La cybercriminalité, qui s’est accentuée avec l’accroissement du nombre d’utilisateurs, est désormais devenue "organisée et lucrative", a affirmé mardi à Rabat la directrice du Bureau de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Mme Karima Bounemra Ben Soltane. S’exprimant lors d’un atelier sur l’harmonisation du cadre légal pour la cyber sécurité en Afrique du Nord, Mme Ben Soltane a précisé que ces dernières années ont connu une augmentation des menaces sur les sites des réseaux sociaux, la sécurité bancaire, les attaques ciblant les utilisateurs, les entreprises et les applications. En 2009, le nombre des utilisateurs de l’Internet est passé à environ 1,9 milliard de personnes, soit 26% de la population mondiale, a-t-elle rappelé, citant les derniers chiffres de l’Union internationale des télécommunications (UIT). "La cybercriminalité coûte cher", a indiqué Mme Ben Soltane, relevant que l’Afrique est particulièrement touchée par ce phénomène puisque plus de la moitié des 650 000 systèmes infectés dans le monde se trouvent dans les pays en développement. La directrice du bureau de la CEA a souligné que l’évolution des technologies de l’information, jumelée avec la rapide expansion de la toile au cours des dix dernières années ainsi qu’à la croissance et la rapidité de l’échange des renseignements, ont rendu particulièrement difficile la réalisation des enquêtes sur la cybercriminalité. Pour sa part, M. Jean-Christophe Le Toquin, directeur de l’Unité contre les crimes numériques à Microsoft, a présenté les avantages de la toile qui est devenue un océan de nouveautés technologiques avec tous les services qu’elle offre, permettant à près de deux milliards de personnes de se connecter au Web. « Naviguer sur Internet ne reste pas sans risque avec une multitude de dangers », a-t-il toutefois mis en garde d’où la nécessité de la "Cybersécurité" qui pourrait garantir la sécurité de toutes les personnes connectées au Web.
jeudi 29 juillet 2010