Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Grand public
Taxis rouges et loi de la jungle

Auteur :

S’il est admis que le transport en commun, notamment les petits taxis, est le premier signe d’attrait pour le touriste dans un pays, notamment par la facilitation dans ses déplacements et dans un minimum de confort et de propreté, ce qui passe actuellement dans le paysage de ce type de transport est loin d’être le bon exemple. Et pour cause, nombreux sont les citoyens qui se trouvent désabusés par le comportement arrogant et ostentatoire de certains conducteurs de taxi qui n’ont de regard que sur le porte-monnaie du client. Et vogue les itinéraires détournés, les arrêts intempestifs ou encore l’embarquement de passagers aux destinations parfois opposées. À prendre ou à laisser, ils sont maîtres dans leur tacot. En la matière, les cas sont légions. Et l’épicentre de ce phénomène, qui tend à devenir quasi quotidien, est la gare de Casa-Port. Pourtant, tout a été fait pour sensibiliser ces «escrocs à la petite semaine» mais hélas leur cupidité a la peau dure. Le passager qui débarque dans cette gare et qui doit continuer son trajet quelque part dans la capitale économique est vite assommé par les interpellations stridentes qui s’apparentent à un marché à la criée. «C’est horripilant, indigne et énervant que de descendre du train et faire face à ces types d’individus sans scrupule. Ils vous harcèlent sans management», s’exclame ce père de famille, venu juste pour déposer un dossier dans une entreprise installée dans la métropole. Mais les plus pénalisées, parmi les catégories de voyageurs qui débarquent à Casa-Port, sont celles qui font la navette. Eux qui sont la proie quotidienne de ces taximètres sans vergogne. Et les scènes se répètent sans jamais se ressembler.

Le calvaire des passagers

«Quand j’ai commencé la navette entre Rabat et Casablanca, je n’avais jamais pensé être l’otage des chauffeurs de taxi à tel point qu’aujourd’hui je n’ai que deux choix : ou déménager à Casablanca ou bien chercher un autre travail à Rabat car le calvaire que me font endurer ces conducteurs de petits taxis est devenu insupportable. Car la plupart du temps, je suis obligé d’attendre à ce que le chauffeur trouve deux autres clients pour qu’il puisse démarrer», raconte un cadre d’une multinationale. Pour une autre dame qui vient de Kénitra et qui travaille à l’Oasis, elle a frôle le pire. «La première fois, quand j’ai commencé mon travail, j’ai failli le perdre bêtement parce que le chauffeur de taxi a pris un trajet qui n’était pas le mien. Alors, quand je lui est signifié cela, il a commencé à me traiter de tout et lorsque j’ai tenté de répondre à ses invectives, il a arrêté son taxi avant de commencer à crier dans la rue comme quoi je ne voulais pas le payer. N’eut été l’intervention des passants, je ne sais pas ce qu’il allait me faire. Je suis finalement arrivée au bureau avec une heure de retard. Depuis lors, j’ai décidé de ne plus monter dans un taxi à Casa-Port. D’autres désagréments sont le lot quotidien des «navettards», tels le problème de monnaie, l’insalubrité ou encore l’état vétuste de certains taxis. Faut-il dans ces conditions parler de permis de confiance délivré aux chauffeurs de taxi pour une bonne conduite ou le permis d’agression contre les passagers ? Toujours est-il qu’à Casa-Port, la situation empire de jour en jour. Et ce n’est pas le mois sacré qui pourra changer les choses à moins que la Mairie emploie de gros moyens, pour ramener à l’ordre ces indélicats conducteurs de taxis.

M.S.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com