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La cure HCG, met fin au calvaire des obèses Santé

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«Si l’obésité n’est pas prise en charge, c’est toute une série de maladies que l’on devra traiter par la suite et le coût est loin d’être négligeable», explique Mme Maria Benjelloun nutritionniste au service Obésité du Centre Al Hakim.
Ceci étant, la prise en charge du problème de l’obésité n’est pas toujours une mince affaire. Face à l’abondance des régimes amaigrissants, les personnes souffrant d’un excès de poids ne savent plus à quel saint se vouer, car généralement déçues par une reprise quasi systématique à l’arrêt du régime. Certains régimes amaigrissants peuvent être à l’origine de véritable problèmes de santé, car mal équilibrés et donc source de désordre dans le métabolisme du corps humain. En effet, «de plus en plus de médecins nutritionnistes et psychologues dénoncent les régimes et leurs conséquences néfastes: effet yoyo, augmentation du sentiment de culpabilité et d’une mauvaise image de soi; ils seraient même responsables des comportements à l’origine de surpoids».  
Conscient de cet état de chose et sa gravité sur la personne d’une part (vie sociale, activité intellectuelle, problèmes de santé, ...) et sur la société en générale, le Dr. El Hassane Tazi, directeur du Centre Al Hakim des Brûlés, Chirurgie Plastique et Obésité, et président de la Société Marocaine de l’Obésité et de Lipoplastie a bien exploré ce champ.  Il a introduit au Maroc pour la première fois la cure HCG (hormone chronique gonadotrophine), mode d’amaigrissement inspiré de la méthode du Docteur suisse Trudy  Vogt. Homologué par la Suisse pour mettre en place cette cure, le Centre Al Hakim a traité près de 200 cas durant les 12 derniers mois.
La cure consiste à administrer quotidiennement aux sujets concernés  une faible quantité de HCG, sous forme d’injections, pendant une durée de 40 jours. En parallèle, les patients devront suivre un  régime alimentaire très basses calories, pas plus de 500 cal/jour, et surtout pas de lipides et dérivés. Selon le Dr. El Hassane Tazi qui a à actif de nombreuses recherches à ce sujet,  le problème de surpoids émane du manque d’énergie dépensée par rapport aux quantités d’aliments que nous consommons. Résultat, ce surplus est stocké sous forme de graisse, dont il est difficile de se débarrasser.
L’efficacité de la cure HCG réside dans le fait que l’hormone en question mobilise tous les jours une certaine quantité de graisse qui est transformée en énergie. De ce fait, la personne désirant perdre du poids, n’a pas besoin d’un grand apport nutritif, « il n’y a pas de sentiment de faim et une activité normale peut être maintenue», d’où un régime à très basses calories et par conséquent une baisse de poids conséquente.  «C’est la méthode d’amaigrissement la plus rapide. On perd un minimum de 10% de son poids en 40 jours seulement», déclare Dr. Tazi, qui atteste que la cure HCG assure une perte de poids sans le moindre effet secondaire, c’est même le contraire qui se produit. Sur les 200 cas traités par l’équipe du Centre Al Hakim, de nombreux cas ont pu se débarrasser de maux qu’ils traînaient depuis des années. «Trois personnes ont abandonné l’insuline au bout de 15 mois de prise en charge, leur taux d’insuline s’était rééquilibré et donc ils n’avaient plus besoin de se l’administrer «, avance Dr. Tazi. Un autre cas souffrant d’asthme, a vu son état s’améliorer, au point qu’il n’avait plus besoin de Ventoline. On a même noté un sevrage d’alcool chez quatre sujets. Ceci peut paraître invraisemblable,  mais le directeur du centre se dit prêt à fournir toutes les preuves scientifiques de ce qu’il avance. Selon, Dr E. Tazi, la cure HCG présente au delà de la perte de poids, une véritable solution a de nombreux problèmes de santé, particulièrement ceux liés à l’obésité.
La cure HCG réagit sur les problèmes de diabète, la libido, le cœur, le muscle, le cancer du sein, elle a l’avantage de rééquilibrer tout ce qui représente un désordre métabolique, déclare-t-on au Centre Al Hakim.
«Notre but est d’abord d’améliorer la santé des patients et non de baisser leur poids uniquement.» Partant, la cure de 40 jours est impérativement suivie d’une post-cure de 6 semaine. Pendant cette phase, les injections ne sont plus administrées, mais la diète est préservée. On passe, alors de 500kcal à 1000 kcal pour arriver à 1800 kcal. L’objectif étant de réduire le risque de l’effet yoyo et de maintenir les résultats obtenus. Il est à rappeler que tout au long de la cure ou de la post-cure, le patient est surveillé au quotidien. Au terme de cette cure, le patient intègre de nouvelles habitudes alimentaires qui lui permettent de préserver un IMC (indice de masse corporel) normal et une hygiène de vie correcte, et par conséquent d’être en bonne santé.
Enfin, le Dr Tazi, en sa qualité de président de la Société Marocaine de l’Obésité, invite les personnes à se prémunir contre les effets négatifs de la surcharge pondérale. Selon lui on peut parler d’obésité à partir de 5 kilos de plus par rapport à notre IMC. Il lance particulièrement un appel aux parents et adultes pour assurer une alimentation équilibrée aux enfants. Mieux encore, le Dr. Tazi s’engage à prendre en charge tout enfant obèse qui n’aurait pas les moyens de s’acquitter des frais de la cure en question et qui sont de 12 000 à 15 000 Dhs.  «Il est de notre devoir à tous de combattre ce fléau.» lance-t-il. Un engagement qui sera sans doute honoré. En effet, le centre a assuré gracieusement la prise charge de Rahma. Âgée de 43 ans, qui fut orientée au Centre Al Hakim par son cardiologue. Elle souffrait de troubles cardio-vasculaires et d’hypertension artérielle. Les taxis rouges refusaient de la prendre à cause de ses 156 kg. Rahma est parvenue, grâce aux efforts de l’équipe du Dr. Tazi, à perdre près de 50 kg et 50 cm de tour de taille, et ne présente plus de problèmes cardiaques ou d’HTA, au bout de trois cures.  Aujourd’hui, elle n’est plus essoufflée, elle peut se mettre debout et se déplacer, marcher, prendre le bus  sans l’aide d’autrui, elle se sent réellement épanouie d’avoir repris une vie normale et surtout elle n’a plus de problème de santé. Il s’agit, il est vrai, d’une véritable révolution dans le domaine médical.
Le deuxième sur la liste qui attend d’être délivré de sa surcharge pondérale est un enfant de 10 ans qui pèse quelque 164 kg qui font beaucoup de peine à sa mère qui ne cache pas ses larmes, qui craint non seulement pour sa santé mais qui se dit peinée de le voir différent des autres enfants. Il est exclu de leur monde d’abord parce qu’il en est rejeté, mais aussi parce qu’il n’a pas la capacité de participer aux mêmes jeux qu’eux. Le Dr. Tazi estime qu’il a besoin de près de 24 mois, pour équilibrer l’IMC de cet enfant. Alors rendez-vous dans deux ans pour voir le résultat du travail du Dr. Tazi et son équipe.

Leïla Ouazry



 

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