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Kettani et Abou Hafs lourdement condamnés Procès de la Salafia Jihadia

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Après des séances électriques entre les avocats des inculpés Kettani et Abou Hafs, et les magistrats de la Cour d’Appel de Casablanca, le juge a statué le jeudi 25 septembre, tard dans la nuit, globalement en faveur du ministère public. Le juge Tolfi de la Chambre Criminelle près la Cour d’Appel de Casablanca a, de ce fait, confirmé en grande partie les accusations du parquet. Dans les 13 dossiers, les jugements ont été apparemment, de l’avis d’un observateur, « relativement cléments» par rapport aux dossiers de la «Salafia Jihadia de Youssef Fikri». Les peines prononcées dans cette soirée ont varié entre 3 mois et la perpétuité: une condamnation à perpétuité (A. Gomara), 4 condamnations à 30 ans de réclusion criminelle, une condamnation à 20 années de réclusion, 3 condamnations à 10 ans, 13  à 8 ans, deux à 7 ans, une à 4 ans, trois condamnations à trois mois et deux acquittements. Les jeunes prédicateurs Abou Hafs et Kettani ont été condamnés respectivement à 30 ans et 20 ans de prison.
Le groupe de ces deux derniers a été composé de Hicham Saber ( ce dernier a été acquitté mais retenu pour l’affaire de la Maâmora. Il n’a pas goûté à la joie de son acquittement), Bouchaïb Rguiba, Mohamed Habibi, Abdelkbir Gomara et bien d’autres. Abou Hafs et Kettani, en particulier, ont nié catégoriquement tous les faits qui leur ont été reprochés. Ils ont également nié leur appartenance aux réseaux de la nébuleuse intégriste. Lors de la dernière audience, les deux hommes ont réitéré leur décision de ne pas être assistés par un avocat autre les leurs, qui s’étaient retirés en protestation contre la non-convocation de témoins. Ils ont eux-mêmes pris la parole pour se défendre et pour démontrer qu’ils étaient contre le principe de violence au nom de la religion et qu’ils avaient dénoncé en leur temps les attentats du 16 mai. Hassan Kettani avait pu dire que le procès intenté contre eux est une «insulte» aux Oulèmas, que les accusations étaient nulles, non avenues et vides de sens surtout qu’ils avaient demandé la convocation des témoins sur les déclarations desquels le ministère public les avait poursuivis et la Cour a refusé de leur donner satisfaction. Ils ont dit, aussi bien Kettani qu’Abou Hafs, qu’il n’y avait pas de preuves concrètes contre eux ( comme des cassettes audio ou audiovisuelles ou des livres. « Notre problème, c’est d’être des Oulémas», avait dit Kettani. 
En définitive, dans cette affaire, les faits reprochés à ces jeunes prédicateurs se rapportent au terrorisme d’État. Le parquet les avait accusés de constitution d’association de malfaiteurs, de complicité de crime, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, d’agression avec intention de sabotage et de meurtre dans plusieurs zones, complicité de meurtre avec préméditation. Ce jeudi 25 septembre, le juge de la Cour d’Appel a donné raison au parquet et a approuvé ses accusations.

H.Z.



 

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