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Attijariwafa bank : Après la fusion, place à l’accélération du développement

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C’est avec un brin de satisfaction que M. Boubker Jaï, Directeur Général d’Attijariwafa bank, a annoncé officiellement à la presse que “le processus d’intégration des deux banques –Banque commerciale du Maroc et Wafabank- est désormais derrière nous”. La satisfaction est d’autant plus grande que le processus d’intégration s’est achevé après deux années de dur labeur “dans les délais et les conditions prévues initialement”, poursuit-il. Pourtant la tâche n’était pas facile, bien au contraire. Quelques chiffres illustrent les réalisations accomplies durant ces deux années d’intégration (janvier 2004 à décembre 2005). En effet, il fallait faire basculer quelque 556 000 comptes particuliers et professionnels, faire migrer 3 000 PME et grandes entreprises, envoyer plus de 6 millions de mailings, déménager 1 500 collaborateurs, poser 2 500 éléments d’enseignes, mettre en place 700 nouvelles procédures, octroyer 12 000 jours/heures de formations pour mettre à niveau l’ensemble des cadres et mixer dans le réseau 400 personnes chargées de traduire concrètement le processus de fusion dans toutes les entités du nouvel ensemble. Un travail titanesque qui a été réussi grâce notamment “à une forte cohésion des équipes et une exceptionnelle mobilisation des collaborateurs”. Cette réussite est d’autant plus à saluer que le processus d’intégration a été “sans impact majeur sur le fonctionnement au jour le jour de la banque”,  fait remarquer M. Jaï. Pour preuve, les réalisations d’Attijariwafa bank sont en avance sur le business plan qui était établi. Autre satisfaction, cette fusion à grande échelle a été un laboratoire d’essai pour les équipes d’Attijariwafa bank qui y “ont acquis une véritable expertise et un savoir-faire particulier, nécessaires pour réaliser des opérations complexes”.
Par ailleurs, concernant le coût financier de l’opération, il s’est établi à 386 MDH, contre 426 MDH prévus initialement, soit environ 91% du budget prévisionnel. Le dispatching montre une prédominance des dépenses liées aux systèmes d’informations et intégration de nouvelles technologies pour mettre à niveau les systèmes de la banque. Les charges liées aux ressources humaines et à la formation ont totalisé un coût global de 126 MDH. Le reliquat a concerné les aménagements et la communication pour des montants respectifs de 56 MDH et18 MDH.

Plan de développement

Au niveau social, et si dans la plupart des cas, fusion rime avec réductions d’effectifs, celle d’Atttijariwafa bank s’est soldée par contre par une création nette d’emplois. En effet, durant tous le processus d’intégration, la banque a procédé à 829 recrutements et a enregistré 774 départs (contre 965 départs estimés lors de l’établissement des prévisions), soit une création nette de 55 emplois, portant l’effectif global du groupe Attijariwafa bank à 6 121 collaborateurs dont 4 857 pour la banque et 1 264 pour les filiales. Les résultats sont également au rendez-vous. Ainsi, au terme du premier semestre, Attijariwafa bank a réalisé un résultat net part du groupe de 773,82 MDH, en hausse de 770 %, des fonds propres consolidés frôlant les 10 milliards de dirhams et un RoE annualisé de 15 %. Les analystes d’Attijari Intermédiation, bien renseignés sur leur maison-mère, estiment que celle-ci réaliserait un résultat net de 1 186 MDH pour l’exercice 2005, correspondant à un RoE de 18,8 %. Ainsi, en plus d’une appréciation du cours du titre Attijariwafa bank en 2005 de 30,4 %, à 1 239 dirhams, la hausse du bénéfice de la banque augure de bonne perspectives de rentabilité pour les actionnaires qui verront ainsi la création de valeur de leur banque se concrétiser dès sa première année d’intégration concrète.
Pour ce qui est des perspectives, Attijariwafa Bank, qui compte actuellement plus de 1,2 million de clients, leader dans les activités corporate banking et banque d’investissement, la gestion d’actif, les métiers de bourse, le crédit à la consommation, le leasing, la bancassurance, le crédit à l’économie et disposant d’un réseau de particuliers et de professionnels de 490 agences répartis sur tout le Royaume, se penche sur l’accélération de son développement. Pour cela, un plan de développement ambitieux a été mis en place. Celui-ci s’articule autour d’un certain nombre de points dont l’extension du réseau d’agences, l’enrichissement de la gamme de produits et services offerts à la clientèle particulière et entreprise et, enfin, le développement à l’international. Concernant le réseau, après l’ouverture de 50 nouvelles agences en 2005, Attijariwafa bank prévoit d’en créer 70 autres pour l’année en cours. Pour ce qui est de l’offre, elle a déjà affiché les couleurs. Après l’obtention de la certification par engagement de services pour un site pilote de son réseau de Centres d’affaires, la banque a lancé tout dernièrement le pack “Nouveau Départ”, crédit de restructuration à taux bonifié, destiné aux PME. D’autres produits et services vont rythmer l’année 2006 souligne le management d’Attijariwafa bank. Au niveau international, après la création d’une filiale au Sénégal, et dont l’inauguration est programmée pour les semaines à venir, le consortium Attijariwafa bank-Santander, via une filiale commune “Andalou Maghreb”, a acquis 54% du capital de la Banque du Sud (Tunisie). Parallèlement, la banque a ouvert des “Desk” commerciaux en Chine et au Moyen Orient. Enfin, Attijariwafa bank vient d’obtenir un agrément pour la création d’une véritable banque en France avec passeport européen.

Moussa Diop



 

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