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Les marchands ambulants réinvestissent les rues Casablanca

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Investissant rues et ruelles, les marchands ambulants autrefois mécontents à la suite de la décision de M. Benhima de lutter contre l’occupation du domaine public, qui mettait fin à leur activité, sont aujourd’hui satisfaits de reprendre leur commerce sans problèmes. En effet, l’ex-wali avait réussi à opérer quelques changements favorables dans la ville, les actions entreprises et les chantiers lancés présageaient un lendemain meilleur pour une ville hideuse et sale, alors que son départ ne tarda pas à laisser place au désordre du passé. Les anciennes habitudes ont donc rapidement refait surface, pour plonger de nouveau la ville dans une anarchie insoutenable où l’informel est de rigueur.
Le cas des marchands ambulants est le plus frappant. Ces derniers ont réinvesti les rues et boulevards. Ce qui ne manque pas d’aggraver d’une part le problème de fluidité de la circulation, déjà assez compliquée dans une comme Casablanca ;  et d’autre part celui de la saleté qui gangrène la ville. A ce titre, le quartier Maârif qui connaît une grande affluence n’échappe pas à ce phénomène de marchands ambulants. Si ces derniers évitent les grandes artères, les rues, elles, n’en sont pas à l’abri, donnant ainsi lieu à de véritables souk anarchiques. Ce qui n’est pas sans conséquence sur leur usagers, qu’ils soient piétons ou motorisés . Tout comme certains cafés et restaurants se sont empressés de réaménager leur terrasse, interdite auparavant. L’ex-wali, disait souvent «Nous avons le choix entre une ville qui gagne et une ville qui perd». Selon lui la mégalopole peut se transformer à l’instar de Barcelone en une ville bien structurée, ou au contraire en un espace mal organisé, mal conçu et finalement invivable et irrécupérable comme Calcutta». Il semble que nous opté pour la seconde thèse. En tout la ville baigne dans le désordre. Et cela n’a pas l’air de trop déranger les autorités compétentes, qui devraient peut-être faire un tour dans ce quartier en vue de mettre fin à ce phénomène. Car le citoyen, tout comme il a des devoirs, il a également le droit d’évoluer dans un espace sain et bien aménagé.
En somme, il serait sans doute légitime de reconnaître que le dynamisme et le pragmatisme de M. Benhima manquent à cette ville, en particulier pour mettre en place les principes doctrinaux du droit administratif, notamment, les notions de service public, espace public, espaces verts, éclairage public, intérêt général, hygiène, salubrité... visant tirer la ville vers le haut ne sont-ils pas à l’ordre du jour du nouveau wali?
Il est pourtant urgent de mettre au point une stratégie visant le développement de Casablanca qui représente le poumon du Maroc, avec une activité commerciale soutenue, un port qui totalise 60% de l’activité commerciale du pays,  une production industrielle intensive et une concentration du capital financier.

L.O.



 

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