Après le recul des bénéfices des sociétés cotées en 2003, par rapport à l’exercice précédent, sous l’effet d’une conjoncture globalement défavorable –hausse des cours des matières premières, efforts de provisionnement importants des entreprises du secteur financier pour se mettre en conformité avec les exigences de Bank Al-Maghrib, effets des surcouvertures affectant le secteur minier, etc.-, il fallait s’attendre à une réaction des sociétés cotées pour accroître leurs bénéfices au titre de l’exercice 2004. Partant, certains managers n’ont pas manqué de retrouver certains vieux réflexes pour améliorer leurs résultats dans une conjoncture de plus en plus difficile marquée par une intensification de la concurrence au niveau de presque tous les secteurs d’activité et son corollaire de baisse des marges. Ainsi, réductions de coûts, fermeture de sites obsolètes et non rentables, cessions d’actifs jugés non stratégiques dans le cadre des stratégies adoptées par les sociétés, amélioration de la productivité, restructuration et assainissements…, sont redevenus les maîtres mots des dirigeants d’entreprises acculés à réaliser des performances honorables pour satisfaire leurs actionnaires. A la lumière des résultats 2004 publiés par les sociétés cotées, on peut dire que les efforts déployés ont été globalement payants. Ainsi, et sur une base comparable, le chiffre d’affaires du marché s’est apprécié de plus de 11 % pour passer de 95,35 milliards de dirhams en 2003 à 105,85 milliards de dirhams en 2004. La progression des bénéfices a été plus soutenue. Les sociétés cotées –hormis les entreprises qui ont des exercices fiscaux à cheval sur deux années: Unimer, IB Maroc.com et LGMC-, ont dégagé un bénéfice global de 13,2 milliards de dirhams, contre 10,825 milliards en 2003, soit une croissance exceptionnelle de 21,7 %. Le retour aux bénéfices du CIH après un déficit de plus -2,25 milliards de dirhams en 2003 y est pour beaucoup. Si ces résultats sont globalement positifs, il n’en demeure pas moins que les différents secteurs d’activité ont contribué différemment à leurs réalisations.
Les Banques
Le secteur bancaire a réalisé au titre de l’exercice 2004 des résultats très positifs. Le produit net bancaire (pnb) s’est apprécié de 9,62 % pour s’établir à 9 773 MDH. Toutes les banques ont contribué à cette progression. La BCP, le CIH et la BMCE ont signé les meilleures progressions avec des hausses de pnb respectives de +37,6 à 907 MDH, +16,3 % à 725 MDH, et 9,5 % à 2 441 MDH. Au niveau des bénéfices, les banques ont généré un bénéfice global de 2 259 MDH, contre une perte sectorielle de -709,5 MDH en 2003. Cette forte appréciation s’explique surtout par le passage du CIH d’une perte abyssale de -2 250 MDH en 2003 à un bénéfice de 80 MDH en 2004. Ce bénéfice, qui est le résultat des efforts de provisionnement entrepris au cours de l’année précédente, ne signifie nullement que la banque est entièrement sortie de la crise. Ainsi, “les comptes annuels provisoires du CIH, au 31 décembre 2004, font-ils apparaître des pertes cumulées de 4 943 MDH, qui n’intègrent pas le sous provisionnement des engagements de 260 MDH, dégageant ainsi une situation nette négative de 1 121 MDH”, peut-on lire sur la note des commissaires aux comptes accompagnant les états financiers de la banque. L’appréciation des résultats du CIH ne doit pas occulter le bon comportement des autres banques qui ont affiché de fortes progressions bénéficiaires. Attijariwafa bank, BMCE, Crédit du Maroc et BMCI ont vu leurs bénéfices annuels croître respectivement de 176,4 %, à 685,5 MDH, 24 %, à 506 MDH, 19,4 %, 215 MDH, et 15,3 %, à 377 MDH. En ne tenant pas compte du CIH, le bénéfice des banques commerciales cotées s’est apprécié de 41,45 %, à 2 179 MDH.
