Dans un environnement bancaire marqué par l’intensification de la concurrence, la BMCI a su tirer son épingle du jeu en réalisant des résultats positifs comme en témoigne l’évolution de ses principaux indicateurs au terme de l’année 2004, comparativement à l’exercice précédent, présentée par M. Joël Sibrac, Président du Directoire de la BMCI. A commencer par les ressources dont l’encours s’est apprécié de 16,7 % pour ressortir à 25,9 milliards de dirhams permettant à la filiale de BNP Paribas de grignoter les parts de marché pour porter la sienne à 8,9 %. Au niveau des emplois, les crédits globaux à la clientèle ont progressé de 9,7 % pour ressortir à 27,4 milliards de dirhams à fin 2004. Le produit net bancaire (Pnb) a également progressé de 8,3 % pour s’établir à 1 520 MDH grâce à la forte progression de la marge d’intérêt (+8,2 %), des commissions (+7 %) et des activités de marchés (+8,4 %). L’élargissement du réseau avec l’ouverture de 18 nouveaux points de vente en 2004 pour le porter à 154 agences, le développement du parc de Guichets automatiques Bancaires (Gab) pour atteindre 174 GAB, la fidélisation de sa clientèle lui permettant de maintenir sa position de leader sur le marché des Grandes Entreprises et Institutionnels et la participation de la BMCI dans des financements structurés (Maroc Telecom, village du Club Med à Marrakech, financement d’infrastructures au profit de l’ONCF, etc.) ont contribué à l’évolution favorable de l’activité. Au niveau du marché des Particuliers et Professionnels, en plus de l’élargissement du réseau, la BMCI a enrichi sa gamme de produits. C’est dans cette optique que s’inscrit le partenariat signé avec Cetelem en 2004 permettant à la banque de s’appuyer sur le savoir-faire et l’expertise du spécialiste du crédit à la consommation qui a permis le lancement de la carte de crédit renouvelable Viva Aurora MasterCard. Pour rappel, cette carte met à la disposition du client une réserve d’argent utilisable en une ou plusieurs fois et remboursable par petites mensualités.
RoE de 15,6%
Parallèlement, BMCI a pu maîtriser ses charges générales d’exploitation qui n’ont progressé que de +2,7 % à 733 MDH sous l’effet particulièrement des charges de personnel (+2,6 %) et des dotations aux amortissements (+6,4 %). Cette maîtrise a permis au coefficient à l’exploitation de s’améliorer de 2,6 points pour descendre à 48,2 %, soit l’un des meilleurs de la place. La hausse du Pnb combinée à l’optimisation des charges a permis au résultat brut d’exploitation de progresser de 14,1 % à 800 MDH. Suite à une dotation nette de provisions pour engagements douteux de 193 MDH, portant le taux de couverture des créances douteuses et contentieuses à 73 %, le résultat net de la BMCI s’est apprécié de 15 % pour ressortir à 377 MDH, contre 327,5 MDH en 2003. Du coup, le RoE (Return on Equity) de la BMCI s’apprécie de +1,4 point à 15,6 %.
Partant de l’évolution positive de tous les indicateurs de la banque, de l’importance des fonds propres et de la solidité de l’ensemble des fondamentaux, le Conseil de Surveillance a proposé à l’Assemblée Générale Ordinaire la distribution d’un dividende de 40 dirhams par action, en progression de 33,3 % par rapport à celui du précédent exercice, correspondant à un taux de distribution d’environ 88 %. Au cours de 696 dirhams l’action (séance du 15 mars), ce dividende génère un taux de rendement brut appréciable de 5,75 %.
Pour 2005, la BMCI compte poursuivre son développement avec une progression soutenue de la rentabilité de l’ensemble de ses métiers et ce afin d’atteindre l’ensemble des objectifs fixés dans le cadre du plan stratégique Cap 2005. Dans ce cadre, “le second semestre 2005 va se traduire par la mise en place du plan de développement stratégique “Cap 2009 ” qui sera la continuité de celui du Cap 2005”, a laissé entendre le Président du Directoire.
Par ailleurs, et concernant l’impact des nouvelles normes comptables IFRS, appliquées actuellement par les grandes banques européennes, M. Sibrac a souligné que leur impact est faible sur la BMCI au niveau de la partie risque pur. Quant aux préparatifs pour se conformer aux exigences de Bâle II, il a souligné que “l’adaptation se fait progressivement en relation avec Bank Al-Maghrib”. Toutefois, étant adossée à BNP Paribas, groupe ayant participé à l’élaboration des nouvelles règles de Bâle II, la BMCI a pu bénéficier du soutien de sa maison mère et a mis en place un certain nombre de processus qui font qu’elle figure aujourd’hui parmi les banques les plus en avance en termes de conformité avec les exigences de Bâle II.
Enfin, et à l’image de la banque, les différentes filiales se sont bien comportées au titre de l’exercice 2004. A titre d’exemple, BMCI Gestion a vu ses actifs nets gérés croître de 24% pour s’établir à 7,3 milliards de dirhams lui procurant une part de marché de 9 %. Quant à BMCI Bourse, portée par l’opération d’introduction de Maroc Telecom, elle s’est hissée à la 2 ème position du marché avec un volume de transactions de 7,4 milliards de dirhams, en progression de 32 %, et une part de marché de 10,3 %. BMCI OffShore a réalisé un Pnb de 3 millions de dollars, en hausse de 35 %, et un résultat net de 2,5 millions de dollars en progression de 38 %. BMCI Salaf a vu également sa production croître de 16,7 % et son encours croître de 20%.
Moussa Diop