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Etudes & recherche : Maroc Leasing à “sous-pondérer” selon BMCE Capital

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Après avoir  traversé une période difficile, marquée par une insuffisance des ressources financières en raison d’une gestion des risques hasardeuse, aux déboires de son actionnaire de référence de l’époque, la BNDE, et à l’entrée en vigueur en 2003 de la nouvelle réglementation bancaire qui a engendré des coûts conséquents qui ont plombé ses résultats, et qui s’est traduite par un gel de sa production en 2002/2003, Maroc Leasing, initiateur du crédit-bail au Maroc, est tombé dans le giron de la Caisse de Dépôt et de Gestion, suite au rachat de la BNDE. Tout un plan de restructuration a été concocté par le groupe pour remettre sa filiale sur le tarin de la croissance. Un plan de restructuration triennal 2004-2006 ambitieux a été mis en place avec pour objectif de redonner au premier opérateur du secteur son blason d’antan. Celui-ci s’articule autour de quatre points fondamentaux: l’assainissement du portefeuille de créances, la mise à niveau de ses outils de production, l’implémentation d’une nouvelle stratégie marketing et commerciale, et, enfin, l’optimisation des ressources financières.  
Depuis l’adoption de ce plan de développement, les principaux indicateurs d’activité et de rentabilité de la société se sont améliorés et Maroc Leasing ambitionne de se positionner en tant qu’acteur innovant et performant, tirant profit du soutien financier et des possibilités de synergies avec son actionnaire de référence. La production de la société qui était de 648 MDH en 2001 est tombée à 339 MDH en 2002 avant de poursuivre sa tendance baissière et s’établir à 214 MDH en 2003, suite à un arrêt de la production qui a duré plusieurs mois. Toutefois, l’effet favorable de la restructuration s’est fait ressentir rapidement et la production a bondi à 226,63 % par rapport à 2003 pour atteindre 699 MDH en 2004. Le produit net bancaire s’est établi à 84,58 MDH. Le résultat net de la filiale de la CDG est repassé au vert en affichant un bénéfice net de 23,95 MDH, contre une perte de -59,2 MDSH en 2003. Les résultats du premier semestre 2005 confirment cette tendance avec un résultat net de 14,6 MDH, en hausse de 72,7%, comparativement à la même période de l’exercice précédent.
Les perspectives de croissance de ces indicateurs sont également favorables. Ainsi, pour 2006, les rédacteurs de la note de recherche tablent respectivement sur un Pnb et un résultat net respectifs de 108,44MDH et 32,88 MDH. Quant au rendement des fonds propres (RoE), il devrait atteindre 13,2 %.

Taux de couverture de 100%

Parallèlement, les autres indicateurs financiers de la société se sont améliorés. Ainsi, en capitalisant sur ces efforts de recouvrement et sur la politique de provisionnement rigoureuse, le taux de couverture des créances en souffrance est porté à 98,4 % à fin décembre 2004. Mieux, à fin septembre 2005, le niveau des encours des créances en souffrance se trouve réduit de 5 % par rapport à décembre 2004 et le taux de couverture a atteint 100 %, garanties incluses. Le ratio de solvabilité s’est établi en 2004 à 16,3%, “offrant la possibilité de croissance de l’encours net de plus de 100 % à 2,7 milliards de dirhams pour un même niveau de fonds propres”, soulignent les analystes de BMCE Capital Bourse.
Les performances réalisées par la société depuis l’adoption d’un plan de développement stratégique ont été saluées par le marché. Depuis, l’action Maroc Leasing a entamé son redressement pour passer de son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse en 1997, soit 44 dirhams l’action (19/06/ 2002), pour atteindre 538 dirhams lors de la réalisation de l’étude (8 février 2006), tiré en partie aussi par le comportement du marché boursier au cours de ces dernières années de reprise.
Partant, les analystes de BMCE Capital se sont penchés sur la valorisation de la société en adoptant deux méthodes de valorisation: les comparables boursiers et les Anglo-saxons. La première méthode, basée sur le P/E et le P/B, aboutit à des valorisations respectives de 425 dirhams et 441 dirhams en surcote de 26,6 % et 22,0 %, par rapport au cours du 8 février 2005. La seconde méthode, basée sur un certain nombre d’hypothèses –taux de croissance à l’infini de 3,0 % et un taux d’actualisation de 11,5 %-, fait ressortir un cours cible de 297 dirhams. En combinant ces deux méthodes, la valorisation moyenne du titre ressort à 388 dirhams, présentant ainsi une surcote de 38 %. Partant, et “en dépit des perspectives prometteuses de développement de la société et de l’appui de sa maison-mère, nous recommandons de sous-pondérer le titre dans les portefeuilles”, font remarquer les analystes de BMCE Capital Bourse qui ajoutent que “cet avis se justifie pour l’essentiel par la cherté actuelle du marché boursier casablancais”.  

M.D.



 

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