Globalement, les efforts de provisionnement intenses effectués par les banques au cours des précédents exercices ont permis à certaines d’entre elles de réaliser d’importantes reprises qui ont contribué à l’amélioration des résultats du secteur. Par ailleurs, les banques, qui ont été les premières à entreprendre des restructurations et des assainissement de comptes récoltent actuellement les fruits des efforts entrepris à la fin des années 1990 début 2000. Enfin, le développement de nouveaux produits et le positionnement des établissements sur des créneaux porteurs ont également contribué à l’amélioration des performances des banques et ce malgré la baisse des taux et donc des marges sur intérêts. La solidité de leurs fondamentaux leur permet aujourd’hui de faire face aux nouvelles mutations qui toucheront le secteur: nouvelle loi bancaire, règle de Bâle II, nouvelles normes comptables internationales, etc.
Ciments & Matériaux de Construction
Considéré au cours de ces dernières années comme l’une des locomotives du marché, le secteur Ciments & Matériaux de construction a quelque peu déçu le marché en 2004 en réalisant globalement des résultats en dessous des attentes des financiers et des investisseurs. Certes, le chiffre d’affaires sectoriel a progressé de 7,1 % à 11,27 milliards de dirhams, pour une croissance du PIB national de l’ordre de 3,5 % en terme réel. Toutefois, cette hausse est à mettre uniquement sur le compte de la Sonasid (+21,3 %) et d’Aluminium du Maroc (+14,7 %), alors que le chiffre d’affaires consolidé des cimentiers ne progressait que de +0,16% à 6 840 MDH. Derrière cette quasi stagnation, les cimentiers avancent deux explications. D’une part, il y a l’effet de la taxe parafiscale sur le ciment en raison de 50 dirhams la tonne vendue à la charge des cimentiers qui a grevé leurs chiffres d’affaires respectifs. D’autre part, les cimentiers ont subi le coup du ralentissement des autorisations de construire livrées par l’Agence urbaine de Casablanca au profit des promoteurs immobiliers. L’application rigoureuse des textes et les lenteurs bureaucratiques se sont traduites par une baisse significative des autorisations de construire affectant par ricochet les ventes de ciments et matériaux de construction au niveau de la Région de Casablanca, la plus dynamique du Royaume, et donc les chiffres d’affaires des cimentiers.
En termes de bénéfice, le secteur a accusé un repli de
-0,73% à 2 217 MDH. Les sociétés du secteur ont subi globalement l’impact de la hausse des cours des matières premières (coke de pétrole, combustibles, billette, etc.) au niveau international et de l’envolée des tarifs du fret. La Sonasid et Lafarge se distinguent tout de même au niveau du secteur en affichant des résultats nets respectifs en progression de +7,8%, à 436,5 MDH, et 5,40%, à 826 MDH.
En dépit du léger recul des bénéfices sectoriels, les acteurs restent très confiants quant aux perspectives de croissance de leur secteur. Pour preuve, tous sont aujourd’hui lancés dans d’importants programmes d’investissements se traduisant par la mise en place de nouvelles unités (Lafarge Ciments, Holcim Maroc et Sonasid) ou l’extension des capacités existantes (Ciments du Maroc Aluminium du Maroc). En tout cas, ce ne sont pas les ressorts de croissance qui vont faire défaut au secteur dans le moyen terme. Outre la construction de logements sociaux, la mise en place des infrastructures de base (autoroutes, barrages, ponts, etc.) et le secteur touristique continueront à tirer la croissance du secteur dans les années à venir.
Energie & Mines
Le secteur Energie & Mines a affiché la meilleure progression du chiffre d’affaires au niveau du marché avec une appréciation de 26,2%, ou 4,2 milliards de dirhams supplémentaires, à 20,2 milliards de dirhams. Cette forte progression est à mettre essentiellement sur le compte de la Samir dont le chiffre d’affaires a bondi de 29,2% à 17,23 milliards de dirhams, contre 13,34 milliards en 2003. Cette croissance s’explique par le retour au niveau normal de l’activité du raffineur en 2004 suite aux incendies qui ont ravagé une partie des installations du site de Mohammedia et qui avaient ralenti l’activité en 2003. Ce retour à une situation normale s’est traduit par une progression de 13 % des ventes du raffineur à 6,3 millions de tonnes. Managem et Afriquia Gaz également ont vu leur chiffre d’affaires croître respectivement de 10%, à 1 862 MDH, et 15,3%, à 812 MDH. Managem a tiré profit de la hausse des cours du cobalt au niveau international et de la découverte de nouvelles ressources. Par contre, celui de la SMI a reculé de -14% sous l’effet combiné des surcouvertures, de la baisse des teneurs, etc.
