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Les autorités compétentes au chevet de Casa Rencontre-débat

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Devant un parterre de journalistes et de personnalités de la société civile ou du monde des affaires, les autorités compétentes de la ville ont, tout d’abord, commencé par dresser un diagnostic, alarmant mais éclairé, à propos de la situation actuelle de la ville. Casa, capitale économique du Royaume, est souffreteuse, taraudée par toutes sortes de problèmes structurels. Ceci, personne ne le conteste, et ce ne sont évidemment pas le Président du Conseil de la ville (le Maire) ou le Wali du Grand Casablanca, MM. Sajid et Dryef, qui n’ont hérité que récemment des rênes de la ville, qui sont responsables de sa petite santé. Pour tout dire, le nouveau « management » de la ville se distingue des précédents au niveau de son approche des problèmes de la ville. Alors que sous Saad Abbassi, la Communauté Urbaine de Casablanca (l’ancêtre du Conseil de la ville) pratiquait la politique de l’autruche en se voilant la face, en faisant mine d’ignorer les problèmes endémiques de la cité (au grand dam des Casablancais), il semblerait que son successeur, Mohammed Sajid, soit résolu, au contraire, à définir très distinctement les différents tourments qui pourrissent l’existence de ses administrés, et à s’y attaquer.
Le bonheur est dans la gestion déléguée
Ainsi, lors de la conférence-débat, M. Sajid a défini une multitude de problèmes critiques qui empêchent Casablanca de se développer harmonieusement. Selon lui, les problèmes les plus évidents sont liés au transport, à la sécurité, à l’affichage public, à la chaussée et au trottoir, à l’éclairage public, à l’occupation de l’espace public ou encore à la collecte des ordures. Ne se contentant pas de dresser un bilan « catastrophe », les intervenants ont également fait état des solutions envisageables (ou déjà adoptées).
C’est ainsi que le marché des services d’éclairage public a nouvellement été cédé à la Lydec.   En ce qui concerne la collecte des ordures, par ailleurs, la signature des contrats de délégation de ce service (communal) interviendrait au plus tard au courant de cette semaine, et la gestion déléguée serait opérationnelle début février (le 15, au plus tard). Trois entreprises, deux françaises, Smarcolect (groupe Suez) et Pizzerno (qui s’occupe de la collecte des ordures en côte d’azur), et une espagnole, Tecmed (groupe Dragadore, le Bouygues ibérique) se partageront le gâteau. En outre, pour ce qui est du secteur des transports en commun, la gestion de la RATC (régie autonome des transports de Casablanca), qui, à titre indicatif, coûte 30 millions de DH par mois au Conseil de la ville, devrait également avoir lieu dans les plus brefs délais. Lors de l’appel d’offres du 29 décembre, destiné à pré-qualifier les entreprises, trois offres répondant aux conditions du cahier de charges ont été retenues. Il s’agit, précise M. Sajid, de deux entreprises françaises, parmi lesquelles la RATP (régie parisienne) et d’une entreprise espagnole.
Enfin, les intervenants ont également fait mention d’un projet pilote, mené de concert avec une entreprise française, au niveau d’Aïn Sebaâ, sur le boulevard Chefchaouni, plus précisément, afin de trouver une issue satisfaisante au problème de la dégradation des trottoirs de la ville. Si tous ces projets aboutissent, Casa sera bientôt « reliftée ».

M.L.



 

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