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Isem, un établissement d’exellence

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Placé sous la tutelle du ministère de l’Equipement et du transport, l’ISEM est un établissement de formation des officiers de la Marine  Marchande au niveau national, dans les deux filières,  Sciences Nautiques, conduisant à l’obtention des diplômes de lieutenant au   long cours et capitaine au long cours, et Energie/Propulsion, conduisant à l’obtention des diplômes de lieutenant mécanicien de 1ère classe et ingénieur mécanicien de 1ère classe.
Cette formation est unique au Maroc et constitue pour de nombreux ressortissants africains francophones un moyen de formation obéissant aux standards internationaux. Environ 30% des étudiants de cette école sont étrangers et constituent  la majeure partie des ses recettes propres.
Il faut être titulaire d’un bac scientifique avec mention et avoir moins de 21 ans pour pouvoir accéder à la première année. Après quatre ans d’étude et 24 mois de navigation, l’étudiant obtient dans une des filiales choisis, un brevet de lieutenant premier classe. Si 48 mois en mer sont ajoutés, un brevet de capitaine en second est attribué. Une évolution de carrière est donc à la portée. Parallèlement, l’Isem a procédé à une refonte de ses programmes de formation en application des dispositions de la nouvelle réforme pédagogique (loi 01-00) sur l’enseignement supérieur.  Ceci cadre avec le processus de Bologne qui permet entre autres, que l’attractivité de l’enseignement supérieur européen augmente afin qu’un grand nombre de personnes originaires de pays non européens viennent également étudier et/ou travailler en Europe. Ce  nouveau statut de l’institut ouvre des possibilités de l’instauration de nouvelles filières  notamment un master  Management maritime international et logistique.
Lors de la visite de l’établissement, nous avons constaté un matériel neuf, renouvelé régulièrement. Mr Abdelaziz Benhaida, son directeur nous affirmé dans ce sens : « nous venons d’acquérir un simulateur de navigation à 3 millions de dhs, et nous projetons d’acheter d’autres matériels tout aussi performants ».
100% des étudiants trouvent du travail. La Comanav ou la Comarit, la Compagnie du commandant Karia sont parmi les débouchés nationaux proposés. Leur polyvalence leur  permet aussi de trouver des opportunités dans l’industrie ou l’expertise maritime. Néanmoins souligne Mr Benhaida « des défis restent à soulever : augmenter l’effectif des étudiants afin de saisir les opportunités qu’offre le marché international de l’emploi. Il y a déficit sur le plan international de 12 % à l’horizon 2010 et nous allons continuer de répondre aux exigences du marché international en fournissant des officiers de grande qualité. S’ouvrir davantage sur les pays africains (coopération Sud –Sud) est un autre de nos objectifs ».
Concernant les échanges, l’Isem est une branche régionale de l’Université Maritime de Malmö  en Suède. Cette coopération permet à certains étudiants de bénéficier de formations supplémentaires. Le jumelage avec l’Ecole Nationale de la  Marine  Marchande de Marseille va dans ce sens.

fatim-Zahra Tahiri

Cette passionnée de navigation
A aussi été diplômée de cette école, Gihane Laaouidi, une jeune femme de 32 ans. Originaire de Marrakech, elle intègre l’école en 1995 avec 16 de moyenne au bac. Au terme de 4 ans d’étude, elle devient lieutenant. Désormais, elle conduira tous types de navires. Un brevet de capitaine en second suivra et après 9 ans de navigation, Gihane prépare un diplôme de capitaine au long cours. Une passion qui l’a déjà menée à travailler pour de nombreuses compagnies maritimes marocaines, britanniques et norvégiennes. Depuis peu, Gihane est second capitaine sur une ligne reliant Hoceima à Malaga. Un parcours d’autodidacte qui met face à cette nouvelle réalité.  «Vivre neuf mois en mer, affirme t-elle n’est pas chose aisée, la solitude pèse et avoir une vie affective stable reste difficile ».  Avec le soutien de ses parents, elle a choisi  et assumé un parcours hors du commun, mais avoue avoir souffert du regard des autres. Une malveillance à mettre à l’adresse de l’ignorance.



 

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