| | Articles » Finance | | Assurances : Le partenariat entre la CDG, Atlanta et la Sanad vient d’être autorisé |
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On apprend que c’est effectivement à contre coeur que le groupe Holmarcom a accepté de procéder à une telle opération, à la demande pressante de la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale, DPAS, du Ministère des Finances. Car l’accord des autorités de tutelle pour la cession partielle d’Atlanta et de la SANAD à la CDG était subordonné au rétablissement par Atlanta de la couverture de ses engagements, sachant que la Sanad avait, quant à elle, retrouvé son équilibre financier. Celle-ci, par contre, avait pour son compte une insuffisance de couverture de 440 millions de dirhams en septembre 2004 et qui a été largement compensée par les plus-values réalisées sur quatre valeurs phares de son portefeuille. Il s’agit de titres de la BMCI dont les 5,66 % du capital, qu’elle détient, sont passés d’une valeur de 252 à 310 millions de dirhams, d’actions Samir dont la valeur a doublé, passant de 157 millions de dirhams à 313 millions de dirhams, d’actions du CIH inscrites à 668 000 dirhams qui sont passées à 1,3 millions de dirhams et de titres Acred dont la valeur estimée à 4,4 millions de dirhams a été revalorisée à 6,6 millions de dirhams. De plus, la Sanad a acquis des actions Oulmès qui ont pris 18 % en passant de 64 Mdh à 82 millions de dirhams ainsi que deux terrains notamment celui de la Tour Balzac à Casablanca d’une valeur de 88 millions de dirhams et celui d’Orbonor pour 15 millions de dirhams. La Sanad a donc été déclarée conforme aux nouvelles règles de division et de dispersion introduites par le nouveau Code des Assurances alors qu’Atlanta a été taxée d’avoir une insuffisance de couverture de ses engagements. Pourtant, elle qui a des actifs largement suffisants pour la couverture de ses engagements, ne les atteint pas sur le plan réglementaire parce que la Direction des Assurances a refusé d’admettre la totalité de ses participations dans le capital de la Sanad et de la BMCI, dans le calcul de cette couverture. Ces valeurs ont subi la restriction réglementaire selon laquelle toute participation ne peut dépasser 10 % de la totalité de l’actif d’une compagnie. En effet, les 30 % du capital de la Sanad dans le portefeuille d’Atlanta et qui représentaient 300 millions de dirhams, n’ont été admis par le Ministère des Finances que pour 13 millions de dirhams. Idem pour le titre BMCI qui affichait un dépassement de 170 millions de dirhams non pris en compte dans la couverture des engagements de la compagnie. Atlanta devait en conséquence, être recapitalisée de 450 millions de dirhams pour faire face à ses engagements, mais l’opération de partenariat de capital intervenue avec la CDG a changé la donne. D’abord, il n’était plus question de toucher à la participation croisée d’Atlanta et de la SANAD. De plus, la Direction des Assurances avait créé un précédant en acceptant que la CNIA, en insuffisance de couverture, opère un arbitrage sur son portefeuille d’actions pour éviter la recapitalisation. Celle-ci avait alors fait des opérations d’aller-retour sur un certain nombre de ses actions pour un montant de 550 millions de dirhams qui lui ont permis éviter un apport nouveau en capital. C’est ainsi qu’Atlanta, pour faire face à ses engagements, a dû accepter de céder 3 % du capital de la BMCI pour que ses réserves techniques soient couvertes par l’actif réglementaire augmenté suite à cette opération de 190 millions de dirhams. Pour plus de précision, Atlanta qui devait de défaire de 160 millions de dirhams d’actions BMCI, a réalisé une plus-value conséquente de 30 millions de dirhams. La Direction des Assurances avait aussi imposé que cette manne d’argent soit réinvestie en Bons du Trésor dont la hauteur n’est pas limitée dans l’actif des compagnies. En conséquence, Atlanta couvre ses provisions techniques de 2 870 817 dirhams par un actif représentatif réglementaire de 2 891 155 dirhams alors que son actif réel dépasse de plus de 400 millions de dirhams ses réserves techniques. En outre, la DAPS a légalement permis la cession d’une partie de son capital au groupe CDG, de la même manière qu’un décret du Premier ministre a autorisé la CDG à réaliser les acquisitions respectives d’Atlanta et de la Sanad. Comme on le perçoit donc clairement,les contraintes réglementaires pour les opérations financières sont de plus en plus strictes, au Maroc, comme ailleurs ! Afifa Dassouli
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