Le programme de lutte contre la mendicité é été conjointement lancé par MM Abderrahim Harouchi, ministre du développement social, de la Famille et de la Solidarité, jeudi 1er mars au siège de la wilaya du Grand Casablanca. Objectif : résorber le phénomène de la mendicité qui va en s’amplifiant. En effet, le nombre des personnes qui exerceraient la mendicité de manière occasionnelle ou professionnelle dépasse 500 000.
Alors comment peut-on lutter contre la mendicité ? La tâche semble en tout cas ardue, dans une société où tous les écarts sont permis au nom de la pauvreté. Car s’il est vrai que de nombreux marocains vivent au dessous du seuil de pauvreté avec 10Dhs/jour, cela ne justifie pas pour autant, l’ampleur qu’a pris ce phénomène. Parce que certaines personnes qui font la manche y ont tout simplement pris goût, motivées par les bonnes recettes qu’elles réalisent. Le chômage étant également un facteur aggravant, les mendiants, justifie leur situation, par le déficit d’emploi. D’où la complexité de cette initiative, qui nécessite, pour réussir une approche globale, qui tient compte du volet social, judiciaire et communicationnel.
Sur le plan social, on parle de réinsertion socioéconomique des mendiants à travers des activités génératrices de revenus subventionnées par le Ministère de développement social, de la famille et de la solidarité.
Sur le plan judiciaire, outre une circulaire interministérielle, visant préciser, le cadre juridique, la présente stratégie vise l’application de ce dispositif. «La lutte contre la mendicité professionnelle n’est pas facile, car cette activité est devenue, pour certains, une culture et une solution de facilité», a déclaré M. Abderrahim Harouchi.
Enfin le volet communication, d’une importance cruciale pour la mise en œuvre d’une telle démarche. L’objectif étant d’amener la population à participer à cette stratégie de lutte contre la mendicité, à travers un programme de sensibilisation. L’idée est de convaincre la population, à ne plus encourager la mendicité professionnelle, qui porte atteinte à l’image des Marocains.
Pour mettre en œuvre cette stratégie, une enveloppe de 7 millions de Dhs a été mobilisée. Plusieurs intervenants sont engagés. Il est question des départements du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité et de la Justice, de la Police, des Forces auxiliaires, de l’Entraide Nationale, de la Commune Urbaine de Casablanca et de la Région de Casablanca. De nombreuses associations spécialisées dans l’insertion socioéconomiques, participent également à cette stratégie. Dans ce même sens, 8 unités d’assistance sociale composées d’équipes d’intervention, de forces d’interventions spécialisées et 8 véhicules sont affectés pour le bon déroulement de cette opération.
L. Ouazry