Du côté des bénéfices, le secteur affiche un recul de -76,1% par rapport à celui réalisé en 2003. Les progressions des bénéfices respectifs de la Samir et d’Afriquia Gaz de +13,6 %, à 475 MDH, et +25 %, à 45,5 MDH, n’ont pu compenser les importantes pertes de Managem (-369 MDH) et de SMI (-22,2 MDH). Si la Samir a tiré profit d’une conjoncture favorable marquée par la hausse des cours de l’or noir, il n’en demeure pas moins qu’elle a été contrainte de consentir d’importants efforts pour faire face au poids des dépenses engagées durant l’exercice pour faire face aux travaux de réhabilitation des installations et de renforcement de la sécurité du site de Mohammédia. Ces dépenses ont affecté son résultat d’exploitation amoindrissant du coup ses bénéfices. Quant aux pertes dégagées par le secteur minier, elles sont le fait d’une kyrielle de facteurs: baisse des teneurs des mines et son corollaire de hausse des coûts opératoires, baisse du dollar par rapport au dirham (-6 %), baisse des volumes vendus, effets des provisions pour risques et charges de 155 MDH liés aux engagements de couverture nécessaires pour se conformer aux normes internationales, baisse des cours de l’argent, impacts négatif des surcouvertures sur certains métaux, etc. Ces différents facteurs ont fortement affecté les résultats des filiales minières du groupe ONA. Le management des deux filiales minières table tout de même sur des perspectives meilleures. Leurs espoirs reposent sur la découverte de nouvelles réserves aussi bien au Maroc qu’à l’international, la mise en valeur de Mana, l’amélioration des process d’exploitation, etc.
Les Holdings
Les Holdings ont vu leur chiffre d’affaires croître de 7% à 210,5 milliards de dirhams. Cette progression est imputable uniquement au groupe ONA dont le chiffre d’affaires consolidé comparable a progressé de 7,4 % à 22,72 milliards de dirhams, sous l’effet notamment de la poursuite de développement de la Grande Distribution, à la progression de l’activité commerciale de certaines filiales de l’Agro-alimentaire (Centrale Laitière et Lesieur Cristal) et à la hausse des ventes de Managem provenant de la montée en puissance de l’activité de Semafo et de la hausse des cours des principaux métaux, même si ces hausses ne profitent pas pleinement à Managem -à l’exception du cobalt- en raison des couvertures engagées. Pour la SNI, la progression du chiffre d’affaires a été de seulement 1,5% à 1 737 MDH qui résulte du bon comportement de Longométal dilué par le léger recul du chiffre d’affaires consolidé du groupe Lafarge Maroc du fait de la taxe sur le ciment.
Si le chiffre d’affaires sectoriel s’est apprécié de +7 %, le bénéfice des holdings a, par contre, chuté presque de moitié par rapport à son niveau de 2003 pour ressortir à 1 224 MDH. Cette baisse est le fait notamment de l’ONA et de la SNI dont les résultats nets consolidés se sont contractés respectivement de -55,3 %, à 431 MDH, et -67 %, à 467 MDH. La dégradation des résultats du groupe Managem, la baisse des bénéfices des groupes Sopriam et Optorg, la diminution des contributions des secteurs financiers…, ont impacté négativement les résultats du groupe ONA. Quant à la SNI, la forte contraction de ses bénéfices par rapport au précédent exercice s’explique, d’une part, par le fait que les réalisation de 2003 intégraient la plus-value réalisée pour la cession du groupe Brasseries du Maroc ainsi que les dividendes exceptionnels reçus des filiales non consolidées, et d’autre part, de la baisse de la contribution de Lafarge au résultat, en raison de l’impact des amortissements de la nouvelle unité de production de Tétouan II et de l’impact de la taxe spéciale sur le ciment sur ses résultats. Les pertes engrangées par les Holdings auraient été plus importantes sans la forte progression des bénéfices de Zellidja qui ont bondi de +1 800% à plus de 325 MDH. Cette forte progression des bénéfices de cette dernière résulte essentiellement des produits de cession d’immobilisation pour un montant de 464 MDH.
