Bras financier du gouvernement britannique, géré par le privé, Actis agit comme un outil de financement des entreprises privées, notamment dans les pays en émergence. C’est également la démarche de la Caisse de Dépôt et de Gestion, CDG, et de certains institutionnels étrangers, comme la CDC française, la CDPQ du Québec, Proparco ou la BEI, rejoints désormais par des institutionnels locaux de renom comme le Groupe ONA ou Itissalat Al Maghrib qui investissent donc dans ces fonds aux côtés de partenaires traditionnels que sont les compagnies d’assurances et les caisses de retraite.
Jusqu’à une date récente, les investisseurs, soucieux de leurs intérêts à travers la rentabilité de ces fonds, à la recherche donc de paradis fiscaux, s’installaient dans des zones off shore pour protéger leurs capitaux de la fiscalité et domiciliaient uniquement leurs sociétés de gestion au Maroc.
Aujourd’hui, avec l’arrivée de fonds comme Actis ou la création d’autres comme Sindibad, la tendance s’est inversée et ces fonds comptent sur les autorités publiques pour défiscaliser cet outil nouveau et dynamique de financement qui a fait largement ses preuves dans d’autres pays.
En effet, les entretiens et témoignages qui suivent dans ce dossier indiquent que les montants des investissements deviennent de plus en plus importants, que les secteurs investis se diversifient et sont le plus souvent innovants. Ces contributions prouvent également que de jeunes managers trouvent ainsi le moyen de mettre en œuvre leurs compétences et de créer ou de développer des entreprises transparentes, rentables, créatrices d’emplois et de richesse.
Afifa Dassouli