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Banques : Evolution positive des résultats du Crédit Agricole du Maroc

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L’exercice 2004 marquera un tournant dans l’histoire du Crédit Agricole du Maroc. Au-delà de l’évolution positive des principaux indicateurs d’activité et de rentabilité de la Banque Verte, il a été marqué par la mise en place d’un nouveau plan stratégique “Cap 2008”, la reprise du réseau BNDE par la BMAO et la mise en place d’un nouvel organigramme segmentant l’activité de la Banque en trois marchés: Agriculture, Agro-industrie et Particuliers & professionnels. Ces différents faits ont eu leur impact sur les réalisations de la Banque qui a vu ses dépôts croître de 24,3 % en 2004 pour ressortir à 18,08 milliards de dirhams, contre seulement 14,55 milliards en 2003. Rappelons que dans le cadre du plan “Cap 2008”, la banque s’est fixée un objectif de 30 milliards de dirhams de ressources collectées. Pour y arriver, elle compte collecter plus d’argent en urbain et périurbain pour le drainer vers le monde rural. Cette forte hausse des ressources a permis à la Banque Verte de diminuer son recours aux emprunts extérieurs. Les emprunts se sont ainsi établis à 2,51 milliards de dirhams, en baisse de 38,4 %. Cette situation s’est traduite par une baisse significative du coût de refinancement des ressources qui est passée de 3,63% à 3,35%. Parallèlement, les emplois de la Banque ont progressé de 4,4 % pour atteindre un encours de 22,83 milliards de dirhams. Cette progression moindre des crédits s’explique par la volonté du management. Lors de la convention des cadres organisée en décembre 2004, M. Tariq Sijelmassi, Directeur Général du Crédit Agricole du Maroc, avait donné le ton en annonçant que “le temps où les crédits étaient distribués sans se soucier des risques et où les ressources étaient drainées à n’importe quel coût est révolu”. La Banque est arrivée également à stabiliser ses créances en souffrance et à améliorer son portefeuille de créances saines de 7,0 % à 14,65 milliards de dirhams. Sur ce point également, le Directeur Général de la Banque Verte a été clair lors de cette même convention. “Plus d’abandon de créances au profit des agriculteurs en difficulté”, avait-il martelé. Ces abandons ont lourdement pesé sur les résultats de la Banque au cours de ces dernières années.

Bon résultat de la BMAO

Au niveau des résultats, on note la progression de produit net bancaire de 16,5 % à 919MDH. Le résultat brut d’exploitation s’est accru également de 27,9 % pour atteindre 316 MDH.
Les comptes de la BMAO également se sont améliorés de manière significative. Le pnb est en hausse de 31,6 % à 95MDH. Le résultat brut d’exploitation s’est établi à 23,7 MDH et le résultat est passé d’un déficit de -428,5 MDH en 2003 à un bénéfice net de 58,5 MDH à fin 2004. Ce retour aux bénéfices de la BMAO est le fruit de l’appréciation du résultat brut d’exploitation et de l’impact des assainissements du portefeuille de créances en souffrance entreprises par la Banque au cours de l’exercice 2003 et qui ont permis le retour aux bénéfices. Il est également le résultat des réductions d’effectifs de la banque et de l’élimination des dépôts rémunérés à des taux supérieurs à 5 %.
Fort de ces résultats, le Crédit Populaire du Maroc compte accentuer son développement qui passera par le mariage entre sa mission de Banque verte avec sa politique de banque universelle moderne offrant une gamme complète de produits et services à sa clientèle. Dans cette optique, la Banque projette l’ouverture annuelle de 50 nouvelles agences et la mise en place de 100 guichets automatiques bancaires en 2005. De même, les ressources humaines seront renforcées par des profils pointus et par l’encadrement. Par ailleurs, et afin de toucher davantage sa clientèle potentielle, le Crédit Agricole du Maroc compte apporter des solutions novatrices en matière de financement de l’agriculture. Cela passera entre autres, par la révision des crédits, la création de services en milieu rural, etc.

Partenariats

Pour aller plus rapidement, le Crédit Agricole du Maroc (CAM) n’a pas hésité à tisser des partenariats avec la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB) pour profiter des expertises de ces deux groupes dans certains domaines. Avec la CDG, les deux groupes ont signé au début de ce mois un protocole de partenariat durable dans divers domaines d’activités touchant les activités bancaires (sous-traitance de la chaîne de traitement des moyens de paiement des métiers Banque d’Investissement de la CDG auprès du CAM), activités de conservation d’actifs et de dépositaire, l’activité de gestion d’actifs (élargissement des offres OPCVM et dynamisation commerciale), activités de marché (développement des synergies et consolidation des activités d’intermédiation) et activité de leasing (mutualisation de l’expertise de la CDG et de la dynamique commerciale du CAM). Quant au partenariat signé avec la SGMB, il concerne essentiellement le volet gestion collective. Ainsi, la SGMB, à travers sa filiale Gestar, va créer et gérer des OPCVM pour le compte du CAM.

Moussa Diop



 

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