente vise à souligner toute la confiance que m’inspire la « bande à Zaki ». Allons-y franchement ! Ne nous gênons pas ! Osons un pronostic heureux (et que les superstitieux ne me rabâchent pas les oreilles avec leurs histoires de mauvais œil !) :
Le « onze national » va l’arracher, enfin, cette satanée coupe qui nous fuit comme si nous étions des pestiférés, depuis 1976, qui nous a posé un méchant lapin, en 1988, lorsque nous avions chuté à domicile contre plus fort que nous, en l’occurrence le Cameroun de François Oman-Biyik, de Joseph-Antoine Bell, de Roger Milla ( !!!)  - sur un but de ce dernier. Deux années après la performance mexicaine des uns, et autant d’années avant l’exploit italien des autres. 
La coupe d’Afrique au Maroc, donc ; dans une dizaine de jours ! Et la coupe du monde également ! En mai ! La FIFA ne saurait refuser l’organisation de la première coupe du monde « africaine » au pays qui pratique le meilleur football du moment, au niveau continental, et qui a étrillé l’Afrique du Sud (je persiste et signe dans le registre « Nostradamus »).
De toute façon, même si, par miracle, Zaïri et les autres ne l’emportaient pas, le comité d’organisation de la coupe du monde « Maroc 2010 » que chapeaute M. Saad Kettani m’inspire la même confiance que nos héros tunisiens. Les poulains de Kettani sont aussi efficaces que ceux de Zaki, et l’ont prouvé, vendredi dernier, alors qu’ils recevaient, en grandes pompes, une délégation de journalistes étrangers travaillant Outre-Méditerranée pour nombre de supports de la presse écrite (parmi les plus sérieux).
Après avoir visité les complexes sportifs Mohammed V et du Raja de Casablanca, le cercle amical français (CAFC) et le centre international de la presse (« enclavé » dans les locaux de l’Office des changes), la délégation s’est rendue à la mosquée Hassan II, avant de se voir soumettre une présentation succincte des stades et des villes retenus pour abriter les phases finales de cette fête universelle du foot que tout un peuple, de Tanger à Lagouira, désire fiévreusement depuis la fin des années 80.
Par ailleurs, et il s’agit là du point d’orgue de la visite de cette délégation, une véritable messe du football a été organisée en l’honneur des hôtes du Royaume, dans l’enceinte du complexe Mohammed V et en présence de 5.000 jeunes footballeurs choisis dans le cadre de l’opération « Casa Foot » (une initiative de proximité, mise en place par la Wilaya du Grand Casablanca, visant notamment à doter en tenues et en équipements divers les équipes de quartier). Trois rencontres hautement symboliques ont marqué cette manifestation que d’aucuns parmi les journalistes en visite à Casa et dans d’autres villes du Royaume (Tanger, Rabat, Fès, Meknès et Marrakech) ont manifestement appréciée.
En lever de rideau, deux équipes féminines de la région du Grand Casablanca ont livré une mise en bouche des plus honorables. Le second match a, lui, opposé une sélection des anciennes gloires du foot national, (les Dolmy, Benabicha, Daoudi…) et du sport en général (Le boxeur Achik notamment) à un florilège de journalistes footeux non moins glorieux (les Hassan Fatih, Najib Salmi…), mais à la bedaine incommodante en pareilles circonstances. Enfin, le match de clôture a mis aux prises un « medley » RCA/WAC a une formation composée de joueurs des autres clubs de Casablanca.
« Le Maroc est une terre de foot, estimait, au terme de cette fête du ballon rond, un journaliste d’un support français. Votre plus sérieux prétendant, l’Afrique du Sud, qui a manqué d’un poil d’enlever l’organisation de l’édition 2006, finalement décernée, au terme d’un deuxième tour très disputé, à l’Allemagne, ne peut en dire autant ! Eux ne vibrent que pour l’ovale, le rugby ! Les Bafana-Bafana (surnom du « onze » sud-africain, Ndlr) ne pèsent pas lourds devant les Springbox (surnom du « quinze » du même pays, Ndlr).  Je trouve que le Maroc ne communique pas assez sur cette faiblesse de son adversaire, plus flagrante encore que les problèmes de criminalité dans lesquels il est embourbé ou ceux liés à son éloignement géographique ».
Ce journaliste, grand mordu de foot, ne trouve pas ridicules mes prédictions relatives au sacre continental des Lions de l’Atlas. « A mon avis, cela va se jouer entre le Mali et le Maroc, qui ont fait, tous deux, forte impression lors de leur premier match, sans compter l’inévitable Cameroun. Et puis, la Tunisie, qui joue dans son jardin, devant son public, doit avoir à cœur de briller le plus longtemps possible dans cette compétition. Le Maroc a des chances, mais ça risque d’être serré ! », tempère-t-il, cependant.
2004 sera l’année du foot, au Maroc, ou ne sera pas !

M.L.



 

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