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Le Maroc honore ses engagements Immigration clandestine

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Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que la police marocaine n’intercepte des candidats à l’immigration clandestine. Les opérations coup de poing menées par les forces de l’ordre semblent donner d’excellents résultats. A une date très récente, la police marocaine a épinglé, dans la région de Tanger, quelque 142 candidats à l’immigration clandestine, tous d’origine subsaharienne. Mais cela ne met pas  fin aux flux migratoires constatés.  En effet, cette série d’arrestations ne semble pas dissuader ces candidats qui continuent de se ruer vers le Maroc, pour aller outre mer. Toutefois, souvent accusé d’être l’unique responsable des flux migratoires qui se déversent dans le vieux continent, le Maroc n’entend pas baisser les bras devant ce phénomène qui non seulement nuit à ses rapports avec l’Europe, et particulièrement l’Espagne, mais amplifie également les problèmes dont souffre la société marocaine.
Ce pays n’est pas une “ décharge ” de la misère de l’Afrique noire. Aussi, est-il déterminé à se prémunir contre  ce fléau, ainsi que tous les trafics humains qu’il génére. Partant, une batterie de mesures a  été adoptée par Rabat en vue, sinon d’éradiquer ce mal, du moins réduire son évolution qui tend à prendre des dimensions incontrôlables, dépassant toutes les parties concernées.

Mobilisation effective


Dans cette optique, outre la loi adoptée par le Parlement, en juin dernier, considérant de nature criminelle tout acte ou activité liés à l’immigration clandestine,  le Maroc a entrepris la création de deux instances qui ont pour mission de réguler les mouvements migratoires en vue de lutter contre les flux irréguliers et par la même occasion contre les réseaux de trafic humain à l’origine de ce phénomène. Il s’agit de l’Observatoire de la migration et la Direction de la migration et de la surveillance des frontières. Une initiative saluée par Bruxelles et Madrid, tant elle atteste une mobilisation effective du Maroc pour mettre fin à l’immigration illégale. Lors de sa dernière visite à Rabat le jeudi 20 novembre,  Ana Palacio, ministre espagnole des Affaires étrangères,  a exprimé la satisfaction des hautes autorités de son pays quant à la création de ces deux organismes. Les mesures arrêtées par le Maroc, fort appréciées par  son voisin ibère, présagent, en effet, une aire de bon augure dans les relations bilatérales entre les deux Etats. Seul hic, l’accord sur le rapatriement des immigrés clandestins d’origine subsaharienne, un projet qui date de 1992, que Madrid voudrait tant voir le Maroc ratifier promptement. Cet accord concerne la réadmission des immigrés clandestins non seulement marocains, mais tout immigré clandestin intercepté en Espagne et ayant transité par le Maroc. Ce qui n’est pas une mince affaire pour l’État marocain. Le problème du contrôle des frontières étant l’un des plus complexes à maîtriser. Cela nécessite de grands moyens techniques et humains. D’où l’intérêt de l’assistance des pays européens concernés par ce phénomène et à leur tête l’Espagne.  D’où la réticence des responsables marocains pour ratifier cet accord, avançant qu’il est difficile de prouver que tel clandestin a  réellement transité par le Maroc. Le ministre de l’Intérieur, M. Mostapha Sahel a donc préféré attendre avant de ratifier cet accord et une commission bilatérale permanente a été créée pour étudier ses modalités.
Enfin, la prochaine rencontre entre Driss Jettou, Premier ministre et son homologue espagnol, José Aznar, prévue au début du mois de décembre au Maroc, permettra sans doute une évolution vers une coopération qui va dans l’intérêt des deux Etats.

Leila Ouazry



 

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