L’Agro-alimentaire
Le secteur Agro-alimentaire a réalisé un chiffre d’affaires de 12,63 milliards de dirhams, en hausse de 5,1 % par rapport à l’exercice précédent. Cette hausse est à mettre sur le compte de trois entreprises : Oulmès (+15 %), Centrale Laitière (+9 %) et Lesieur Cristal (+10,3 %). Les différents acteurs de ce secteur connaissent une intensification de la concurrence et font face à une hausse des cours des matières premières importées. Face à cette situation, et afin d’éviter autant que possible la baisse des marges, les entreprises mettent l’accent particulièrement sur l’innovation, la réduction des coûts, l’amélioration de la productivité, etc. Mieux, afin de ne pas céder aux concurrents des parts de marché, certaines entreprises ont évité de répercuter la hausse des cours des matières premières sur leurs prix de vente voire même de baisser les prix pour fidéliser davantage leur clientèle. Ces politiques n’ont pas été sans effets sur les résultats bénéficiaires de certaines sociétés du secteur qui ont réalisé globalement un bénéfice net en hausse de 12,12 % à 1 174 MDH, pour un volume d’affaires en progression de seulement 5,1 %. Toutes les entreprises n’ont pas contribué à cette croissance bénéficiaire. C’est le cas notamment de Centrale Laitière et de Lesieur Cristal dont les bénéfices 2004 ont reculé respectivement de -9,2 %, à 286 MDH, et -3,10 %, à 185 MDH sous l’effet notamment d’une intensification de la concurrence qui oblige les entreprises à investir davantage (innovation, marketing et communication, etc.) et à faire des sacrifices sur les prix laissant ainsi s’effriter leurs marges. On notera la forte baisse des bénéfices d’Oulmès de -92 % à 1,2 MDH et ce malgré une appréciation de son chiffre d’affaires de 15%. Ce repli se justifie en grande partie par les effets des amortissements induits par les importants investissements entrepris par la société avec la mise en place de nouvelles chaînes de production des boissons gazeuses et le lancement de nouveaux produits qui ont certes dopé le chiffre d’affaires (+15%) mais au détriment de la rentabilité opérationnelle qui a chuté de 31 % à 20 MDH. Cosumar, par contre, en dépit d’un léger repli de son volume d’affaires, a vu son résultat net croître de 6,1% à 248 MDH. Enfin, la Société des Brasseries du Maroc et Branoma ont tiré leurs épingles de la situation en réalisant des résultats en hausse respective de 7,2 %, à 44,8 MDH, et 63,2 %, à 409 MDH. Outre les politiques de maîtrise des coûts et d’amélioration de la productivité, la Société des Brasseries du Maroc poursuit sa politique de recentrage sur ses métiers de base.
Sociétés de financement
Les politiques d’assainissement et de restructuration entreprises par les entreprises du secteur commencent à porter leurs fruits comme en témoigne l’amélioration des indicateurs du secteur. Le produit net bancaire s’est amélioré de 8,21 %, à 940,5 MDH. A elle seule, Eqdom a réalisé 53,3 % de ce pnb à 501 MDH. On signalera également le bon comportement d’Acred dont le Pnb s’est amélioré de 5,6 % à 82MDH. Au niveau du leasing, c’est Maroc Leasing qui retrouve le chemin de la croissance après une traversée du désert consécutive aux difficultés que connaissait sa maison mère, BNDE. Elle a ainsi réalisé un produit net bancaire en hausse de 94,6 % à 84,6 MDH. Du côté des bénéfices, on note une nette amélioration. Après un déficit sectoriel de -5,6 MDH en 2003, les sociétés de financement cotées à la Bourse de Casablanca ont dégagé un bénéfice net de 217 MDH en 2004. Outre le bon comportement d’Eqdom dont les bénéfices nets se sont améliorés de 14 % à 141,2 MDH, on signalera le retour aux bénéfices d’Acred (21,6 MDH en 2004 contre -18,3 MDH en 2003), de Maroc Leasing (24 MDH en 2004 contre -59,2 MDH en 2003) et de Sofac Crédit (7MDH en 2004 contre -75,7 MDH en 2003). La marge opérationnelle des sociétés de financement cotées a tout de même légèrement baissé à 64% sous l’effet de l’augmentation des charges liées notamment à la mise en place de systèmes d’informations plus sophistiqués par les sociétés de la place, le recrutement de nouvelles compétences notamment au niveau des recouvrements, etc. Conséquence de l’amélioration des résultats, la marge nette du secteur a bondi de -0,7 % en 2003 à 23 % en 2004.
