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Les bonheurs de Sofia Retour au bercail d’une star

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(*) Paysage Audiovisuel Français

Lors de la conférence de presse organisée le soir de son arrivée à Casablanca, à l’hôtel Hyatt Regency, habillée en caftan et entourée de sa petite famille, Sofia Saïdi était plus radieuse encore que durant les « prime » de TF1. Il faut dire que le dimanche 9 novembre 2003 sera probablement une date importante dans la carrière (très prometteuse) de cette belle demoiselle de 19 ans. En effet, l’académicienne, qui danse et chante admirablement, a pu se  rendre compte, ce jour-là, de l’étendue de sa notoriété auprès de ses compatriotes (et elle en était apparemment très flattée).
À son arrivée à l’aéroport Mohammed V, Sofia a été accueillie par des centaines d’inconditionnels venus d’un peu partout (Rabat, Fès, Tanger, Marrakech, Agadir, etc.) pour voir de plus près celle qu’ils admirent quotidiennement sur le petit écran, depuis plus de deux mois. Plus tard, lors d’une séance de signature d’autographes à l’agence centrale de la RAM (avenue des FAR), il y avait davantage de monde encore, davantage d’aficionados déterminés à approcher Sofia, à obtenir un autographe, à lui voler un bisou, une accolade.

Britney Spears à la sauce maroco-française

Les Abdelhadi Belkhayat, Latifa Raâfat et consorts, bien qu’ils squattent les télés nationales depuis des décennies, ne sont pas en mesure de rivaliser avec Sofia et ses deux mois et quelques de présence à la « Starac ».En effet, c’était carrément l’émeute devant l’agence de la RAM. Jamais un artiste marocain n’aura autant déchaîné les passions. Ceux de ses fans les plus jeunes qui n’ont pu l’approcher pleuraient à chaudes larmes, tandis que ceux qui ont pu obtenir un autographe étaient ivres de bonheur. Évidemment, la majorité des fans de Sofia sont jeunes et terriblement « chébran » (branchés). A noter que ceux qui apprécient cette future très grande sont, en général, amateurs des nouvelles divas de la pop music internationale, les Beyoncé, Christina Aguilera, Britney Spears...
Bien loin des ambiances électrisées de l’aéroport ou de l’avenue des FAR, la conférence de presse du soir, et le ftour qui l’a précédée, ont permis aux journalistes de découvrir une Sofia new look, décontractée et heureuse de retrouver sa famille et ses amis - autour d’une bonne hrira. Ce devait être la première fois depuis le début de l’aventure Star Academy que l’adorable brune soufflait un peu, qu’elle décompressait. Il est à espérer que ce voyage lui permettra de reprendre de plus belle la vie de château.
Pour leur part, ses parents, ses deux frères, mais également sa prof de chant, Christie Caro, étaient visiblement émus de l’accueil réservé à Sofia. La mère de la star explique être animée par les sentiments les plus divers. « Je suis, tout à tour, fière et intriguée. Je suis sur un nuage, mais je ne peux m’empêcher, en même temps, d’être inquiète pour ma fille », explique la maman de Sofia, qui a chanté « Femmes, je vous aime » sur le dernier prime en compagnie des autres mères des élèves de la Star Academy.
Après avoir rompu le jeûne, les journalistes et les personnes présents au ftour pantagruélique du restaurant Dar Beida de l’hôtel Hyatt Regency ont eu le privilège d’assister à une représentation « live » de la star en devenir. Sofia et Christie Caro ont, en effet, improvisé un superbe duo : quelques minutes de pur bonheur au cours desquelles l’académicienne a clairement montré, en quelques gammes seulement, qu’elle avait « assez de cordes (vocales) à sa gorge » pour réussir, pour durer encore au château et, pourquoi pas, signer le contrat d’un million d’euros et enregistrer l’album promis

La surdouée du château

Sérieusement, sans chauvinisme aucun, il est difficile d’imaginer, cette saison, un autre vainqueur qu’elle. Patxi chante bien, mais est haut comme trois-pommes et fait trop gamin pour être crédible en star de la chanson. Michal a une voix très chaude, mais n’arrive pas à se débarrasser de son accent polonais trop criant. Pierre, lui, est super chiant, et ne mérite pas de l’emporter même s’il regorgeait de tous les talents de la terre (ce qui n’est évidemment pas le cas). Lukas danse remarquablement. Mais, Dieu qu’il chante faux ! Enfin, en ce qui concerne les filles, Morgane et Elodie, la première a les sourcils les plus laids de l’histoire du PAF (plus « dégueu » encore que ceux d’Emmanuel Chain, le producteur et ex-présentateur de l’émission Capital sur M6, aujourd’hui parti tenter sa chance sur Canal +) ; alors que la seconde est une pleurnicheuse de première et se ferait « trucider » en moins de deux dans l’univers sans merci du show-biz.
En fait, Sofia est la seule à sortir du lot. Chacun de ses duos en compagnie de Sting, Elton John, Lara Fabian, Liane Foly, Beyoncé… a été un enchantement, le moment fort des différents « prime » sur TF1.   
Lorsqu’elle s’est adressée à la presse - durant une vingtaine de minutes seulement -, Sofia (sagesse en grec, Nikos doit apprécier !) a démontré qu’elle avait la tête sur les épaules, qu’elle avait tout pour s’imposer dans le monde du show-biz. « Je ne serais pas inconsolable si je me faisais éliminer avant la dernière marche. Bien sûr que je rêve d’être lauréate de la saison 3, comme tous les autres concurrents, mais tout ce que j’ai déjà vécu grâce à TF1 est proprement génial. Je ne garderai donc que d’excellents souvenirs de mon passage à la Starac », précisa-t-elle, entre autres.
Quelle que soit l’issue de l’aventure francilienne (le château de la Star Academy se trouve en Ile-de-France) de « l’amie publique numéro 1 » de tout le Royaume, sa carrière artistique semble bien engagée. Sofia est la preuve vivante qu’avec un minimum d’encadrement, de nombreux jeunes Marocains sont capables de briller, d’atteindre le firmament. Ce n’est évidemment pas une émission comme « Caca-sting Stars » qui peut révéler des talents de l’acabit d’une Sofia Saïdi.

M.L.



 

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