A la clôture de la séance du lundi 29 août 2005, les principaux indicateurs du marché boursier affichaient des performances appréciables. Le MASI et le MADEX ressortaient avec des gains annuels respectifs de +12,02 %, à 5 065,69 points, et +12,03 %, à 3 945,99 points, pour une capitalisation boursière s’élevant à 230,98 milliards de dirhams. A fin juin 2005, les gains du MASI et du MADEX ressortaient à respectivement 3,27 %, à 4 669,74 points, et 2,92 %, à 3 625,37 points.
Performances appréciables
Plusieurs facteurs se sont ligués pour tirer le marché vers le haut et on peut en citer notamment le retour d’une partie du cash provenant des dividendes distribués par les sociétés cotées du marché, les arbitrages des investisseurs en faveur des placements actions plus rentables, le retour des investisseurs étrangers de plus en plus manifeste, la surliquidité du marché, la multiplication des opérations de rachat par les entreprises de leurs propres actions, les résultats bénéficiaires des sociétés cotées, le niveau de valorisation de certains titres, les conjonctures sectorielles favorables, les nouvelles introductions en bourse qui ont donné au marché plus de profondeur, de diversification et d’intégration, etc.
Les sociétés cotées ont tiré profit différemment de cette conjoncture boursière relativement favorable. Parmi les valeurs ayant réalisé des performances appréciables, on peut citer: Papelera de Tetuan (425 % à 105 dirhams), Diac salaf (156,41 % à 100 dirhams), CIH (143,05 % à 64 dirhams), Maroc Leasing (107,58 % à 301 dirhams), Zellidja (101,71 % à 591 dirhams), Samir (47,17 % à 521 dirhams), Lydec (45,83 % à 350 dirhams), Auto Nejma (+42,40 % à 870 dirhams), Nexans Maroc (+39,13 % à 192 dirhams), La Marocaine Vie (35,8 % à 258 dirhams), BMCE (30,86 % à 687 dirhams), Auto Hall (24,67 % à 480 dirhams), Lesieur Cristal (23,5 % à 1 293 dirhams), Wafa Assurance (21,13 % à 579 dirhams), Afriquia Gaz (21,05 % à 460 dirhams), Centrale Laitière (20,34 % à 7 100 dirhams), etc. En plus des facteurs cités plus haut, certaines valeurs ont également tiré profit des restructurations entreprises par leurs maisons-mères et qui augurent de bonnes perspectives bénéficiaires, de l’effet positif des opérations stratégiques de croissance externe, etc. En gros, sur les 55 sociétés cotées, seules 6 ont enregistré des contre-performances annuelles dont les plus significatives sont à mettre sur les comptes de SMI (-24,11 % à 343 dirhams l’action), Branoma (-13,28 % à 1 195 dirhams), Managem (-4,6 % à 194,6 dirhams), Unimer (-4,55 % à 840 dirhams) et Maghreb Oxygène (-3,47 % à 167 dirhams). Les filiales minières du Groupe ONA ont été sanctionnées par le marché suite à la réalisation de résultats négatifs et des perspectives marquées par un manque de visibilité dans le court et le moyen terme.
Notons qu’au cours de ces dernières séances, des prises de bénéfices ont décéléré le mouvement haussier du marché. Certains investisseurs et nombre de spéculateurs ont réalisé de conséquentes plus-values à la suite de l’envolée des cours au cours de ces deux derniers mois. Ces prises de bénéfices n’ont pas trop affecté le marché. Les indices du marché sont repartis à la hausse après deux séances de baisse. Ceci témoigne de la vigueur de la demande du papier. La liquidité relative du marché, améliorée par les dernières introductions en Bourse, Maroc Telecom et Lydec plus particulièrement, en facilitant le dénouement des positions des investisseurs, à contribuer à rendre le marché plus attractif.
Pour le reste de l’année, les perspectives demeurent globalement encourageantes. De nouvelles introductions en Bourse sont attendues d’ici la fin de l’année dont celle de Risma et les bénéfices semestriels réalisés par certaines sociétés cotées augurent de bons résultats annuels. Il n’en demeure pas moins que suite au rallye boursier enregistré au cours de ces deux derniers mois, certaines valeurs ont atteint des niveaux de valorisations élevées et que la poursuite de l’envolée des prix du baril de pétrole ne restera pas sans effets sur certains secteurs d’activité et de l’économie marocaine en général.
MD