Interrogée par La Nouvelle Tribune, sur les difficultés rencontrées lors de la phase préparatoire de la causerie, Mme Rajaa a répondu :
"D'abord je tiens à remercier Sa Majesté Le Roi pour l'honneur qu'Il m'a fait. En ce qui concerne mon intervention, elle est inscrite dans un créneau sur lequel j'ai beaucoup travaillé. Je me suis basée sur des statistiques, sur des recherches approfondies, sur des chiffres officiels de différents états et gouvernements. Cela m'a facilité la tâche. En ce qui concerne les recherches dans le Droit Musulman Classique, ce n'est pas une nouveauté pour moi, parce que je me suis habituée à faire la comparaison au niveau de toutes les recherches que j'ai menées, sur l'euthanasie, la greffe des organes. Cela n'a vraiment pas été très difficile. Je me sentais très à l'aise et c'est d'ailleurs le sentiment qu'ont eu toutes les personnes qui m'ont appelée pour me féliciter".
Animer une causerie religieuse n'est pas chose aisée. Car la conférence repose surtout sur le texte sacré, le Coran. La conférencière a appartenue à une famille très enracinée dans la tradition arabo-musulmane, une famille des oulamas, de magistrats. Pour Mme Mekkaoui, cette culture fait partie de son quotidien et de celui du milieu, dans lequel elle a grandi: "J'ai appris le Coran, depuis mon très jeune âge, une bonne partie du livre sacré. C'est vrai que je n'ai pas encore atteint un haut niveau concernant l'apprentissage".
Pour cette native de la ville sacrée de "Dar Dmana", Ouazzane, professeur de l'enseignement supérieur à l'Université Mohammed V de Rabat, mère de quatre enfants, l'animation de la quatrième causerie religieuse est encore une fois un signe fort de l'engagement du Maroc dans la voie de la démocratie et de l'égalité entre les femmes et les hommes. La valorisation de la femme est une manière de dire que celle-ci a en effet sa place dans la société marocaine moderne et qu'elle contribue au développement aussi bien culturel, social qu'économique du pays. Cet événement, encore une fois, premier dans son genre dans l'histoire du Maroc, a surtout été l'occasion de montrer que tous les citoyens, hommes et femmes, doivent bénéficier des mêmes droits et partager les mêmes responsabilités. Il coïncide avec la nouvelle réforme de la Moudawana annoncée en octobre dernier par SM Le Roi Mohammed VI. Le thème de la causerie du 5 novembre : "L'universalité de la structure familiale dans le monde aux particularités multiples", devait mettre l'accent sur le fait que face aux différences de cultures, de pensées, de religions, face aux différentes frontières et barrières, le concept de la famille demeure sacré pour tous les hommes indépendamment de leur couleur et de leur race. Pour Rajaa, la famille devrait être considérée en tant qu'entité sociale. La finalité de la causerie a mis l'accent sur les véritables valeurs qui constituent l'image et l'identité de l'Homme. Une dimension éthique qui repose sur l'affection, l'amour, l'entente, la complémentarité, l'altruisme, le respect mutuel...
IK