La Centrale Laitière a enregistré des résultats globalement positifs. Le chiffre d'affaires et le résultat net ont progressé respectivement de +6%, à 2 998 MDH, et 28 %, à 297 MDH, dans un contexte qui n'était pas totalement favorable.
Au terme de l'exercice 2002, Centrale Laitière a vu tous ses indicateurs évoluer positivement. Son chiffre d'affaires a progressé de 6 % à 2998 MDH lui permettant de consolider sa position de leader sur le marché des produits laitiers. Trois actions principales ont contribué à la réalisation de ce résultat. D'une part, il y a l'innovation constante qui s'est traduite, entre autres, par le lancement de nouveaux produits qui ont suscité une forte demande. C'est le cas de Danette et Assiri, lancés durant le deuxième semestre 2002 et qui ont multiplié les ventes respectives des segments desserts et boissons par 3 et 5. Ces deux nouveaux produits ont contribué à hauteur de 5 % au chiffre d'affaires total réalisé par l'entreprise en 2002. D'autre part, le développement de la chaîne de froid avec la mise à la disposition des épiciers installés dans certains points de vente à haut potentiel de 1 000 meubles de froid à contribué à la conservation et à l'amélioration des ventes de la société. Enfin, la politique commerciale et marketing ciblée aussi bien sur le plan produit que sur le plan régional a porté ses fruits.
Outre le chiffre d'affaires, le résultat d'exploitation s'est nettement amélioré sous l'effet combiné de la marge supplémentaire générée par les volumes additionnels vendus, la revalorisation des prix de vente, les économies réalisées au niveau des achats et la meilleure optimisation des coûts industriels. De même, l'amélioration de la trésorerie faisant suite notamment à l'augmentation du capital s'est traduite par une progression du résultat financier de 21 % à 62 MDH. Partant, le résultat net de Centrale Laitière a progressé de 28 % à 297 MDH, soit un bénéfice net par action de 315,3 dirhams. Ces résultats se sont traduits par une amélioration de la trésorerie de la société qui a atteint 1 366MDH, contre
1 229 MDH en 2001, soit une progression de +11,15%.
Contraintes
Si tous les indicateurs d'activité et de rentabilité de la société sont au vert, il n'en demeure pas moins que plusieurs contraintes ont été soulevées par M. Driss Traki, PDG de Centrale Laitière. La première est liée à la sécheresse. Ainsi, en dépit de l'amélioration des conditions de ramassage, la société n'a pu collecter que 338 millions de litres de lait en 2002, contre 375 millions en 2001, soit une baisse d'environ 10%. A travers cette collecte, "Centrale Laitière injecte annuellement plus de 1,2 milliard de dirhams sur le monde rural", a souligné M. Traki. La seconde contrainte à trait au maintien par le gouvernement de l'interdiction d'importation de génisses. "Cette mesure pèse lourd sur le secteur. En cas de maintien, les producteurs locaux seront obligés de recourir au marché international", fait remarquer M. Traki. La troisième contrainte est d'ordre fiscal. Elle tient à "la discrimination fiscale qui existe entre coopératives industrielles et les sociétés privées, en matière de TVA et qui menace de disparition des PME laitières privées". A ces trois contraintes principales s'ajoute bien évidemment la faiblesse du pouvoir d'achat.
Face à ces contraintes, Centrale Laitière a poursuivi sa politique d'investissement en 2002 avec la création d'une unité de UHT à El Jadida, la mise à niveau des outils de production et le lancement de nouveaux produits (Danette et Assiri).
Dividende de 160 dirhams
Pour 2003, une enveloppe de 150 MDH d'investissement est programmée, contre 134 MDH en 2002. Celle-ci permettra de couvrir plusieurs projets, dont la poursuite de la politique d'innovation, le lancement de nouveaux produits et l'amélioration de la logistique de collecte et de distribution. Ainsi, Centrale Laitière compte consolider sa position de leader sur un marché où il détient 60 % de part de marché du lait conditionné (300 000 tonnes/an) et 75 % sur les produits laitiers frais (100 000 tonnes/an).
Partant de l'évolution favorable des résultats 2002, de l'existence d'un matelas de trésorerie consistante et des bonnes perspectives de croissance bénéficiaire pour 2003, un dividende de 160 dirhams par action est proposé aux actionnaires, contre 140 dirhams en 2001, soit une progression de 14,28 %. Ce dividende correspond, au cours de l'action au 31 décembre, à un rendement de +6,5 %. Pour l'exercice 2001, Centrale Laitière avait procédé à une distribution de 440 dirhams par action, dont 300 à titre exceptionnel.
Les résultats de la société ne sont pas étrangers à l'évolution de l'action au niveau du marché boursier. En dépit de la morosité ambiante, le titre réalise une performance annuelle appréciable de +17,81% à 2 910 dirhams l'action.
MD