Le chômage s'accentue un tout petit peu plus. C'est ce qui ressort des données du Haut Commissariat au Plan (HCP), sur le marché du travail, au 3ème trimestre 2005. Elles rapportent qu'en termes relatifs, le taux de chômage a augmenté au niveau national de 0,5 point. Touchant plus de femmes (12,2%) que d'hommes (10,5%), le chômage a surtout été ressenti en milieu urbain (17,6%), contre seulement 3,9% en milieu rural. Pourtant, la même source souligne que la création nette d'emplois, provenant essentiellement du secteur privé, a légèrement augmenté. Il est vrai que parallèlement, l'offre de travail a augmenté de 0,9%, entre les troisièmes trimestres 2004 et 2005. Les enquêteurs du HCP soutiennent que c'est à l'augmentation de l'emploi masculin, avec la création de 73.000 emplois nouveaux, et plus particulièrement à ceux résidant en milieu urbain, soit un accroissement de quelque 73.000 postes d'emplois, qu'on doit une telle tendance. Cette poussée a quand même été pondérée par le recul de l'emploi féminin, de 37.000 postes, au niveau national, suite à la perte de 48.000 fonctions, en milieu urbain. D'ailleurs, les pertes d'emploi au féminin ont été principalement senties au niveau des services en milieu urbain, et dans l'industriel en zones rurales.
Un emploi differrencié
Le taux de féminisation de la population active a régressé pour être passé de 26,1% à 25,7%. Sur l'ensemble de la population, selon qu'on soit diplômé ou pas, le taux d'activité varie suivant le sexe (76,4% pour les hommes et 25,8% pour les femmes), selon les âges (41,1% pour les 15-24 ans et 63,9% pour les 35-44 ans), en fonction du titre (sans diplôme 50,2% et 52% pour les diplômés).
Les indicateurs trimestriels d'activité et de chômage, rapportés par l'enquête nationale du HCP sur l'emploi, font ressortir que compte tenu des zones d'habitation, le taux d'emploi est plus accentué en milieu rural (57,1% ) que sur l'ensemble (45,2%).
Cette même différenciation a été notée suivant les différents secteurs d'activité. Le BTP et les Services, avec respectivement 65.000 et 41.000 nouveaux postes créés, ont affiché des hausses de 9,2% et 1,2%. Evoluant à l'inverse, les secteurs industriel (-1,9%) et du primaire, qui regroupe l'agriculture, la pêche... (-1%) ont accusé des pertes d'emplois importantes.
D. MB.