Les performances réalisées sont d’autant plus louables que les entreprises du secteur ont fourni d’importants efforts en matière de provisionnement pour se conformer aux exigences de Bank Al-Maghrib en matière de classification et de provisionnement des créances en souffrance suite à d’importantes dotations en provision. Reste que le secteur continue à faire face à un certain nombre de difficultés dont la baisse continue du taux effectif global auquel sont venus se greffer actuellement les effets que pourront générer les départs volontaires initiés par le Gouvernement. Sur ce dernier point, soulignons que les professionnels et les autorités de tutelle mettent les bouchées doubles pour résoudre les problèmes que pourront poser ces départs aux sociétés du secteur.
Les Assurances
Les compagnies d’assurances ont globalement été affectées par l’officialisation de la bancassurance et l’impact de la reprise de la gestion de la part salariale de la CIMR en 2004. Le chiffre d’affaires du secteur s’est apprécié de 4,07 %, contre une moyenne de plus de 11% pour le marché. Seule Wafa Assurance a su tirer son épingle de la situation en réalisant un chiffre d’affaires en hausse de 10,2 % à 2 348,5 MDH. Agma Lahlou-Tazi et la Marocaine vie ayant décroché respectivement de -17,6 %, à 467,4MDH, et -3 %, à 110,5 MDH. Si le chiffre d’affaires du secteur a peu évolué sous l’effet des facteurs cités, par contre le résultat net des compagnies d’assurances cotées est passé d’un déficit de -191,5 MDH en 2003 à un résultat bénéficiaire de 339 MDH. C’est Wafa Assurance, en dépit d’une baisse des primes émises de 10,8% à 1 544 MDH, du fait d’une plus grande sélectivité, qui réalise le meilleur résultat passant d’un déficit de -89 MDH en 2003 à un bénéfice net de 282MDH. La compagnie tire profit de son adossement au groupe Attijariwafa bank auprès duquel il a réalisé en 2004 près du tiers de son chiffre d’affaires. La Marocaine Vie également a réussi sa restructuration et à réalisé au titre de l’exercice 2004 un bénéfice net de 16,2MDH contre une perte de -151MDH en 2003.
Pour ce qui est du secteur du Transport, soulignons qu’il a réalisé l’une des meilleures performances du marché en alliant hausse du chiffre d’affaires et croissance du résultat net. Le volume d’affaires du secteur s’est amélioré de 16 % à 2 125 MDH. Avec des progressions respectives de 27 %, à 858,3 MDH, et 17,5 %, à 525 MDH et Auto Hall et Auto Nejma se distinguent à niveau du secteur. Idem au niveau des bénéfices. Auto Nejma a vu son résultat net croître de 77,6 % à 55,5 MDH, et Auto Hall a fait passer le sien de 99,8 MDH à 125,3 MDH, soit une appréciation de 25,6 %, compensant les reculs de bénéfices signés par Berliet du Maroc (-2,5 %, à 11,8 MDH) et la CTM (-41% à 21,1 MDH).
Enfin, signalons que Maroc Telecom, avec un chiffre d’affaires de 18,25 milliards de dirhams, en hausse de 11,4 %, a représenté à lui seul plus de 17,25 % du volume d’affaires du marché. Mieux, au niveau du résultat net, l’opérateur historique des télécommunications a engrangé 39,61 % des bénéfices du marché avec un gain de 5,22 milliards de dirhams en progression de 2,6%.
Moussa Diop