Créé en 1999, le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social est aujourd’hui le principal bénéficiaire des privatisations. En effet, suite à l’affectation de 6,8 milliards de dirhams des recettes additionnelles tirées de la seconde licence GSM, il a été décidé que la moitié des recettes de toutes les opérations de privatisation seront dorénavant affectées à ce Fonds appelé à apporter son soutien à la réalisation des infrastructures de base, à la promotion de l’investissement et à la promotion sociale, culturelle et sportive. En clair, et selon M.Abdelouahab Kabbaj, Président du Directoire du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social, “l’Etat se désengage de certaines entreprises publiques pour redéployer les recettes tirées de ces privatisations pour promouvoir l’investissement productif et le développement socio-économique”.
Résultat, ce sont quelque 30,5 milliards de dirhams de recettes de privatisations qui ont été affectés au Fonds Hassan II depuis sa création.
16,5 milliards d’engagements
Parallèlement, “le volume des engagements du fonds ont atteint 16,5 milliards de dirhams, soit 3,3 milliards de dirhams par an, représentant 30% du coût de réalisation des projets”, a signalé le Président du Directoire du Fonds. Le dispatching des engagements montre une prédominance des avances non rémunérées qui ont représenté 44 % du montant global engagé devant les avances remboursées (32 %) et les prises de participations (24%). Toutefois, selon M.Kabbaj, “les parts en avances remboursables et prises de participations sont en nette augmentation alors que les avances non remboursées reculent”.
Les engagements du Fonds “devront générer, selon son Président du Directoire, environ 150 milliards de dirhams d’investissement, ce qui correspond à un effet levier de 9”.
Parmi les investissements significatifs du Fonds, on peut signaler sa participation au développement du réseau autoroutier du Royaume visant la réalisation de 1 500 km d’autoroutes en apportant une enveloppe de 4,6 milliards de dirhams sous forme de prises de participations et d’augmentation du capital de la société des Autoroutes du Maroc. La promotion de l’investissement productif qui se traduit, entre autres, par la réhabilitation des parcs industriels, l’appui à l’investissement industriel, l’aide aux promoteurs de projets à grands potentiels et créateurs d’emplois, ont bénéficié d’un engagement de la part du Fonds pour un montant de 5,5 milliards de dirhams avec à la clé pas moins de 23 000 emplois créés.
MD