La capitale spirituelle du Royaume se prépare activement, et à travers elle l'ensemble des villes du pays, à fêter les 1200 ans de la fondation de Fès. Un méga événement qui fera date dans l'histoire contemporaine du Maroc. Un défi qui incombe désormais à l'Association "1200 ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès" ayant pour Président du Directoire M. Saad Kettani. Une Institution créée à cet effet (lire : une association pas comme les autres), en vue de conférer à cet événement toute sa dimension solennelle, historique, culturelle et spirituelle. Pour célébrer donc dignement ce rendez-vous aux dimensions nationale et internationale, comme il se doit, l'équipe dirigée par M. Kettani a mis les bouchées doubles tant sur le plan organisationnel que structurel dont les grandes lignes ont été rendues publiques lors de la conférence de presse, tenue lundi 24 mars, dans la cité chérifienne. Fort de son expérience en matière de gestion d'événementiels, de grande envergure, le Président du Directoire de l'Association "1200 ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès" s'est entouré d'une équipe pluridisciplinaire. Sans compter les moyens mis à la disposition de l'Association puisque le budget global est évalué à près de 350 millions de dirhams avec un agenda rempli. Ainsi du mois d'avril à décembre de l'année en cours, toutes les villes impériales du Maroc accueilleront, tour à tour, cette grandiose manifestation, selon des programmes et des thématiques préétablis. Ainsi, c'est le samedi 5 avril que débuteront les festivités des 12 siècles de la fondation de la ville de Fès avec au programme l'organisation d'un spectacle musical grandiose à la place Bab Boujloud en présence d'invités nationaux et étrangers.
Neuf mois de fête Et les organisateurs n'entendent pas s'arrêter là puisque d'autres manifestations sont prévues à l'étranger dans des pays amis du Royaume. Il est évident que cette commémoration est le fruit de plusieurs mois de travail. L'enthousiasme qui caractérise déjà cet événement est certainement lié à son contexte car pour M. Kettani, "l'année 2008 marque douze siècles de fondation de la ville de Fès par Moulay Idrssi qui en fit la capitale du royaume". Depuis ce fut le début de la "synthèse heureuse entre la racine Amazigh et l'apport arabo-musulman, qui deviendra tout au long de l'histoire ultérieure du Maroc, le socle de la marocanité". Il n'est donc pas exagéré que M. Kettani ait rappelé le sens même de ce rendez-vous historique. "Notre histoire a forgé notre identité et a conditionné le développement et l'épanouissement économique, social et culturel de notre société ainsi que l'éclosion de notre créativité individuelle et collective. L'objectif premier de cette célébration est de rapprocher les Marocains de leur culture, afin qu'ils soient fiers de leur appartenance à un État ancestral profondément ancré dans l'histoire et résolument tourné vers l'avenir", a expliqué le Président du Directoire. À la satisfaction générale, 12 temps forts vont marquer l'événement, enrichis par des labellisations et des appels à projets, constituent le socle d'une fête. Le tout basé sur une démarche participative visant la sauvegarde de la mémoire historique nationale, la valorisation du patrimoine immatériel et matériel, l'appropriation par tous de l'histoire, la culture et les valeurs nationales et l'enrichissement de l'identité marocaine. In fine et concernant les projets, près d'une centaine est déjà déposée, et ce, dans le cadre du programme appel à projet. L'investissement pour cela est estimé à 250 millions de dirhams.
Halte aux intégristes de la plume !
Il est devenu coutumier, dans beaucoup de rencontres ou conférences, que certains énergumènes, en quête de sensation, jettent leur opprobe sur les organisateurs, prétextant de l’utilisation d’une langue ou d’une autre. Le point de presse donné par l'Association "1200 ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès" a failli être victime de ce puéril débat, creux et oisif, où des confrères malintentionnés se sont inscrits dans cette logique des plus rétrogrades. Car au Maroc, personne n'a le monopole de la foi, de l'arabité, de l'amazighité, de l'islam ou encore de la marocanité. La tolérance, le partage, la diversité culturelle dans la communion pour un avenir radieux, la monarchie constitutionnelle, voilà les valeurs fondamentales qu'il faut préserver contre toute atteinte. N'en déplaise à ces intégristes de la plume qui voulaient, à tout prix, saboter le travail élaboré par l'Association "1200 ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès." Mais comme le dit l'adage, le chien aboie, la caravane passe.
M. Sidibé