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Retraites : Pérennité assurée pour la CIMR au-delà de 2065

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Publier le : July 7, 2005

La Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraites (CIMR) vient de présenter ses réalisations au titre de l’exercice 2004. Celles-ci confirment le retour à l’équilibre financier. Le résultat d’exploitation atteint 1 268 MDH et la réserve de prévoyance s’élève à 7 816 MDH. Le bilan actuariel certifie la pérennité de la Caisse au-delà de 2065. Ayant réussi sa réforme, la CIMR met désormais l’accent sur la proximité et met en place un nouveau relevé de points alliant clarté et exhaustivité.

En 2002, la CIMR n’avait réussi à assurer l’équilibre entre ses recettes et ses emplois, pour la première fois depuis sa création. La Caisse était obligée de puiser dans sa réserve de prévoyance pour s’acquitter correctement des pensions de ses affiliés. Pire, une étude actuarielle menée pour simuler l’évolution de cette réserve de prévoyance montrait que celle-ci devenait négative à partir de 2012. Face à cette situation, il fallait réagir rapidement pour atténuer la grogne logique des affiliés.
Comme solution, la réforme de la CIMR a été adoptée en 2003 avec un objectif clair de donner à la Caisse les moyens d’assurer sa pérennité. Parmi les mesures-phares entreprises on peut rappeler la récupération de la cotisation salariale auprès des compagnies d’assurance pour la confier à des gérants de fonds.
A la lumière des réalisations au titre des deux dernières années et du bilan actuariel, les affiliés de la Caisse peuvent retrouver le sourire. Non seulement les indicateurs d’activités et de résultats de leur caisse sont tous au vert, mais aussi et surtout, le bilan actuariel réalisé au terme de l’exercice 2004, avec des hypothèses les plus basses, confirme la pérennité de la CIMR au-delà de 2065. En atteste l’évolution des principaux indicateurs d’activités et de résultats distillée par le management lors d’un point de presse tenu le 1er juillet 2005. Tous les clignotants de la Caisse sont au beau fixe. A commencer par l’appréciation significative des produits. Les contributions patronales, les cotisations salariales et les produits du patrimoine de la CIMR ont progressé respectivement de 7,9%, à 1 367 MDH, 5,7 %, à 1 170 MDH, et 32,4 %, à 715 MDH, portant ainsi le total des produits à 3 386 MDH. La forte progression des produits de patrimoine montre “que la délégation de la gestion est payante”, fait remarquer M.Khalid Cheddadi, Président Directeur Général de la CIMR. Parallèlement, les charges techniques et les frais généraux se sont établis respectivement à 2 073 MDH et 45 MDH, portant le total des charges à 2 118 MDH. Du coup, le résultat d’exploitation s’est accru de 4,7 % par rapport à l’exercice précédent pour s’établir à 1 268 MDH. Le gouffre de -124 MDH de résultat d’exploitation enregistré en 2002 n’est plus qu’un lointain souvenir pour le management de la CIMR.

7 816 MDH de réserves

Ces résultats ont permis à la CIMR de maintenir ses taux de couverture technique (produits techniques/charges techniques) et de couverture globale (total produits/total charges) à des niveaux respectifs de 128,9 % et 159,9 %. Dans le même ordre, le taux de frais de gestion de la CIMR (frais de gestion/produits techniques) poursuit sa décrue en baissant de 6 % pour se situer à 1,7 % à fin 2004. La Caisse s’est fixée un objectif de taux de 1,5 % en 2007.
Autre évolution positive, le total des réserves de la CIMR, représentant la différence entre les recettes (cotisations de retraites et les produits financiers des placements) et les emplois (pensions versées), a progressé de 19,37 % pour passer de 6 548 MDH en 2003 à 7 816 MDH à fin 2004. Le niveau des réserves donne une idée sur la capacité de la Caisse à faire face à des déséquilibres entre les recettes et les emplois d’une caisse de retraite.
Plus que l’évolution positive des principaux indicateurs, c’est la confirmation de la pérennité de la CIMR au-delà de 2065 par l’étude actuarielle 2004 qui assurent les affiliés quant à l’avenir de leur retraite. Cette étude, réalisée en interne et certifiée par un cabinet actuariel international indépendant, permet, grâce à une projection sur 60 ans des données démographiques et financières du régime, de se prononcer sur la pérennité de la CIMR et des mesures à prendre pour l’assurer. Les projections effectuées sur un horizon de 60 ans avec différents tests de sensibilité (rendement financier de 4 % ou 6%, évolution des effectifs à 1% ou stabilité des effectifs) montrent que la pérennité de la CIMR reste assurée avec une hypothèse basse de taux de rendement de 4 % dans le cas d’une hausse des effectifs de l’ordre de 0,5 %. “La Caisse reste toutefois très sensible à l’évolution du nombre de cotisants”, fait remarquer M.Abderrahim Janani, Chef du Département Actuariat de la CIMR. Ainsi, selon l’étude actuarielle, l’équilibre de la Caisse serait rompu en cas de stabilité des effectifs. D’où la nécessité de la généralisation de la couverture CIMR.

