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L'actualité avec sa diversité

Auteur : HZ
Publier le : February 29, 2008

Education Nationale

Quand Akhchichen répond à la Banque Mondiale

Jamais un rapport n’a été aussi accablant que celui que la Banque Mondial vient de consacrer à l’école marocaine. Un rapport qui met en cause la politique suivie jusqu’à présent en la matière. En un mot, à lire ce rapport, l’on peut dire que “l’école nationale est une honte”. Pourtant, le nouveau ministre de l’Education Nationale, M.Ahmed Akhchichen, continue de méconnaître la réalité d’un secteur englouti dans des problèmes d’infrastructures, de moyens humains et matériels et d’organisation pédagogique et académique...
Contre tous, il estime que les acquis réalisés dans le cadre de la décennie nationale de l'éducation et de la formation sont "importants" mais demeurent "en deçà des aspirations". Ces réalisation ont touché des domaines divers dont la généralisation de l'enseignement sur le plan national à 94 % au niveau du primaire, à 74,5% dans le secondaire préparatifs, et à 48 % dans le secondaire qualifiant avec une réduction notoire de l'écart entre les deux sexes. Et de poursuivre que son département a engagé un processus global de réformes pédagogiques concernant notamment la reconsidération de l'ingénierie pédagogique, des programmes et des systèmes des examens scolaires des trois cycles de l'enseignement et la mise en place d'un projet ambitieux visant à intégrer les TIC et l'éducation aux valeurs des droits de l'homme, de la citoyenneté et de l'égalité des sexes dans l'enseignement. Seulement, le terrain a sa propre réalité. D’ailleurs, Akhchichen le reconnaît. Dans ce sens, il déplore que les indices du redoublement au niveau national atteignent 10,5% dans le primaire, 18,3% dans le secondaire préparatif, 15,2% dans le secondaire qualifiant et que le taux de déperdition scolaire atteigne 5,7% dans le primaire, 13,6% dans le secondaire préparatif et 13, 9% dans le secondaire qualifiant. Plusieurs problèmes persistent et nécessitent une intervention rapide et efficace. 

Affaire Rachid Nini

Report au 4 mars

La Chambre Correctionnelle du tribunal de Première Instance de Rabat a décidé vendredi dernier de reporter au 4 mars le procès en "diffamation et injure" publiques contre Rachid Nini, directeur du journal arabophone "Al Massae" envers un substitut du Procureur du Roi près le tribunal de Première Instance de la ville de Ksar El Kébir. La Cour à pris cette décision à la suite d'une requête de la défense du directeur de la publication qui a demandé un délai supplémentaire pour consulter le dossier de son client. Rachid Nini est poursuivi en vertu des articles 38, 44, 47, 67 et 68 du code de la presse et de l'édition et des dispositions des articles 42, 43 et 44 du code pénal. Le plaignant, Bilal Bourbab, avait déposé en janvier dernier une plainte auprès du tribunal contre le directeur du journal pour avoir publié, en novembre dernier, des "informations faisant état de la détention par la publication d'une liste d'un réseau de pervers sexuels à Ksar El Kébir comprenant le nom d'un Substitut du Procureur du Roi près le tribunal de première instance de cette ville".
D'autres plaintes pour les mêmes motifs (diffamation et injure publiques) ont été également déposées auprès de la même juridiction contre le directeur du journal par trois Substituts du Procureur du Roi près le tribunal de Première Instance de Ksar El Kébir.
Ces procès contre Rachid Nini, prévus les 29 février, 4 et 7 mars, interviennent après la publication en novembre par le quotidien d'articles sur une "fête organisée par un particulier" les 18 et 19 novembre à Kasr El Kébir.
Six personnes participant à cette "fête" avaient été condamnées en janvier par la Cour d'appel de Tanger à des peines allant de 2 à 10 mois d'emprisonnement pour "perversion sexuelle" et "commerce illégal d'alcool".


Affaire Ansar Al Mehdi

Les accusés rejettent la Salafia-Jihadia

Le procès en Appel des 51 membres du groupe "Ansar El Mehdi" accusés de terrorisme a été reporté au 28 février par la Chambre criminelle de la Cour d'Appel à Salé. La Cour a auditionné 28 membres de ce groupe qui ont tous nié les charges retenues contre eux et rejeté notamment leur obédience aux idées de violence et de radicalisme prônées par la Salafiya El Jihadiya.
Les membres du groupe avaient été condamnés en Première Instance le 4 janvier dernier à des peines allant de deux à 25 ans de prison. Hassan El Khattab, principal accusé et chef présumé de ce groupe avait écopé d'une peine de 25 ans de prison ferme. Un seul prévenu avait été acquitté. Quatre femmes poursuivies dans cette affaires ont été condamnées à des peines de 5 ans de prison chacune.
Les prévenus, dont trois anciens gendarmes, un officier de police et un militaire, sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, pour "constitution de bande criminelle en vue de préparer et de commettre des actes terroristes", "atteinte grave à l'ordre public", "collecte et gestion de fonds dans l'intention de les utiliser dans des actes terroristes", "appartenance à une association non reconnue et réunions publiques sans autorisation".


Justice

Un mois de prison pour les Adlistes de Nador

La Cour d'Appel de Nador vient de condamner 38 membres de la Jamaâ "Al Adl Wal Ihssane", à un mois de prison avec sursis, assorti d'une amende de 5.000 Dhs. Les mis en cause étaient poursuivis pour rassemblement sans autorisation des autorités. La Cour d'Appel a ainsi confirmé la peine prononcée à l'encontre des prévenus par le tribunal de Première Instance de la ville. Les faits remontent au mois de mai 2007.


 

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