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Les blouses blanches revendiquent l’intégration sur titre Santé

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Publier le : January 30, 2003

“Recrutement dans les plus brefs délais et annulation du concours” sont les deux principales revendications de la Commission des   médecins non intégrés, affiliés à la fédération nationale de la Santé de l’UMT. Cette commission compte quelque 300 médecins qui attendent d’intégrer la fonction publique. Cependant, selon l’article 14 du décret ministériel de 1999, cette intégration devra se faire à partir du mois d’octobre 2002 sur concours pour les médecins, les pharmaciens et les chirurgiens dentistes. Nonobstant cette loi, le recrutement du corps médical a continué à s’effectuer sur titre. Cette dérogation fut, il est vrai, accordée pour une période de 3 ans, pour permettre de combler le manque d’effectif en milieu rural. Or aujourd’hui, cette dérogation arrive, certes, à terme, pour autant, un manque d’effectif notable persiste, notamment en milieu urbain et périurbain. Partant, les jeunes médecins réfutent l’idée du recrutement sur concours. “A la limite, s’il n’ y avait pas de manque d’effectif et que les postes vacants étaient inférieurs à la demande, on pourrait comprendre. Or la loi de Finances 2003 a prévu 1500 postes budgétaires  pour le secteur de la santé, tandis que les médecins désireux d’intégrer la fonction publique ne dépassent guère 300.”, déclarent les membres de la commission. Ce qui est vrai d’ailleurs, au Maroc nous avons un médecin pour 100 000 habitants, alors que l’OMS recommande un médecin pour 1000 habitants !
Insensé 
Pour ces jeunes médecins, le fait de passer le concours remet en cause leur compétences et toute leur formation. “Les examens cliniques de la 7ème année, nous évaluent sur toutes les précédentes années et c’est une fois que nous avons donné satisfaction que nous sommes habilités à préparer notre thèse de doctorat. Et ce n’est qu’après la soutenance que nous sommes déclarés docteur et habilités à exercer. Donc, il est insensé qu’on vienne encore nous soumettre à un concours pour être recruté.” explique le Dr. L.M.
Partant, les jeunes médecins sont déterminés à défendre leur cause. “Nous ne lâcherons pas prise tant que l’on n’aura pas éliminé ce concours. Les citoyens ont besoin de nous  et nous et nous avons prêté serment dans ce sens, et nous irons jusqu’au bout pour exercer un métier que nous avons choisi là où nous désirons (dans la fonction publique)” Dans ce sens un premier sit in a eu lieu mercredi 22 janvier devant le siège du Ministère de la Santé, ainsi qu’un second mercredi 29, et d’autres s’ensuivront jusqu’à ce que les revendications des jeunes médecins soient satisfaites, assure-t-on à la commission des médecins non intégrés affiliés à la fédération de la santé de l’UMT. Selon que ce mouvement de contestation émane du refus du Ministère de la santé d’ouvrir un dialogue avec eux. “Certes, le ministre a reçu 3 de nos représentants en novembre dernier, mais il était intransigeant, il leur a signifié qu’il n’avait pas encore de postes budgétaires (en novembre), mais quand bien même il en aurait, cela ne changerait en rien le nouveau dispositif du concours.”, expliquent les membres de la commission. Et d’ajouter: “Monsieur le Ministre leur a clairement dit que ceux qui veulent intégrer la fonction publique devront se soumettre au concours et ceux qui ne souhaitent pas cela devront aller dans le privé”. En effet, les médecins qui ne désirent pas intégrer la fonction publique ou qui n’auront pas réussi ce concours, peuvent par contre exercer dans le secteur privé. Par ailleurs, lors du premier sit in, une entrevue a eu lieu avec les autorités de la ville de Rabatqui ont  proposé aux membres de la commission de prévoir une entrevue avec le Ministre. Donc, il était convenu de le voir à 16h30. Mais ce fut le secrétaire général du Ministère et le chef du cabinet qui nous ont reçus. D’où la décision des jeunes médecins de prolonger leur mouvement de contestation jusqu’à nouvel ordre.
Enfin, il est à noter que nous avons souhaité avoir l’avis du Ministère de la santé quant à ce sujet, mais malheureusement, les responsables n’étaient pas joignables.

Leïla Ouazry



 

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