La proximité via la régionalisation

En attendant d’obtenir gain de cause sur cette question, le management de la CIMR met l’accent sur les deux volets qui assurent la pérennité d’une retraite par répartition : le rendement financier et le recrutement de nouveaux affiliés. Au niveau du rendement, celui-ci s’est établi à 7 % au titre de l’exercice 2004, niveau largement supérieur à celui de l’hypothèse ayant servi à la réalisation de l’étude actuarielle. La reprise du marché boursier et le niveau atteint actuellement par la courbe des taux au niveau du marché obligataire laissent augurer des perspectives de rendement au moins égales à 4 % dans les prochaines années. Quant au recrutement de nouveaux affiliés, la CIMR en a fait une priorité stratégique pour ne pas dire vitale. Cela s’est traduit par le renforcement de l’activité commerciale, l’acquisition de logiciel puissant pour une gestion plus efficiente, un démarchage plus agressif des entreprises à travers l’organisation de séminaires et de visites à leurs profits, une campagne de communication, etc. La CIMR est passée à partir 2004 à une nouvelle étape en misant sur la proximité avec ses affiliés en mettant l’accent sur la régionalisation de sa présence. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’ouverture d’une agence régionale à Tanger en avril 2005. Cette antenne qui couvre toute la zone Nord-Ouest (Tanger, Tétouan, Larache, Asilah, Chefchaouen, Ksar El Kébir, M’diq et Martil) offre des prestations de proximité aux affiliés et adhérents de la CIMR. Elle joue également le rôle de prospection et de développement commerciale. Ainsi, en trois ans d’existence, l’agence de Tanger a réalisé un bilan très positif marqué par 8 nouvelles adhésions d’entreprises dont une au régime complémentaire de la CIMR, soit en tout 102 nouveaux affiliés pour une contribution annuelle globale de 1,13 MDH. Ce succès fortifie la politique de régionalisation dont l’objectif est d’ouvrir une agence régionale par année. Agadir est la prochaine cible de la CIMR. Cette proximité sera consolidée par la mise en place prochainement d’un site web interactif qui offrira de multiples services dont la télédéclaration, les simulations de calcul des points, la consultation des comptes, etc.
In fine, notons qu’en 2004, la CIMR a recruté 20000 nouveaux affiliés et comptait à la clôture de l’exercice 3 829 entreprises adhérentes, plus de 394 000 affiliés actifs et ayants droit et 96 000 allocataires. La Caisse a perçu des contributions d’un montant global de 2 537 MDH et a servi des pensions pour un total de 1 904 MDH.

Moussa Diop


Un nouveau Relevé de points à adresser aux affiliés à partir du 15 juillet

La réforme de la CIMR comportait deux volets: la réforme paramétrique et l’adoption d’une nouvelle vision de la gouvernance. Si la réforme paramétrique a été abondamment commentée, les réalisations de la Caisse en matière de gouvernance sont également à saluer. Dernière en date, le lancement d’un nouveau Relevé de points qui allie clarté et exhaustivité au profit des affiliés. Conçu de manière à être facile à lire par tout le monde, le nouveau Relevé de point est enrichi d’informations qui permettent au salarié affilié d’avoir une idée de sa pension de retraite CIMR future et de constater la régularité des versements effectués pour son compte par son employeur. Ainsi, la nouvelle version comprend diverses informations dont  une pension estimative à l’âge de 60 ans calculée sur la base des points déjà acquis par le salarié affilié, une projection de ce que serait la pension de retraite au cas où le salarié affilié continuerait le paiement des contributions jusqu’à l’âge de 60 ans, une mention du dernier trimestre payée par l’entreprise à la date de l’arrêté, etc.
Pour encore plus de transparence, le relevé de points du 31 décembre 2004 comportera les détails des contributions et des points des affiliés durant les dix dernières années. Ainsi, l’affilié pourra procéder aux vérifications nécessaires pour s’assurer que les cotisations sont bien versées par leurs employeurs.
Le Relevé de points sera adressé à l’affilié sur son lieu de travail à partir du 15 juillet 2005. Une fois que la CIMR collectera les adresses de tous ses affiliés, elle leur adressera directement le Relevé de points. Cette approche de proximité et de transparence permettra d’éviter toute surprise de la part des affiliés lorsqu’ils prendront l’âge et commenceront à penser à leur pension de retraite.



 

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